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30 janvier 2006


Le dernier album de Death Cab For Cutie n'est pas (encore ?) distribué en France, mais c'est un disque à ne surtout pas rater. Quand aux Arctic Monkeys, à moins de couper tout contact avec l'extérieur, vous en entendrez forcément parler.




Death Cab For Cutie : Plans


Titres

Marching Bands of Manhattan
Soul Meets Body
Summer Skin
Different Names for the Same Thing
I Will Follow You into the Dark
Your Heart Is an Empty Room
Someday You Will Be Loved
Crooked Teeth
What Sarah Said
Brothers on a Hotel Bed
Stable Song


Encore aujourd’hui c’est un pur bonheur de réécouter le Transatlanticism des Death Cab For Cutie. Ce disque là avait illuminé la fin de l’année 2003 par sa Pop lucide et troublante. Une musique qui vous touchait le cœur en même temps qu’elle le réchauffait. Et ce disque là garde encore le même pouvoir de séduction aujourd’hui. D’abord parce qu’il est totalement en dehors des modes et des courants musicaux actuels, mais surtout parce qu’il contient des chansons d’une rare beauté, au charme sans age. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir succombé aux charmes de leur musique puisque la chanson Transatlanticism a été choisie pour faire partie de la bande son de la dernière saison de la série Six Feet Under. Vous avez donc peut être déjà entendu Death Cab For Cutie sans le savoir.

Et puis voilà qu’arrive une suite. Une suite sortie aux USA à la mi 2005, mais pas encore distribuée en France pour le moment, il faudra donc passer par les imports où être très patient. Et comme à chaque fois qu’on s’apprête à écouter ce qui sera la suite d’un album adoré, on a des doutes. Retrouvera-t-on ici ce qu’on a tellement aimé ? Ce groupe là est il capable de sortir un autre album de ce niveau là ? Bref, on a souvent la sensation qu’on va être déçus, parce que les grands albums sont rares et que deux de suite c’est encore plus rare. Bref, avant d’écouter les premières notes de Plans, j’avais un peu tout ça en tête. Et les premières notes de Marching Bands of Manhattan sont arrivées. D’accord, ça sonne différemment de Transatlanticism, la chanson semble un peu plus facile que par le passé, mais pourtant tous les doutes que j’avais pu avoir sont tombés en poussière. Parce que le groupe n’a pas réellement changé de style, que sa musique est toujours aussi personnelle et que dès les premiers accords, on a l’impression de retrouver un ami qu’on aurait pas revu depuis longtemps. Et je dirais presque que le plus important n’est pas la qualité des chansons mais le plaisir brut de les retrouver. En tout cas, avec les Death Cab For Cutie, c’est ma première impression. Mais si les chansons n’étaient pas bonnes, le plaisir des retrouvailles ne tiendrait pas sur la durée d’un album. Et le petit miracle est là : Plans est un excellent album. Peut être pas aussi magique que l’était Transatlanticism (peut être simplement parce qu’il n’y a plus le plaisir de la découverte), mais il est encore une fois d’une beauté et d’une facilité confondante. Les chansons se succèdent sans heurt avec toujours ce petit plus mélodique qui rend les choses plus belles. Death Cab For Cutie fait partie de ces groupes qui en quelques accords arrivent à donner une couleur plus belle aux choses et au final à vous (re)donner le sourire.

Plans contient les mêmes ingrédients que l’album qui l’a précédé, mais dans une version juste un peu moins nostalgique, avec juste quelques pincées de sourires en plus. Et j’ai l’impression que je les aime au moins autant comme ça. Je trouve leurs chansons encore plus touchantes, comme par exemple la ballade I Will Follow You into the Dark, ultra dépouillée et pourtant tellement expressive. Mais le domaine dans lequel ils excellent toujours autant, c’est celui des Popsongs au ralenti comme Marching Bands of Manhattan, Soul Meets Body ou Someday You Will Be Loved, là où la mélodie crève l’écran pour vous toucher le cœur. Et puis il y a cette voix toujours aussi belle qui me fait penser à un Lennon rêveur. Dans Brothers on a Hotel Bed, il suffit de quelques notes d’un piano délicat pour que la mélodie vous prenne par la main. Je connais peu de groupes qui arrivent à me toucher comme ça, avec cette simplicité là.

Je n’ai déjà plus de doutes, Plans est un disque magnifique qui fera partie de mes albums de chevet pour cette année 2006. Vous aussi, vous connaissez sûrement des artistes qui vous réchauffent en toutes circonstances, que vous écoutez quand le moral est moyen. Moi, c’est Death Cab For Cutie. Et pour longtemps.



