Etude et Réflexions sur la VIE et les
CIVILISATIONS.
Les RELIGIONS
Grandeur
et Décadences des civilisations.
Ces
religions qui dominent le monde
On doit faire confiance aux chercheurs
et Archéologues pour les dates et lieux des événements historiques.
Les premiers êtres humains qui ont
commencé à penser, se sont sûrement posé la question :
» Qui a pu créer
la terre et le ciel, l’eau, les animaux et les végétaux ? »
Pour eux, ils devaient y
avoir un être exceptionnel qu’on devait adorer et surtout ne pas courroucer.
A chaque catastrophe ou pour obtenir des bienfaits,
il fallait l’honorer par des rites et des dons.
Des malins ou les plus intelligents des tribus ou des prophètes ont vu un moyen de dominer les gens et
d’accroître leur pouvoir et leur richesse en se disant les intermédiaires entre
les dieux et les hommes.
Ils ont adoré le soleil, la lune, les
arbres, la terre, des divinités sous formes d’idoles ou de totems, des dieux
imaginaires sous formes de statues, puis le dieu unique créateur du ciel et de
la terre sous des noms et religions différentes.
Râ, Amon, Isis, Osiris, Zeus, Bouddha, Dieu, Allah, etc…
Bouddhiste, Judaïsme, Christianisme,
Islamisme, Protestantisme, etc…
En 1859, Charles Darwin
publia De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour
l’existence dans la nature, un essai sur l’évolution. Les théories fixistes -
idées selon lesquelles chaque espèce est née d’un acte divin autonome explosèrent.
Au commencement n’était pas le Verbe mais l’Arbre, à l’origine n’était pas
l’Homme édénique mais le Singe herbivore.
Charles Darwin soutenait
que les formes se transforment les unes à partir des autres et que tous
les vivants subissent d’incessants changements, d’intarissables besoins de
réadaptation.
Rien n’est immobile et,
dans l’univers protéiforme de la vie, le hasard est le maître qui distribue les
chances de survie.
Pas de miracles, pas de prophéties, l’homme n’est pas le fruit du
dessein bienveillant de Dieu mais le dernier-né d’une longue chaîne de
transformations.
La Terre tourne autour
du Soleil et non l’inverse. Le ciel est illuminé de milliards d’étoiles et
le silence du cosmos n’a que faire de nos agitations terriennes. Personne jamais
n’a habité, en Éden, un jardin luxurieux, foisonnant, généreux.
La femme n’a pas
été tirée de la côte de l ’ homme, elle ne rencontra jamais le serpent, pas
plus qu’elle ne mangea le fruit de l’arbre du milieu du jardin. Rien n’explique
la misérable condition humaine. Rien ne justifie le bien et le mal, rien ne le
désigne a priori.
Le salut n’est point
assuré. L’homme n’est qu’un animal un peu plus raffiné que les autres.
Voilà bien des affirmations scandaleuses qui, en tous
points, confirment, pour les fondamentalismes chrétiens, la véracité du texte
biblique: Jean de Patmos l’Inspiré.
Le
troisième millénaire sera religion ou ne sera pas. Les écrits
restent, les paroles s’envolent.
Les mormons, un fondamentalisme original.
Dans
« l’Eglise des saints des derniers jours », seuls les saints ou
mormons, échapperont à la destruction finale quand Jésus reviendra
sur terre, car seuls ils ont reçu l'instruction de la véritable
Révélation.
« Nous croyons au rassemblement littéral d'Israël et
à la restauration des dix tribus. Nous croyons que Sion sera bâti sur ce
continent (l'Amérique) ; que Jésus-Christ régnera en personne sur la terre, que
la terre sera renouvelée et recevra sa gloire paradisiaque.»
Les
mormons, une poignée puis une foule, comme une armée guidée par un prophète, entreprirent
alors une longue marche afin de trouver le lieu où fonder la nouvelle
Jérusalem. Ils se fixèrent dans l'Ouest,
c'était aussi l'époque de la ruée vers l'or
et construisirent Salt Lake City.
L’Eglise des saints des derniers jours est, avec près
de 4 600 000 fidèles, le quatrième groupe religieux des États-Unis.
Ce succès s'explique peut-être par les affinités
électives entre le credo mormon et la conviction des premiers colons du Nouveau
Monde que cet Éden conquis par la vie simple et proche de la nature pouvait
être une restauration du paradis.
Depuis sa création, au XIX ème siècle, l’Église
des Saints des Derniers Jours joue un rôle-clé dans le monde de la
généalogie. Grâce à ses moyens techniques et financiers, les travaux des
Mormons sont devenus une référence.
Le micro filmage des registres disponibles (état
civil ou autres) a commencé dès 1938.
Ce sont aujourd’hui plus de 2 millions et demi
de bobines de microfilms dans lesquels on peut puiser des informations, dans le
monde entier.
