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28 mai 2007



The Sunday Drivers : Tiny Telephone


Titres

Rainbows Of Colours
She
Do It
Paranoid
Life Is
Little Chat
Sing When You Re Happy
Day In Day Out
Better If I
Goodbye


La belle surprise Pop de 2005 nous revient pile deux ans après le délicieux Little Heart Attacks. Cette sortie au printemps n’est sûrement pas le fruit du hasard, comme si leur musique devait forcément fleurir à cette saison là, dès que les premiers rayons du soleil commence à nous réchauffer. Il faut bien dire que rarement un groupe aura porté un nom qui lui correspond aussi bien. Et ce Tiny Telephone ne changera les bonnes habitudes. On retrouve sur ce nouvel opus la même Pop décontractée et ensoleillée, genre doigts de pieds en éventail et cheveux au vent.

Et à l’écoute de la musique de ce groupe qui sonne toujours aussi peu ibérique, ont se dit toujours la même chose, que c’est quand même pas mal de passer un moment sans se prendre la tête, sans se demander si c’est du lard ou du cochon, de la Pop ou du Rock, si le chanteur à la bonne coupe de cheveu ou la paire de pompes qui va bien. Avec les Sunday Drivers, toutes ces questions primordiales dans la vraie vie deviennent complètement accessoires. Leur musique a sur moi un pouvoir assez intéressant, celui de me vider la tête et me donner le sourire. Et une grosse envie de prendre des vacances, aussi. Le retour sur terre est forcément moins sympa, mais il reste toujours la possibilité de se repasser l’album.

Pour en revenir à ce nouvel album justement, on retrouve donc tout ce qui faisait le charme du groupe sur Little Heart Attacks, la bonne surprise en moins. Je n’ai pas eu le temps de réécouter leur précédent album avant d’écrire ces lignes, mais la première impression est que ce Tiny Telephone est moins accrocheur. Il démarre pourtant idéalement avec une première moitié qui voit défiler ces popsongs sans prétention et pleine d’optimisme qu’on aime tant. Rainbows Of Colours démarre parfaitement l’album exactement là où Little Heart Attacks  nous avait laissé il y a deux ans. Cette petite ballade entre guitares et cordes est un délice. Tout comme She ou plus encore Do it, le titre choisi comme single. Difficile d’y résister. Et finalement, pour quelle raison bizarre je voudrais y résister d’abord ? Et puis en cadeau bonus, il y a toujours la voix de Jero Romero, toujours aussi agréable avec ce voile éraillé qui la rend si attachante.

La deuxième partie du disque est par contre plus passe partout. Pas désagréable, mais sans grand relief. Sing When You’re Happy ressemblerait presque à une ballade d’Oasis, c’est dire… Par contre, le groupe s’autorise plus de digressions 70’s que par le passé avec un orgue joueur ou même un Life Is aux fortes effluves de Sergent Pepper. Tout ça leur va plutôt bien et accentue peut être encore plus leur côté « touristes ». Ce Tiny Telephone est l’album parfait pour les jours de premières grosses chaleurs. Pas de quoi changer le monde, mais largement de quoi se rafraîchir les tympans et profiter tranquillement du temps qui passe.


Pour plus d'nformations, le site officiel : thesundaydrivers.com

Et la vidéo de On Call : ICI


Arctic Monkeys : Favourite Worst Nightmare

Titres

Brianstorm
Teddy Picker
D Is For Dangerous
Balaclava
Fluorescent Adolescent
Only Ones Who Know
Do Me A Favour
This House Is A Circus
If You Were There, Beware
The Bad Thing
Old Yellow Bricks
505


Quoi ? Déjà ! Pas possible, ils ne nous foutront donc jamais la paix. A peine les dernières notes de leur précédent album éteintes, revoilà déjà les Arctic Monkeys. Moi qui pensais être tranquille un moment, voilà qu’en plus ces gamins sont prolifiques. A croire que ça bouillonne en permanence sous leurs crânes pleins de cheveux. Et pourquoi pas un album tous les 6 mois pendant qu’on y est.

Alors là, évidemment, vicieux comme je suis, je me dis qu’en si peu de temps, ce groupe là n’a même pas su prendre le temps de se pencher sur son propre avenir et d’écrire de vraies chansons. Je m’en réjouis d’avance. Mais voilà, les singes arctiques ne savent apparemment fonctionner qu’en surrégime, à fond tout le temps. Comme un certain Nicolas qui doit sûrement les écouter quand il fait son jogging. Combien de temps cette course contre la montre va-t-elle durer ? Impossible à dire, mais à ce rythme ils risquent de nous user avant de se fatiguer.

Quand à ce « pire cauchemar préféré » (encore un titre qui annonce bien la couleur et qui incite au sarcasme), contre toute attente ou plus exactement contrairement à ce que j’imaginais, Favorite Worst Nightmare n’est pas la catastrophe pressentie. Je ne sais pas comment ils ont fait, mais ils ont réussi en si peu de temps à pondre un album cohérent et en net progrès par rapport au précédent. Pas plus révolutionnaire que ça, mais plutôt réussi dans l’ensemble. Sur ce nouvel opus, on trouve enfin des morceaux qui ressemblent à des chansons. Je veux dire par là qu’on arrive à retenir une mélodie et à la chanter. Vous avez essayé de faire ça avec le premier album ? Pas gagné hein ? Cette fois ci, ils ont mis un peu d’eau dans leur kérosène et ont un peu ralenti le rythme. L’agitation frénétique n’est jamais bien loin mais la différence est quand même assez nette. Encore quelques albums et ils réussiront à écrire une vraie grande chanson qui mettra tout le monde d’accord, moi le premier. Cette fois ci on n’en est pas encore là, mais il y a quand même de belles choses à se mettre sous la dent. Pour ça, il faut commencer par faire abstraction du single Brianstorm, inutilement brouillon et bruyant. Une sorte de condensé de tout ce que je n’aime pas chez les Arctic Monkeys. Ensuite, on trouve des morceaux plutôt bons. A titre d’exemple, The Bad Thing pourrait presque être une chanson des Franz Ferdinand, c’est dire si la musique des Arctic Monkeys et le chant d’Alex Tuner commencent doucement à prendre forme humaine. Une chanson comme Teddy Picker marque un net progrès par rapport au premier album. Ca reste dans le même esprit « jeune et énervé », mais cette fois ci, la chanson a une colonne vertébrale qui lui permet de tenir debout. On trouve d’autres belles torches qui savent allumer un feu qui n’a plus rien d’un feu de paille, comme D Is For Dangerous ou surtout Fluorescent Adolescent et Do Me A Favour qui préfigurent sûrement les Arctic Monkeys de demain, ceux qui sauraient enfin associer mélodie et urgence. Deux titres franchement réussis. Dans ce cas là, je suis prêt à suivre tout ça avec attention.

En résumé, toujours pas fan, mais quand même très curieux d’entendre la suite. Dans six mois ?


Pour plus d'nformations, le site officiel :
www.arcticmonkeys.com

Et la vidéo de Brianstorm : ICI



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