Face aux Vic’ Falls

Ce matin, le petit déjeuner est plutôt agité. Un groupe de babouins sortis de nulle part vient dévaliser l’une des tables : petits pains, tartines … tout y passe ! Décidément, notre hôtel est le paradis des animaux … Par contre, les personnes "agressées" restent sous le choc un moment …

Nous repartons en direction des Chutes Victoria, mais cette fois, pour les arpenter d’en bas, du côté zimbabwéen. Nous nous attendons encore à de fortes émotions, face à ces chutes impressionnantes et leur grondement sourd. Sur le chemin, nous passons devant le Big Baobab des compagnons de l’explorateur David Livingstone, sur lequel ont été gravés divers noms et dates.

Sur le parking du site des Chutes Victoria, nous sommes déjà attendus par les vendeurs d’une ribambelle de petites boutiques, avec leurs innombrables cartes postales et autres babioles, ainsi que l’élément indispensable pour s’approcher des chutes : une cape imperméable ! Ils nous appellent inlassablement, mais nous sommes déjà équipés … nous verrons éventuellement leurs cartes postales plus tard.

A l’entrée du site, nous pénétrons dans une maisonnette au toit de chaume, où est exposée une grande carte des Chutes Victoria, sur laquelle nous pouvons nous repérer et avoir un aperçu de la promenade que nous allons effectuer.

Après quelques pas au milieu d’une végétation luxuriante, nous nous retrouvons nez à nez avec Livingstone … ou plutôt sa statue, érigée en 1955, à l’occasion du centenaire de sa découverte.
David Livingstone, explorateur écossais, fut le premier européen à découvrir ces chutes monumentales. Il les nomma en l’honneur de la reine Victoria, bien qu’elles étaient connues des populations locales sous le nom de Mosi-oa-Tunya, la "fumée qui gronde".

Nous pouvons enfin admirer les fameuses Chutes Victoria de tout près, ces gigantesques et impressionnantes chutes d’eau, habillées d’arcs-en-ciel et de végétation tropicale. C’est vraiment splendide.
Nous débutons tout d’abord par la Devil’s Cataract, petite mais au débit déjà spectaculaire. Nous nous faisons aussi arroser devant les Main Falls et Livingstone Island, disparaissant par intermittence derrière l’épaisse brume produite par les chutes.
Face à ce spectacle incomparable, nous pensons à nos proches en regrettant qu’ils ne soient pas à nos côtés pour en jouir eux aussi.
Les alentours des chutes, bénéficiant d’une forte humidité, sont propices au développement d’une végétation tropicale abondante. Des tas de lianes et fougères bordent le chemin longeant les chutes.
Les Horseshoe et Rainbow Falls sont tout autant impressionnantes, et nous mènent vers Danger Point, point de vue des chutes non protégé, et réellement dangereux en raison de la brume et du vent. Mais d’ici, nous pouvons observer les bungee jumpers se jetant au-dessus des gorges.

Sur le chemin du retour, nous sommes stupéfaits par la raréfaction soudaine de la végétation : sur à peine 1 ou 2 mètres, nous passons d’une atmosphère chaude et humide au milieu d’une végétation luxuriante à un espace chaud et sec, où subsiste seulement de la végétation basse jaunie.

Nous quittons les chutes mais nous empressons d’acheter quelques cartes postales pour le plus grand bonheur des jeunes vendeurs …

Croisière sur le Zambèze

De retour au lodge, nous profitons de la jolie piscine et des jardins exotiques bordant le Zambèze, dans lesquels se baladent quatre phacochères et quelques mangoustes. Nous attendons impatiemment notre croisière sur le fleuve au coucher du soleil, mais pour le moment, ce dernier est encore de plomb.

En fin d’après-midi, nous embarquons à bord d’un bateau de style colonial, ressemblant plus exactement à un bar flottant. Nous sirotons un cocktail accompagné de quelques amuses-bouches en nous laissant glisser sur le calme Zambèze … nous évitons de nous approcher des chutes mais distinguons les panaches de fumée au loin, agrémentés d’un arc-en-ciel.
A l’approche d’un îlot, nous apercevons un hippopotame prenant son bain, mais un bateau bondé de touristes anglais bruyants nous dépasse pour s’arrêter juste devant l’animal en nous cachant définitivement la vue … nous sommes outrés par tant d’impolitesse, de sans-gêne et de non respect de la tranquillité de la faune !
Nous repartons alors au calme, un peu plus loin, pour apprécier cette balade apaisante au milieu d’une nature généreuse, sur l’un des plus fameux fleuves au monde, entre Zambie et Zimbabwe.
Le soleil commence à se coucher, et en quelques minutes, le ciel et le fleuve se colorent de teintes de plus en plus orangées alors que la végétation s’assombrit. Le spectacle est magnifique et la croisière vraiment très agréable …

Il est déjà l’heure pour les bateaux de retourner vers les lodges, et, à notre arrivée au débarcadère, un groupe de jeunes nous accueille en chantant des airs traditionnels. A l’écoute de ces rythmes endiablés, nous nous laissons déjà emporter par la nostalgie de ce superbe et inoubliable voyage à travers l’Afrique Australe … le retour en France est malheureusement programmé pour le lendemain.

Après le dîner, nous allons régler nos petites dépenses du séjour à l’accueil de l’hôtel. Les quelques boissons consommées durant ces 2 jours nous reviennent à quelques millions de dollars zimbabwéens. A la demande de la réceptionniste, nous réglons la note avec quelques dollars US. Les billets zimbabwéens, imprimés sur une seule face et périmés depuis le 31 décembre 2005, n’ont en effet plus aucune valeur. Nous avons en réserve quelques billets de 10 000 et 20 000 dollars, mais nous n’avons encore jamais vu les gros billets … la jeune fille nous offre l’occasion de les découvrir, et même de les toucher … ils ne valent que quelques euros, mais nous sommes tout excités.





NAMIBIE BOTSWANA ZIMBABWE 2006
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