L'Ecriture sainte, renfermées dans Genèse 1 et Jean 1
Alors que Daniel s'effrayait du péché de son peuple, Dieu
se manifesta à lui et lui révéla que l'offre de sa grâce ne serait acceptée que
par une partie tandis que la majorité persisterait dans sa révolte.
Si le moine Denys, au 6e siècle, avait fixé l'ère
chrétienne, ce ne fut que sous Charlemagne, en 800, que se répandit la coutume
de compter les années d'après cette ère, et il n'y a que deux siècles que l'on
a commencé à prendre la naissance du Christ comme origine des temps qui la
précédèrent.
Cependant, il est juste d'étudier l'histoire du monde
à partir du Christ qui, selon certaines déclarations de l'Ecriture sainte,
renfermées dans Genèse 1 et Jean 1, a participé à la création.
Le Christ
s'est, en outre, manifesté dans l'Antiquité ; le peuple d'Israël, par tous ses
sacrifices, annonçait le Christ Sauveur qui viendrait racheter l'humanité de
son péché. C'est le Christ qui conduisit le peuple d'Israël en Egypte, à
Babylone et en Perse pour avertir les nations; le Christ a, enfin, placé Israël
au carrefour du monde, à cet endroit par lequel passaient toutes les grandes
caravanes se rendant d'Orient en Egypte.
Dans la période moderne, le Christ est le principe de
vie d'un monde qui périt.
Le corps du Christ est représenté par l’Eglise qui
est, dit l'Evangile, le sel de la terre.
Enfin le Christ doit revenir: il est l'espoir du
monde, il doit revenir pour établir l'ordre, la justice et la paix que tous les
efforts du monde et des hommes de plus ou moins bonne volonté n'ont pu réussir
à procurer.
Le 21 août 1962, la terre tremble à Naples. Dans la nuit du
1er au 2 septembre, c'est la terrible catastrophe iranienne: plus de 11 000
morts dans les régions de Kazvin et de Dar Espaham. Puis d'autres secousses de
moindre ampleur sont enregistrées.
Le 8 septembre, la
terre tremble à Pérouse. Le lendemain, en Tunisie, des inondations font 28
victimes et la terre tremble en Afrique du Sud. Nouveaux remous le 11, en
Turquie et en Iran.
Et le 13, l'Institut
séismologique d'Uppsala enregistre un violent séisme qu'il situe dans le sud de
l'Iran.
D'autres
tremblements de terre agitent l'Italie les 14 et 15 : on en compte six à
Pérouse.
Et, le 19, dans la même ville, la terre tremble encore deux
fois...
Avons-nous lieu d'être surpris? Nullement. La
prophétie nous a annoncé:
« Il y aura, en divers lieux, des tremblements de
terre. » (Matthieu 24: 7.)
Celui de Lisbonne inaugura cette période de la
fin des temps, le 1er novembre1755.
Le 19 mai 1780 se produisit une obscurité très dense
qui couvrit une grande partie de la terre. l'astronome Hartwell déclara à
ce sujet: « Ce fut un phénomène merveilleux de la nature
dont on lira toujours le récit avec intérêt et qu'aucune philosophie ne
saura expliquer. »
Ce
phénomène fut perçu le 29 mai au Danemark, le 14 juin en France, le 16
juin en Italie, le 22 juin en Norvège, le 24 juin en Suisse et en Autriche, le
25 juin en Russie, le 18 juillet au cœur de l'Asie
Le roi David et Salomon, Moise, Jésus christ, Mahomet, Allah, Aristote, Platon, Galilée,
Nostradamus, Newton, Einstein, Bouddha, etc.. ont existé et bouleversé l’histoire
du monde.
La genèse, l’ancien et le nouveau
testament, le coran nous font croire à un Dieu.
Jésus n’avait que 12 apôtres lorsqu’il commença à prêcher pour la chrétienté. Il
est mort pour nous d’après les évangiles.
Cela fait plus de
2000 ans que dure la chrétienté et qu’il y a plus de 1 milliard de disciples
dans le monde.
Israël n’avait que 12 tribus pour engendrer les juifs. Ils
ont été persécutés, déportés en Égypte et en Allemagne, massacrés, gazés, mais
les survivants ont émigré dans le monde entier et ont réussi à reconstruire
l’état d’Israël.
Bouddha était seul pour méditer sous son arbre afin de
trouver le nirvana. Goûter à l’arbre de la connaissance pour devenir Dieu. Ils sont des millions de Bouddhistes dans le
monde surtout en Asie. Ils sont contre la violence sous toutes ses formes. Dieu
est en nous, vie après vie grâce à la
réincarnation jusqu’au Nirvana.
Mahomet n’avait qu’une quarantaine de guerriers avant
d’islamiser un territoire allant de l’atlantique à l’indus. L’islam va devenir
la première religion du monde avec plus d’un milliard de musulmans.
