Randonnée au Lac Blanc le 17/09/2006
Petit compte rendu (pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de participer) de la randonnée au col du Calvaire le 17 Septembre.
Départ à 9h30 de chez Daniel, présents : Charles et Suzanne, Daniel et Michèle, Evelyne et Thierry, Patrick, Pierre et Aurélie, Sylvain, Jean-Marc, Jeannot et moi-même.
Le ciel, ou plutôt les nuages menaçants ne nous encourageaient pas trop pour le départ. Dans nos voitures, outre les anoraks et k-way s’entassaient les parapluies. Il en fallait peut-être plus pour nous décourager !
Mais nous voici partis en direction d’Orbey. Orbey, au fond de la vallée de Kaysersberg, charmant village tout en longueur avec ses commerces, ses hôtels, logis à louer, centres de vacances lui donnent un air de station balnéaire nichée au creux d’un vallon où coule la rivière Weiss. Encore quelques kilomètres sur une jolie petite route départementale à travers prés et sapinières, nous voici arrivés au col du Calvaire (alt. 1144m).
De là, nous partons, sous une pluie battante, en direction du gîte de l’étang du Devin. La pluie, ainsi que le brouillard, nous empêchaient d’admirer les magnifiques sous-bois, prés verdoyants et les éboulis de rochers glaciaires. Seuls les amanites tue-mouches, bolets et autres champignons sauvages ainsi que les vaches Salers abritées sous les sapins donnaient une touche colorée au milieu de la grisaille environnante. Au bout de deux heures de marche très agréable sans grandes difficultés nous voici arrivés à l’auberge de l’étang du Devin. Là l’aubergiste nous attendait.
Après l’apéro et l’entrée, nous fut servi un repas welche. Il est comparable aux roïgebragelti de chez nous, accompagné de collet fumé et de salade de laitue. Les pommes de terre, ici sont nommées kmartières pour faire la distinction entre l’Alsace occupée et la France libre.
A 14h30, nous prenons le départ pour la deuxième étape. Nous atteignons rapidement l’étang du Devin à une altitude de 926m. Cet ancien étang, transformé en tourbière, est couvert d’une végétation de type alpestre, rare et protégée. Des filets d’eau coulent à travers les sphaignes. C’est ici que, d’après la légende, se rassemblent les sorcières. Le nom de cet étang provient de Colin le Devin, ou Crimmelin, connu dans la région où il prédisait l’avenir au moyen-âge. La brume mêlée à la pluie d’aujourd’hui lui donne un air magique et mystérieux. Nous nous abritons quelques minutes dans une ancienne fortification, puis nous prenons la direction du cimetière Duchesne.
Le chemin, très agréable, en sous-bois, nous permet de croiser un ancien cimetière allemand de 14-18, des casemates et diverses constructions militaires. Arrivés au carrefour du cimetière Duchesne, une halte nous permet de prendre quelques photos. Situé entre la Tête des Faux (monument historique !) et les Immerlins, le cimetière national est abrité par de magnifiques sapins. Très bien entretenu, il abrite quelques unes des victimes des combats de la Grande Guerre. Un panneau nous relate ces évènements qui ont marqués l’histoire de l’Alsace. C’est grâce au sacrifice de ces hommes que notre province est redevenue française.
Après cet arrêt, le chemin nous mène au col du Calvaire. Quelques chevaux trempés par la pluie battante nous regardent à peine, tout occupés à brouter cette herbe grasse en ces derniers jours de cet été finissant.