Archives - Artistes - Accueil - Liens


9 avril 2007



Idlewild : Make Another World


Titres

In Competition For The Worst Time
Everything (As It Moves)
No Emotion
Make Another World
If It Takes You Home
Future Works
You And I Are Both Away
Ghost In The Arcade
Once In Your Life
Finished It Remains


Tout ça donne vraiment l’impression qu’il n’y a vraiment rien à faire. Que la notoriété d’Idlewild chez nous ne dépassera jamais le cercle des amoureux de Pop à l’anglaise. Et pourtant, ils ont à mon avis beaucoup plus de qualités que les Killers, Starsailor, Placebo ou autres Kaiser Chiefs, qui eux cartonnent plutôt bien par ici. Il y a des choses qui ne s’expliqueront jamais vraiment. Je n’arriverais sûrement jamais à expliquer pourquoi la France les boude, mais je peux essayer de vous expliquer pourquoi je ne les boude pas.

Pour moi, ça remonte au décapant 100 Broken Windows, tout juste suivi par un The Remote Part qui a fait partie de mes albums préférés de 2002. J’avais nettement moins aimé Warning/Promises qui voyait le groupe perdre à la fois son imagination et son identité. Je n’avais pas été le seul, d’ailleurs. Peut être est ce dû à cet échec commercial, mais Idlewild semble vouloir faire table rase du passé pour repartir de plus belle. En commençant par changer de crèmerie, en passant d’une major à un petit label, comme pour avoir les mains plus libres. Et si on en juge par le son du nouveau Make Another World,  il faut croire que le relâchement entrevu sur Warning/Promises restera sans suite. Parce qu’il faut savoir que Make Another World renoue avec le Idlewild d’antan, celui du Rock dru aux mélodies acides. A l’écoute de ce nouvel album, on retrouve cette sensation unique de se balader sur la lande écossaise balayée par des vents forts et capricieux. Et c’est pile à ce moment là qu’on se rend compte qu’ils nous avaient manqué. Parce que quand Idlewild retrouve sa musique, on s’aperçoit que dans son genre il n’a pas beaucoup d’équivalent.

L’écoute de In Competition for the Worst Time toutes voiles dehors, est déjà un vrai bonheur, comme un condensé de tout ce que j’aime chez ces écossais là. La joie surtout de retrouver un groupe que je considérais déjà comme perdu corps et biens. Make Another World ressemble en fait à une véritable renaissance. Comme si la bande à Roddy Woomble avait décidé de faire le tri de tout ce qui compose Idlewild pour finir par ne garder que le tout meilleur. Rien que la crème de la crème. C’est peut être bien ça qu’on appelle la maturité. En tous cas, le résultat est carrément flamboyant. Des décapants Everything (As It Moves) et If It Takes You Home qui rappelle l’époque l’énergie Punk des débuts, en passant par les plus Pop et tubesques No Emotion et Ghost in the Arcade ou encore quelques ballades subtiles mais jamais mièvres, tout ici sent à nouveau le talent et l’enthousiasme. Et j’ajouterai encore une mention spéciale à Once in Your Life, qui vous enveloppe sous un voile triste juste avant de vous éblouir par un de ces refrains inoubliables et de finir dans une apothéose de guitares. Un des tous meilleurs morceaux du groupe et donc forcément du grand art.

Vous pouvez annoncer la bonne nouvelle autour de vous : Idlewild est de retour. Et Make Another World va enfin mettre tout le monde d’accord. Voilà un des grands albums de l’année.


Pour plus d'nformations, le site officiel : www.idlewild.co.uk


Mick Est Tout Seul : Les Chansons Perdues

Titres

Modi
La Clé Des Chants
J'Te Jure
Les Hommes Se Cachent Pour Pleurer
Encore
Si Tu Tombes
L'Invitation Au Mal
Où Sont Passés Les Rêves ?
Des Filles Et Puis Des Mecs
Allez !
Des Oiseaux Dans Mon Ventre
Au Bois D'Aline
Pianotom 97
L'océan


Quand on écoute Les Chansons Perdues, on se dit qu’il n’y a pas de doute possible : Michaël Furnon est bien celui qui écrit les chansons de Mickey 3D. D’ailleurs, plus j’écoute les chansons de ce groupe là, plus je me dis que sous ses airs de ne pas y toucher, il nous a offert des albums vraiment excellents qu’on écoutera encore pendant des années (réécoutez Matador pour voir). Alors quand Michaël Furnon décide de se la jouer solo, on le suit forcément, juste histoire de voir si des fois, tout seul on adorerait pas autant qu’en 3D.

Déjà il y a ce nom… Je ne sais pas combien de temps il a cogité pour trouver ça, mais je trouve ce nom là pile dans l’esprit pince sans rire du monsieur. Et puis, cet album solo est finalement d’une sorte assez rare : il a été fait tout seul. Souvent, un album solo n’en a que le nom et est surtout l’occasion de sortir du carcan du groupe pour s’acoquiner avec d’autres musiciens et tenter de nouvelles expériences. Michaël Furnon lui, a choisi de nous offrir des chansons 100% personnelles, enregistrées entre sa chambre, son salon et sa cuisine, où il fait tout de A à Z ou presque. Ca sonne donc un peu comme des maquettes de chansons de Mickey 3D, des chansons d’artisan à l’instrumentation simple (parfois même simpliste). Ce disque est construit à base de chansons que leur auteur ne voyait pas trop figurer sur un album du groupe, soit parce qu’elle n’étaient pas dans l’esprit du moment ou traitant de sujets trop personnels.

Cette collection de chansons nous rapproche donc du vrai Mickaël Furnon, celui qui se cache un peu derrière le chanteur d’un groupe. Et ça nous permet de découvrir J'Te Jure, chanson qui nous parle de la douleur sans nom d‘un fils qui voir partir son père bien trop tôt. Une chanson qui vous chamboule les sentiments. Le début de l’album est d’ailleurs très réussi, avec 4 excellentes chansons dont les 3 premières qui ressemblent de vrais tubes Pop. Ensuite, la simplicité de l’orchestration ajoutée au chant monocorde a tendance à devenir un peu monotone à la longue. L’ennui guette. Et il faut faire un petit effort d’attention pour apprécier ce disque jusqu’au bout et ne pas passer à côté des perles éparpillées, en écoutant les mots plus que les musiques. Et c’est au niveau des textes que Michaël Furnon nous plait vraiment. Là, on retrouve avec un plaisir un peu pervers ces mots qui nous en mettent plein la tête, qui nous mettent en face de nos propres lâchetés et de nos travers (Encore, La Clé Des Chants, Où Sont Passés Les Rêves). On découvre un peu de son intimité à travers ses souvenirs d’enfance qui semblent nous parler d’un paradis perdu (touchant Au Bois d’Aline). Les photos du livrets viennent d’ailleurs tout droit de son album de famille, ce qui accentue encore l’impression de proximité. Toujours pas plus joyeux en solo, Michaël Furnon reste pourtant toujours aussi lucide et un brin sentimental. Les Chansons Perdues en devient un album attachant. Parce que ce disque ressemble à Mickaël Furnon, qu’il est simple et proche. Parce qu’il ne nous prend pas de haut, parce que finalement il nous ressemble.


Pour plus d'nformations, le site officiel :
mickesttoutseul.free.fr


© Copyright 2007 Why Not ?