La secte de Moon a des millions d’adeptes pour la paix
universelle mais elle a plusieurs usines d’armements dans le monde.
Napoléon
et Hitler étaient issus de milieu modeste et seul au début de leur carrière.
Ils ont réussi à entraîner des millions
de gens afin de dominer le monde en
faisant des millions de morts dans leurs guerres.
Depuis l’assassinat de Abel par Caïn dans la bible
jusqu’aux génocides des Allemands contre les juifs en passant par la guerre
entre les Arabes musulmans et les juifs d’Israël. Tout au long de l’Histoire
des hommes, ce ne sont que guerres, assassinats pour que quelques uns arrivent au pouvoir de dominer les autres et
à la fortune pour profiter des loisirs et biens faits de ce monde. Ils sont conquérants dans l’âme, mais
surtout c’est la faim et la misère qui ont poussé les hommes à immigrer vers
d’autres cieux et terres. Les anthropophages ont existé et la traite d’humains
et l’esclavage est encore en exploitation au 20 ème siècle.
Il y a les dominés
ou exploités et les dominants ou exploitants.
Les pharaons avaient
besoin de main-d’œuvre pour bâtir leurs pyramides. Ils ont inventé le char à
deux roues et envahirent des territoires jusqu’au Soudan et au moyen orient.
Ils ont fait des milliers de morts, hommes, femmes et enfants et emmené des
milliers d’esclaves en Égypte.
A leur tour, les Israélites connurent la persécution. Les
armées romaines envahirent Jérusalem après un siège atroce, incendièrent le temple,
massacrèrent une multitude d'habitants et en emmenèrent un très grand nombre
comme esclaves.
Les Perses ont fait pareils pour construire leurs palais et
temples ainsi que les Grecs, les Romains, les Espagnols en Amérique du
sud, etc…
Les Huns et Mongols ont envahi l’occident pour piller
et ramener des tonnes d’or dans leur pays.
Charlemagne à voulu faire un premier empire en Europe.
Mahomet et les Maures avaient un empire islamique de l’atlantique à l’indus.
L’Espagne à envahi l’empire » Inca », piller leur
or et détruit les temples afin de construire des églises. Obliger les
autochtones à changer de religion, de ne plus faire de sacrifices humains et de
ne plus adorer le soleil mais le Dieu des Chrétiens.
Les Chinois ont fait construire un mur de plusieurs milliers
de Kilomètres afin de se protéger contre les envahisseurs du Nord.
Les Européens ont voulu coloniser les territoires d’Afrique,
d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. Ils
ont imposé leur force et utilisé
l’esclavage pour piller les richesses naturelles de ces pays en ayant
une main d’œuvre à bon marché.
LA RELIGION ROMAINE -
LES DEBUTS DU CHRISTIANISME
.
Les Romains introduisirent également en Alsace leur
religion, le culte: de leurs nombreuses divinités et des empereurs, tandis que
les Celtes continuaient à vénérer leurs dieux. Mais peu à peu, les divinités
romaines fusionnèrent avec celles des celtes, auxquelles on donna des noms
romains (Jupiter, Mars, Mercure, Apollon, Vénus, Diane etc.) Cette religion
cependant ne correspondait plus aux aspirations profondes des populations;
Elles cherchèrent à la remplacer par des cultes. nouveaux, comme celui du dieu
perse Mithra, dont on a découvert un beau sanctuaire à Kœnigshoffen.
La jeune religion chrétienne à son
tour recruta rapidement de nombreux adeptes, mais les débuts du christianisme
en Alsace restent mal connus. Quelques trouvailles (une cuillère en argent avec
le monogramme du Christ, un verre avec des scènes bibliques) attestent
cependant sa présence et permettent de supposer qu'il se répandit très tôt en
Alsace par la vallée du Rhône en suivant les axes tracés par les routes
romaines.
Quand l'empereur Constantin eut fait triompher la
religion du Christ (au début du IVe siècle), des missionnaires entreprirent
la conversion des populations. La légende parle de saint Materne et de ses
compagnons. Puis apparurent les évêchés de Strasbourg et de Bâle, Vers 340, le
premier évêque de Strasbourg connu, saint Amand, participa à plusieurs conciles
ou synodes. En Haute-Alsace, le camp de Horbourg possédait un sanctuaire
chrétien, et peut-être un évêque y siégeait-il par moments.
La religion
catholique des premiers Chrétiens se
dressait contre l'esclavage, la violence, les cruautés, la débauche.
Elle prononçait des peines très sévères contre les
puissants et leurs exactions, contre leurs injustices et leurs fautes, elle
défendait les principes humanitaires, protégeait les faibles, les femmes, les
orphelins, proclamait la charité.
