Odin, maître de la sagesse |
Odin, maître de la sagesse
Trois femmes lui sont attribuées : Jord, la Terre des origines, Friggl, la Terre habitée, Rind, la terre devenue inculte. Friggl est la préférée, elle s'asseoit avec Odin sur le haut siège, Hlidkjalf, d'où elle peut contempler l'univers entier.
Odin est Rafnagud, "le dieu aux corbeaux". Deux corbeaux sur ses épaules ; ce sont Hinginn et Muninn, qui s'envolent à travers le monde pour voir et écouter ce qui se passe. Ils reviennent ensuite dire dans le creux de l'oreille ce qu ils savent. Odin est ainsi détenteur de tout savoir. Fougueux, il ne se nourrit que de vin et représente les forces incontrôlables et frénétiques qui s'emparent du poète en pleine improvisation, du prêtre dans ses transes et du guerrier sauvage au plus fort du combat. Il est la puissance de l'instinct, l'excès de la rage qui donne des forces surhumaines mais aussi il est l'inventeur des runes, écriture sacrée qui permet de fixer la pensée et de la transmettre.
Retors et cynique, il inspire la fourberie qui trompe l'ennemi et donne la victoire. Il sait rendre l'adversaire aveugle et le paralyser de frayeur. Il aime les intrépides et les choisit sur le champ de bataille pour une mort glorieuse et les emmène dans son Walhalla, ou Valhöll, où ils vivent joyeux, à festoyer et à se battre sans dommage. Il est le "Valfadir", le "dieu des tués".
Faisant fi de la souffrance, il l'accepte pour lui même et la provoque à autrui sans l'ombre d'une émotion. Il est cruel et friand de sacrifices humains, particulièrement de sacrifices de rois .
Odin est souverain, il est le premier et le plus vieux des Ases, il régne sur toutes les choses et, bien que les autres dieux soient puissants, ils le servent tous comme des enfants servent leur père (gylfaginning). Odin veut tout connaître, tout savoir. Il s'arrête auprès de la fontaine de Mimir. On dit que cette source donne la sagesse absolue, aussi demande-t-il à la gardienne de lui donner une gorgée de cette eau. "Que me donneras-tu en échange ? " lui dit la femme. Odin est prêt à tout pour atteindre son but, il lui donne un oeil. Ainsi Odin restera borgne. Lors d'un banquet concluant la guerre entre les Ases et les Vanes, les dieux crachent chacun à son tour dans un récipient. De ce crachat rituel sort un être d'une sagesse étonnante nommé Kvasir. Celui-ci va enseigner la sagesse aux hommes.
Quand il arrive chez deux nains, Fjalar et Galar, ceux ci le tuent et font couler son sang ; de celui ci additionné au miel, ils font l'hydromel, boisson magique qui donne à celui qui la boit le talent de poète et de savant. Après bien des péripéties, l'hydromel se retrouve entre les mains du géant Suttung qui en confie la garde à sa fille Gunnlöd. Odin arrive au lieu où neuf esclaves de Suttung fauchent le foin. Il leur propose d'aller affûter leurs faux. Etonnés du résultat, les esclaves veulent s'emparer de la pierre à affûter. Odin la jette en l'air et ils s'y prennent de telle sorte qu ils se décapitent mutuellement avec leurs faux. Odin alors s'offre à exécuter le travail des neuf hommes et demande pour paiement une lampée d'hydromel... Suttung refuse, aussitôt Odin perce la montagne, se tranforme en serpent pour s'insinuer dans le trou et arrive près de Gunnlöd, il couche trois nuits avec elle et elle lui promet trois lampées d 'hydromel ! En trois lampées, il vide les trois flacons puis se transforme en aigle et s'envole le plus vite qu'il peut. Quand les Ases voient l'aigle arriver ils avancent des cuves et Odin y recrache l'hydromel. Une partie lui échappe par derrière, il n'en est pas fait grand cas : c'est le lot des poètes de pacotilles (skaldskaparmal)...
Bastien Links 5°b, Julien Lachmann 5°a, Maxime Cadenac 5°a, Jean-luc Dreyfus 5°a, Lionel Unterberger 5°a
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