Pour plus d'nformations, le site officiel : www.deathcabforcutie.com




Arctic Monkeys : Whatever People Say I Am, That's What I'm Not

Titres

The View From The Afternoon
Fake Tales Of San Francisco
Dancing Shoes
You Probably Couldn'T See For The Lights But You Were Staring Straigh At Me
Still Take You Home
Riot Van
Red Light Indicates Doors Are Secured
Mardy Bum
Perhaps Vampires Is A Bit Strong But ...
When The Sun Goes Down
From The Ritz To The Rubble
A Certain Romance


S’il y a un pur produit tout droit issu du blog et du téléchargement, c’est bien celui là. Je parle volontairement de produit, parce que j’ai bien peur que les pauvres garçons d’Arctic Monkeys aient été trop largement et trop vide dépassés par la vitesse des évènements. Ce groupe là avait à peine sorti une demo au son pourri que sur le net la rumeur enflait déjà. Les sauveurs du Rock british avaient un nom : Arctic Monkeys. Depuis 6 mois, la rumeur enfle et les quelques singles sortis, plutôt accrocheurs et réussis, n’ont fait que donner du grain à moudre à tout le monde. A tel point que le tout premier single du groupe a atteint directement le top des ventes en Angleterre. Ce qui n’était encore jamais arrivé à personne. Même pas aux Beatles. Un grand merci au web sans qui tout ça n’aurait jamais été possible.

Si on parlait un peu de musique maintenant. Ce groupe là fait du Rock à l’esprit Punk, à la manière des Libertines il y a quelques années. Quand on sait le douloureux parcourt du groupe de Pete Doherty, on ne peut que souhaiter aux singes arctiques de ne pas suivre le même chemin. Mais ça a démarré tellement vite pour eux aussi qu’on peut déjà craindre le pire et qu’ils ne soient déjà grillés. OK, les chansons des Arctic Monkeys sont bourrées à raz bord d’une énergie que seuls des gamins comme eux peuvent avoir. D’accord, ça a un petit côté sympa et plutôt revitalisant. On trouve quelques bonnes petites bombes sur ce disque, mais voilà, c’est tout. Et ce serait déjà largement suffisant pour la plupart des groupes débutants, mais eux on nous les vend comme les sauveurs du Rock. Alors forcément, il y a comme un décalage entre ce qu’on attend et ce qu’on entend. Qui, je le répète est assez réussi, mais jamais révolutionnaire ou inoubliable. D’ailleurs le (mauvais) titre de leur album semble prendre les devants sur tout ce qui pourrait dit ou écrit sur eux (Whatever People Say I Am, That's What I'm Not : Tout ce qui pourra être dit sur moi, c’est ce que je ne suis pas). Une sorte de principe de précaution, un peu comme s’ils s’attendaient déjà à un retour de bâton.

Il faut quand même reconnaître une qualité aux Arctic Monkeys, c’est une énergie débordante et une faculté à écrire des petites chansons qui remuent autant nos souvenirs que nos jambes ankylosées. Ca pétarade bien, c’est un peu chaotique et ça se disperse par moment, mais l’ensemble est plutôt convaincant. Le trio d’attaque de ce disque a de quoi convaincre les réticents, quoi qu’on en dise, ce groupe là dégage une énergie peu commune. I Bet You Look Good On The Dancefloor est de ces hymnes au parfum Punk originel, pile comme on les aime. Comme Fake Tales Of San Francisco qui n’en finit plus d’accélérer. Mais heureusement, le groupe sait aussi calmer le jeu. Et c’est peut être là qu’il est le meilleur, même si ça pourrait presque passer inaperçu au milieu de la Power Pop débraillée qui prend la plus grande place sur ce disque. Dans ce genre plus calme, Mardy Bum me parait être un des meilleurs morceaux de l’album, flirtant entre Libertines et Smiths. Dans ce genre là, le désabusé Riot Van sonne aussi très bien, comme la fin d’une nuit trop longue et trop agitée. Le nouveau single  When The Sun Goes Down est aussi du même tonneau, mêlant habilement Pop et ballade grise.

Au final, ce premier album des Arctic Monkeys dégage assez de personnalité pour qu’on s’y attarde et qu’on se prenne même à l’aimer. En fait, la seule chose vraiment sûre concernant les Arctic Monkeys, c’est qu’ils ne sont ni le meilleur groupe du monde, encore moins les sauveurs attendus. Juste un bon groupe de Rock débordant d’énergie qui va donner envie à des tas d’autres gamins dans leur genre de monter leur propre groupe. C’est sûrement ça la meilleure nouvelle.



Pour plus d'nformations, le site officiel : www.arcticmonkeys.com


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