D'autre part, l'Eglise suscitait le progrès matériel,
indispensable à la civilisation, Les moines surtout accomplissaient une œuvre
remarquable: ils faisaient défricher les forêts, endiguer des cours d'eau
sauvages, assécher des marécages, construire des ponts et des chemins. Ils
gagnaient ainsi des terres pour la culture, irriguaient des prés, répandaient
la culture de la vigne, enseignaient au peuple une meilleure agriculture;
Mais bientôt, l'ouragan des invasions germaniques passa sur
le pays et ruina les premières églises d'Alsace.
Dès l’arrivée des Francs. Il y eut encore un autre changement. Plus grand celui de la
religion Comme Clovis s'était fait baptiser après
la victoire de Tolbiac,(certains historiens disent près
Wissembourg ) ll voulait que tous ses
sujets deviennent chrétiens.
Un de ses successeurs envoie saint Arbogast comme évêque de
Strasbourg en l’an 550. St. Arbogast
fonde un monastère à Surbourg,
Les moines construisent les premières églises
chrétiennes à Schweighouse,
Betschdorf, Niederbronn, seltz
Ils les bâtissent avec des pierres d'anciens temples
romains. Les routes romaines facilitent de beaucoup aux missionnaires de
porter l'Evangi1e d'un village- à l’autre. .
Les moines accueillent les malheureux, soignent les malades
et, dans leurs monastères, instruisent les enfants
Avant la
Réforme, Wisen était rattaché à la paroisse de Laufelfingen. En 1529,
Bâle adhère au protestantisme sans
tarder, les autorités catholiques du canton de Soleure ordonnent aux
habitants de Wisen de fréquenter désormais l'église de Trimbach, ce qui entraîne des difficultés
avec Bâle.
Après plusieurs réunions, un accord est trouvé. Le grand
conseil de Soleure décide en 1540 le rattachement définitif de Wisen à la
paroisse de Trimbach. En 1674, Wisen est incorporé à la paroisse
nouvellement créée d'Ifenthal. En 1765,la chapelle de Wisenest
reconstruite et le curé d'Ifenthal vient y officier de temps à
autre.
Une fille qui avait conçu
hors mariage était rejetée par la communauté. Dès que la grossesse devenait
visible, outre la condamnation morale prononcée par son entourage, elle
risquait la perte de son emploi. Souvent les servantes étaient renvoyées ou,
dans certains cas, obligées de loger à la porcherie et de partager le repas des
pourceaux.
Les naissances
illégitimes, à cette époque, suscitaient un véritable scandale qui mettait en
péril l’ordre moral, religieux et familial.
Les autochtones vivaient
de l’élevage, de l’agriculture, du commerce du fromage et de la pêche.
La population n’était pas
riche les propriétés étaient petites et suffisaient à peine pour nourrir les
familles.
Certaines étaient très
pauvres et ne pouvaient pas subvenir aux besoins de tous leurs enfants.
Des enfants étaient
« baillés au rabais ».
Le curé, annonçait
l’opération en chaire le dimanche matin; après la grand 1a messe, les enfants mis aux enchères étaient présentés à la
communauté villageoise sur le monticule situé à gauche de l’église.
Le chef de famille qui
acceptait d’en accueillir pour la moindre pension en obtenait la garde par voie
d’adjudication. La municipalité, donc la communauté versait une petite
subvention à la famille d’accueil.
L’enfant accueilli devait
travailler et le père nourricier s’engageait à le traiter en bon père de
famille et à subvenir à tous ses besoins.
Souvent les parents
s’engageaient à le laisser à son hôte, sans gages, pendant quelque temps.
La commune disposait de
terres et de forêts qu’elle louait et dont les revenus alimentaient la caisse
municipale et le fonds social.
L'Eglise
travailla à établir un nouvel ordre moral, fondé sur la justice et la
charité où tout se subordonnait à la volonté de Dieu; son action sur les
puissances profanes, rois, princes et seigneurs devint forte, Elle sauva
d'autre part l'héritage de l'antiquité gréco-latine pour le transmettre aux
temps à venir, Fondée sur les principes chrétiens, une civilisation de
l'Occident s'élabora qui, au cours des siècles, réalisera une œuvre
remarquable.
Pour l'Alsace, le Moyen Age, et particulièrement les
premiers siècles de cette ère, sont d'une importance capitale: au cours de ce
temps se forma son nom, s'établirent ses frontières, se constitua son unité
politique.
Les débuts du christianisme en Alsace remontent à
l'époque romaine.
Pendant les invasions germaniques, il ne disparut
pas, mais connut sans doute de dures épreuves.
Après le baptême du roi Clovis (496) commença la
conversion de la population. Ce fut alors, du VIe au VIlle siècle, un temps de
foi ardente, de fondation de monastères, d'évêchés et de paroisses.
L’Eglise, en possession d'une force extraordinaire, en usait
pour le développement de la civilisation et pour le bien de la population.
