Ma
vie de professeur technique.
Je suis né d'une mère Alsacienne
et d'un père tchimi ( Nord, Pas de calais).
Elevé comme un enfant unique jusqu'à la
naissance de mon frère en 1943
pendant la guerre de 1940-45.
J'ai pu profiter des vacances à la mer (
cailleux sur mer dans la Manche)
après les grandes grèves de 1936 et les
premières vacances des travailleurs.
Je travaillais assez bien à l'école et passé mon
certificat d'études à 14 ans avec succès.
A partir de 14 ans, J'ai appris le métier
d'ajusteur fraiseur chez un patron d'une entreprise de mécanique générale.
On travaillait 10 heures par jour et souvent le
samedi matin.
Pendant
trois ans, je suivais des cours théoriques le jeudi et le samedi afin de passer
le certificat d'aptitude professionnel que j'ai passé à 17 ans.
J'ai travaillé chez ce patron pendant 6 ans
jusqu'au régiment.
J'allais
travailler en vélo tous les jours.
A partir de 14 ans, j'avais le droit de sortir
le samedi soir jusqu'à minuit.
Je sortais avec la bande de copains et on
faisait les quatre cents coups.
On jouait au billard, au ping-pong ou aux dés dans les bistrots et on allait au
cinéma voir plusieurs films à la suite et draguer les filles. Après 17 ans;
j'ai sorti à Saint-Ouen avec mes cousins que
j'allais voir plusieurs fois par semaine en vélo.
Ils
étaient 5 garçons et 2 filles. Il y avait toujours une très bonne ambiance et
on s'amusait bien.
A l'âge de 18 ans, j'ai passé mon permis de
conduire et mes parents ont acheté la
voiture à mon frère Alfred, une Talbot de 1935 ; 10 cylindres en
lignes.
On faisait beaucoup de virées et on à fait le
tour de la Bretagne et descendu jusqu'à la frontière espagnole et remonté par
les châteaux de la Loire.
On allait à la patinoire tous les vendredis
soirs
et faire
du bateau sur la marne tous les dimanches d'été.
J'ai fait 28 mois d'armée dont
12 en Algérie. J'étais dans un groupe de transport
et j'ai
conduis un camion GMC à travers presque
toute l' Algérie ( L'algérois et le Constantinois).
J'ai eu beaucoup de chance de ne pas être blessé
ou tué pendant cette guerre.
Je me
suis marié à 26 ans en Alsace.
Ma grand-mère était une descendante d’émigré
venant de Bottingen ou Meiringen
canton
de Berne en Suisse vers 1650.
Je me
suis installé en Alsace pendant les 6 premiers mois de mon mariage,
chez mes beaux-parents.
Je suis rentré dans
l'enseignement comme maître auxiliaire à Morhange en Moselle dans un CET.
Je suis resté 4 années
scolaires avant de me faire muter au lycée de Haguenau après avoir obtenu le
concours de professeur Technique Adjoint.
Tous les ans je suis parti en vacances avec ma
famille ou avec ma femme lorsque les enfants étaient adolescents.
Malheureusement, j'étais souvent malade en voyage.
J’ai enseigné la productique
( mécanique + informatique )
pendant 34 ans à des élèves de 14 à 20 ans, de
la 1 ère année de CAP à la terminale Lycée,
en passant par les CPPN ( Classe Pré
Professionnelle de Niveau ; élèves ayant des difficultés scolaires ou
d’origine étrangères ( Turcs par exemples )).
J’ai expérimenté
le contrôle continu et j’étais
conseillé pédagogique à de jeunes collègues
avant
de prendre ma retraite à 60 ans.
J'ai enseigné le tir à l'arc
aux élèves du foyer socio éducatif et aux « archers de Haguenau «
pendant plus de 30 ans. J'étais
président de ce club pendant 15 ans et
au comité encore 15 ans.
Cela va faire plus de 40 ans que je suis dans ce
club.
Je me suis occupé
d'éduquer mes deux filles avec ma femme qui s'occupait du foyer.
J’aime enseigner et
partager mes idées et mon savoir avec les gens.
J’ai eu la chance de
faire un métier qui m’a plu ainsi que de faire des activités sportives et de
loisirs dont je rêvais en étant jeunes et d’apprécier mes longues vacances et
ma retraite.
L'école de la réussite et l'Education nationale
«Après de très"nombreuses enquêtes et
d'aussi nombreux rapports sur l'école,
une autre
réforme est en train de se mettre en place sous la baguette du ministre
François Fillon...
On se trompe tout simplement
de destinataire quand on pense que c'est l'école qui est à l'origine des échecs
et des faillites dans l'enseignement.
Ce n'est pas l'école la
fautive, mais la société actuelle dans laquelle vivent les élèves et leurs parents.
C'est un problème de société,
car l'école n'est finalement que le miroir fidèle de notre société.
Elle est de plus en plus
immergée, de par son ouverture voulue,
dans le bain social et forcément
en subit les avantages et surtout les inconvénients.
. La violence, la
drogue, l'égoïsme, l'irrespect, l'incivilité, la paresse, l'indifférence,
le racisme, l'inégalité, l'agressivité entrent dans l'école par
des vannes ouvertes depuis des décennies,
à commencer par " l'école maternelle,
C'est le vécu quotidien dès
le plus jeune âge qui envahit l'école...
Toute pédagogie, même imposée, est infructueuse
si elle n'est pas précédée de l'ordre et de la discipline
. Pour ceux qui se trouvent devant une classe, c'est une évidence...
La sérénité absente, on se retrouve
dans un climat de conflit
engendrant l'agressivité, la dispersion, l'inefficacité.
L'enseignant et les élèves
ne sont plus complices mais adversaires,
avec tous les malaises que cela
entraîne.
Il ne s'agit pas d'être
nostalgique du passé et de ses manières d'enseigner,
néanmoins il faut savoir
que l'enseignement est un art, parce qu'il fait appel autant à l'esprit qu'au
cœur,
il conjugue l'action et la
pensée, et les recettes ne sont pas suffisantes.
L'enseignement est un art appliqué, dont les moyens et les
chemins doivent s'adapter aux circonstances, et surtout aux élèves sur
lesquels il s'exerce souvent
même à chacun d'eux.
L'enseignement repose sur
des constantes, depuis toujours,
mais aussi sur des
variables très difficiles à saisir.
La difficulté réside dans
le fait que les instances, Education nationale et enseignant,
ont du mal à les distinguer
dans des circonstances données.
Enseigner, c'est prévoir invariablement, ordonner,
contrôler et tenir aussi compte des évolutions présentes, consentir dès que possible aux élèves la
part de responsabilité à laquelle ils peuvent prétendre en leur laissant
l'initiative nécessaire.
En toutes circonstances,
et cela n'est pas facile de nos jours, l'enseignant doit faire preuve de
compétence,
de caractère, pour fonder les relations sur la confiance.
Changez la société, et vous changerez l'école enfant de la société.»
M. André Schandel, de Strasbourg :
D.N.A. Lundi 6 décembre 2004
Un élève est accusé d'avoir poignardé une de ses professeurs de lycée,
le 16 décembre 2005 à Etampe
C'était volontaire, direct franc et violent»,
dit-elle à propos des coups de couteau.
L'accusé encourt la réclusion criminelle à
perpétuité.
Pour
l’élève et l’enseignante qui a voulu se suicider après le drame,
ce sont deux
vies gâchées et perdues.
Mise à jour 1/07/2009