Constatation importante également: tandis que les
éléments nouveaux de population venaient de l'Est, les nouveaux courants
spirituels se propageaient grâce à des hommes venus des pays de l'Ouest, du
Nord- Ouest et du Sud.
Ainsi l'Est et l'Ouest se rejoignaient pour
contribuer à une nouvelle civilisation en Alsace ,.
a). Premiers évêques,
ermites et moines.
La conversion au christianisme de la population
païenne de l'Alsace ne se fit pas rapidement, ni d'une façon systématique.
Bien que favorisée par les rois mérovingiens, l'évangélisation fut une
opération lente et difficile.
Les hommes d'alors, encore barbares, durs et cruels,
opprimaient les faibles, s'adonnaient à la débauche, à la violence, ne
reculaient pas devant les meurtres, et la justice n'existait guère. Pour
changer ces habitudes et ces mœurs, les missionnaires devaient déployer des
efforts longs et tenaces. Ils vivaient souvent dans la solitude de la forêt ou
de la montagne, au milieu d'une nature ingrate, obligés de lutter contre les
animaux sauvages, ours, loups et sangliers. Ils devaient combattre l'injustice,
l'oppression, la violence des grands, des seigneurs, rois, comtes et ducs, de
même que les pratiques du peuple et sa mentalité encore barbare. Aussi
fallut-il des dizaines d'années pour obtenir la conversion, pour changer les
mœurs et parvenir à la disparition des traditions païennes; certaines
superstitions se maintinrent encore bien longtemps,
Cette conversion des Alamans commença à partir du VIe
siècle. Elle fut l'œuvre de missionnaires venus de Gaule, d'Italie,
d'Angleterre, d'Ecosse, d'Irlande, ermites les uns, fondateurs de monastères
les autres.
Parmi eux, il faut citer en
premier lieu saint Arbogast, originaire sans doute d'une famille noble de
l'Aquitaine, qui, selon la légende, vécut d'abord comme ermite dans la forêt
sainte de Haguenau. Son zèle religieux le fit nommer au siège épiscopal de
Strasbourg (vers 550). Il résida alors à Strasbourg, releva le siège épiscopal
et reconstruisit l'église qui devint plus tard la cathédrale (preuve: les
tuiles portant son sceau, retrouvées au cours de fouilles). A cette date, le
diocèse, qui n'était que vaguement délimité, s'étendait à toute l'Alsace.
Arbogast créa également nombre de paroisses et fonda le monastère de Surbourg à
la lisière Nord de la forêt de Haguenau. Après sa mort, la population le vénéra
comme saint et plus tard comme patron du diocèse de Strasbourg. .
Son successeur, saint Florent, venu également de
l'Ouest, de l'Irlande probablement, vécut d'abord comme ermite dans la forêt
vosgienne près de Haslach, dans la vallée de la Bruche, où il fonda le
monastère de Niederhaslach. Il devint évêque vers la fin du Vie siècle, après
la mort d'Arbogast et continua l'œuvre de son prédécesseur.
A la même époque vint d'Irlande saint Colomban qui,
vers 590, s'installa sur le versant occidental des Vosges et fonda la grande
abbaye de Luxeuil où il imposa aux moines une règle extrêmement sévère. Mort en
615, Colomban exerça une grande influence également en Alsace, Deux de ses
disciples, Leobardus (mort en 618) et Sindenus fondèrent « Leobardi
cella», une des premières abbayes de l'Alsace qui, plus tard, en raison de la
réforme de l'abbé Maurus (début du VIlle siècle), prit le nom de « Mauri
Monasterium», Marmoutier,
Un autre moine irlandais du Vie siècle, saint
Fridolin, missionnaire dans les pays alémaniques, laissa des traces de son
passage en Alsace (p, ex. à Wettolsheim) , avant de fonder l'abbaye de
Saeckingen sur le Rhin supérieur, Un peu plus tard, saint Déodat, également
originaire de l'Irlande, vécut dans la région de Sélestat où il contribua à
fonder l'abbaye d'Ebersmunster (vers 670), puis dans la vallée de Kaysersberg,
à Ammerschwihr et au Bonhomme, avant de fonder l'abbaye qui porte son nom,
Saint-Dié, où il mourut en 679,
D'autres abbayes virent le jour en Alsace au VIle
siècle: celle de Munster fut créée vers 630 par des disciples, sans doute
écossais, du pape Grégoire le Grand; la vallée s'appe1a dorénavant Val de
Saint-Grégoire. Les origines de l'abbaye de Wissembourg, au Nord de l'Alsace,
se situent vers 620 ou 630 ; bientôt, cette abbaye jouit de la faveur des
souverains mérovingiens et reçut de grandes donations dans de nombreuses
localités.
La part des membres de la famille ducale dans la
fondation de monastère., fut importante: le duc Etichon favorisa la création
d'Ebersmunster, son petit fils, le duc Liutfrid, contribua à celle de
Honau,sur une île du Rhin en aval de Strasbourg (détruite plus tard par les
crues du fleuve) ; un de ses fils, le comte Eberhard, neveu de sainte Odile,
devint le fondateur de Murbach.
Au début du Ville siècle, un moine organisateur,
saint Firmin, coordonna l'action un peu dispersée des fondateurs de monastères.
Originaire d'Aquitaine, il fonda la puissante abbaye de la Reichenau au bord
du Lac de Constance, mais, chassé par le duc des Alamans, il se réfugia en Alsace,
à Murbach qui venait d'être doté par le comte Eberhard. Saint Firmin y
introduisit la règle de l'Ordre des Bénédictins (728), adoptée par les autres
monastères alsaciens, et il réalisa une œuvre d'organisation remarquable.
Ainsi du Vie au VIlle siècle, l'activité conjuguée
des moines fondateurs de monastères et des évêques de Strasbourg, aidés
puissamment par les ducs d'Alsace, acheva la conversion des Alamans au
christianisme.
Grâce à saint Boniface, l'apôtre de la Germanie,
grâce à saint Pirminei. Grâce à l'appui
des souverains, l'organisation religieuse fit de grands progrès sous les
Carolingiens. Vers 780, Charlemagne créa des provinces religieuses.
L'archevêché de Mayence comprenait le diocèse de Strasbourg, tandis que
l'évêque de Bâle était suffragant de l'archevêché de Besançon, A ce moment, le
diocèse de Bâle englobait déjà toute la Haute-Alsace qui, à travers les siècles
jusqu'à la Révolution française, allait rester sous l'autorité spirituelle de
cet évêque.
Au VIlle siècle, l'évêché de Strasbourg était dirigé
par Heddo qui déployait une grande activité: il commença la construction d'une
nouvelle cathédrale, fit introduire le chant grégorien et la liturgie romaine
et institua auprès de la cathédrale un chapitre, en même temps qu'une école
pour l'éducation des jeunes clercs. Parmi ses successeurs, Rémy acheva la
construction de la cathédrale (mais qui à plusieurs reprises devint la proie
d'incendies et dont rien ne subsiste plus) et fonda un couvent de femmes à
Eschau, Un autre évêque, Rachio, d'abord abbé de Munster, fit rassembler les
textes de droit ecclésiastique et prit également soin des études des jeunes
prêtres (fin du VIlle siècle), L'évêque Adeloch fit ériger une église en dehors
des murs, SaintThomas, et y adjoignit un chapitre (début du Ixe siècle) ; son
sarcophage de style roman y est conservé.
Parmi les évêques de Bâle, Haïto, mort en 824, l'ami
et le conseiller de Charlemagne, joua un grand rôle, s'occupant intensément de
l'organisation de son diocèse, tenant des synodes et veillant à
l'administration ecclésiastique et aux bonnes mœurs.
A l'époque carolingienne, les églises paroissiales se
multiplièrent et devinrent les vrais centres de la vie populaire, où les gens
se rassemblaient, traitaient leurs affaires, se réfugiaient en cas de danger.
La christianisation s'achevait peu à peu.
De nouveaux - couvents virent le jour.
Fulrad, de famille noble de- la moyenne Alsace (mort en 784), abbé de
Saint-Denis, archichapelain et conseiller de Pépin le Bref et de Charlemagne,
développa Saint-Hippolyte et créa le couvent de Lièpvre. Vers 780, des moines
de Honau fondèrent le couvent de Lautenbach, qui adopta plus tard (vers 830) la
règle bénédictine, Plusieurs couvents de femmes prirent naissance: Masevaux,
peut-être dès 730, fondé par le comte Maso, Eschau, près de Strasbourg, vers
780, fondé par l'évêque Rémy qui le dota des reliques de sainte Sophie, Erstein
par l'impératrice Irmgarde, épouse de Lothaire 1 ; le savant Rabanus Maurus
composa l'inscription funéraire de la sainte impératrice. Une deuxième
impératrice d'origine alsacienne, Richarde, fille du comte Erchanger, devint
l'épouse de l'empereur Charles le Gros et fonda, vers 880, sur ses propres
terres, à Andlau, une abbaye pour femmes nobles, dont elle rédigea elle-même
les statuts,
Tous ces nouveaux monastères connurent un grand
développement à côté des abbayes existant déjà, surtout Murbach, Munster,
Ebersmunster, Marmoutier, Neuwiller, Wissembourg, Murbach se plaça au premier
rang: l'abbaye acquit d'immenses biens, toute la vallée de Guebwiller, la
vallée supérieure de Thann avec Saint-Amarin, des villages dans la plaine et
dans le vignoble et Lucerne en Suisse.
Des recherches historiques sérieuses ont permis de dégager
des certitudes. Sa « Vita» (Xe siècle) relate sa naissance de fille aveugle du
duc Etichon qui voulut la faire mettre à mort, mais sa mère la sauva. Au
baptême, elle recouvra la vue et décida par la suite de se consacrer au
service de Dieu. Elle ne retourna cependant que beaucoup plus tard auprès de son père. Celui-ci voulut la
marier, mais elle lui résista, Finalement, Etichon lui abandonna sa résidence
Altitona sur le sommet de la montagne où Odile fonda le premier monastère de
femmes en Alsace. De tout le pays, des jeunes filles vinrent pour entrer dans ce
couvent et se mettre à l'abri des violences des hommes. En même temps, animée
d'un grand esprit de charité, Odile y accueillait malades et infirmes. A cette
fin, elle fonda un deuxième établissement monacal, Niedermunster, au pied de la
montagne, où les malades pouvaient se rendre plus facilement.
Du vivant d'Odile encore, son frère, le duc Adalbert,
fonda un autre couvent des femmes, Saint- Etienne à Strasbourg. Sa fille Attale
en devint la première abbesse: elle donna un brillant exemple de piété, et on la
considéra plus tard comme sainte.
Sainte Odile mourut en 720 et devint rapidement
l'objet d'une profonde vénération comme patronne et protectrice du pays: le
Mont Sainte-Odile devint la montagne sainte de l'Alsace.
QUI DOMINERA LE MONDE?
Nous étions en
Europe sous le règne de monarques de droit divin dominés eux-mêmes par
l’Eglise et qui imposaient, autant
qu'ils le pouvaient, le principe de la religion d'Etat.
Au XVI ème siècle, Le pape envoi l’inquisition contre les
juifs d’Espagne. Les nouveaux convertis doivent savoir ce qui est permis et ce
qui n’est pas permis.
Sous la torture, les
gens avouent n’importe quoi et la plupart sont condamnés à être brûlé ou
étranglé en place publique pour l’exemple.
En 1800 Napoléon supprime l’inquisition.
En 1815 l’inquisition est de retour.
En 1834 l’inquisition est abolie pour raison d’état.
Or, le 11 novembre 1620, 41 personnes réunies sur le May
Flower, fuyant l'Europe afin de rester fidèles à leur conscience, signaient un
pacte montrant leur désir d'organiser une société qui serve le bien général et
qui soit à la gloire de Dieu. Ces principes seront à la base de la première
déclaration des Droits de l'homme qui, à son tour, influencera les
révolutionnaires français dont la Déclaration des Droits de l'homme se répandra
dans toute l'Europe.
. En juin 1789, le clergé s'est rallié au tiers état. Le 4
août 1789, il participe à la folle nuit de
l'abolition des privilèges qui, entre autres, supprime la dîme et remet en cause la survie
matérielle de l'Église. C'est sur le problème de la fidélité à la papauté, en
particulier, que la hiérarchie catholique va buter, au risque d'entrer en conflit
avec la nation. Ce qui sera à l'origine de la guerre entre la Révolution et l’Eglise
entre la société française et la religion.
Les lois n'étaient pas faites pour protéger ceux qui sont au
pouvoir, mais qu'elles sont au service du citoyen, qu'elles ne sont pas faites
par ceux qui ont été portés au pouvoir par le peuple, mais « au nom du peuple »,
par ses représentants que sont les députés, pour garantir la liberté et la
sécurité de chacun d'entre nous. En tout cas, c'est pour ça qu'on avait fait la
révolution en 1789! « Nom de Dieu! »
Voici
quelques textes.
" Le Congrès ne pourra faire aucune loi pour
l'établissement d'une religion ou pour interdire le libre exercice ou pour
restreindre la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit du peuple de
s'assembler paisiblement et d'adresser au Gouvernement des pétitions pour le
redressement de ses griefs.»Tous les hommes sont, par nature, également libres
et indépendants et possèdent certains droits inhérents dont, quand ils entrent
dans l'état de société, ils ne peuvent, par aucun contrat, priver leur
postérité, à savoir la jouissance de la vie et de la liberté, avec les moyens d'acquérir
et de posséder la propriété et de rechercher et d'obtenir le bonheur et la
sûreté.
Le président Kennedy, parlant de la protection de la
liberté, confirmait cette attitude en 1962: « Jamais une
nation n'a fait face à un tel défi; jamais un pays n'a été aussi près
de se saisir du fardeau et de la gloire de la liberté." Les Américains
constituent le peuple élu chargé de faire connaître à l'univers les recettes
nécessaires pour assurer la paix sociale, la prospérité générale et le bonheur
individuel. Or, nous voyons l'Europe retrouver une apparence d'organisation
centralisée animée par une idéologie plus ou moins chrétienne.
Mahomet fut certainement un instrument entre les mains de Dieu
pour conduire les populations du Moyen-Orient vers une vie spirituelle plus
réelle et pour obliger la chrétienté infidèle à retrouver l'Evangile dans sa
pureté.
Pour Mahomet, « les hommes étaient répartis en deux catégories
bien tranchées: d'un côté, les Arabes, croyants et dépositaires de la vérité
divine; de l'autre, les païens mécréants, qui niaient l'existence d'Allah,
l'immortalité de la chair et la mission du Prophète. Le devoir de tout musulman
à l'égard de ces derniers était simple: il devait s'efforcer de
les rallier à l'Islamisme et les exterminer sans pitié s'ils refusaient de
se convertir. »
Ce qui caractérisa l'Islam, c'est que ce fut non seulement
une religion, mais aussi une politique et une civilisation. Un auteur arabe,
qui fut membre du gouvernement jordanien, a parfaitement analysé les
conséquences de cette foi nouvelle:
Quelle épopée pour ces 140 000 hommes qui, assemblés à
Médine au moment où mourait le prophète, s'apprêtaient à envahir la Syrie! Le
premier objectif fut atteint lors de la prise de Damas, en 633. Puis, ce fut la
conquête de toute l'Asie mineure et de Jérusalem. En 640, c'était le tour de la
Mésopotamie et de l'Arménie et, en 642, de la Géorgie puis de la Perse, de la
Chaldée, de l'Assyrie et de toutes les provinces jusqu'à l'Indus.
Pendant que les légions musulmanes s'enfonçaient vers
l'Asie, une flotte puissante était construite à Tyr et à Sidon. La prise de
Chypre eut lieu en 647 et celles de la Crète et de Rhodes en 649 et 650. Dès
lors, l'Islam dominait la Méditerranée orientale.
En 639, les soldats de Mahomet franchissaient l'isthme de
Suez, enlevant Alexandrie en 641 et Le Caire en 642. Ils occupaient la Libye,
la Tripolitaine, fondaient Kairouan, près de Carthage, parcouraient toute
l'Afrique du Nord et atteignaient l'Atlantique en 675.
Toute l'Espagne tombait aux mains de l'Islam dont les armées
prenaient Narbonne en 719 et remontaient la vallée du Rhône et le cours de la
Saône jusqu'en Bourgogne. Autun fut pillé en 725, et un débarquement effectué à
Fréjus permit l'occupation d'Arles et d'Avignon en 730.
Grâce à ses guerriers francs, Charles Martel arrêta, en 732,
la conquête arabe à Poitiers, et, dix ans plus tard, l'empereur Justinien Il
renouvela un exploit semblable devant Byzance.
«Mais la domination musulmane ne s'en étendait pas moins de
Narbonne à Kaschgar ; et le Calife, "cette image de la divinité sur
terre", se trouvait à la tête d'un empire plus vaste que ceux de Darius ou
d'Alexandre le Grand. »
Jamais entreprise aussi considérable n'avait été réalisée en un
aussi petit laps de temps, et les chroniqueurs de l'époque n'eurent pas tort de
la comparer à une tempête. Plus de douze mille kilomètres séparaient les
positions extrêmes occupées par les Arabes en Orient et en Occident. Pourtant
il ne s'était écoulé que cent vingt-deux ans depuis le serment d'Akaba,
c'est-à-dire depuis le jour où, rassemblant autour de lui une quarantaine de
guerriers,
Mahomet avait
constitué le noyau initial des armées islamiques. »
C'est ainsi que l'impérialisme musulman modifia l'équilibre
du monde en se substituant à l'Empire romain.
On comprend pourquoi la prophétie présente le mouvement de
l'Islam après les invasions arabes qui avaient marqué la fin de l'Empire romain
d'Occident.
A Jérusalem les 3 religions ont réussi à
s’entendre pour prier sur les lieux saints.
Les musulmans ont choisi le vendredi ; les juifs le
samedi et les chrétiens le dimanche. Ils ont su vivrent ensemble et s’adapter
aux circonstances de la vie en communauté.
Puis ce fut le calme, le sommeil, interrompu pour résister
aux Croisés qui commencèrent leur campagne à la fin du 11ème siècle et dont les Arabes repoussèrent les
attaques durant plus d'un siècle. Le roi saint Louis mourut de la peste à Tunis
en 1270 lors de la 8 ème et dernière
croisade.
( pour les détails voir « guerres de religions et
croisades « )
Les talibans d’Afghanistan ont appliqué la
charia à son plus haut niveau.
Ils
ont interdit aux femmes d’étudier et de travailler. Ils ont détruit tous les
monuments représentant les
bouddhas et les œuvres d’art.
Brûler les livres, revues, films, photos,
musiques, cerf volants et naturellement interdit la télévision, le cinéma, les
théâtres et les dancings.
Ils organisaient des
exécutions de femmes adultères ou de
voleurs dans les stades.
Ils ont admis sur leur territoire des camps d’entraînements
de terrorismes islamiques intégristes d’al-caida de Ben Laden qui entraînaient
les futurs kamikazes du monde entier.
Les forces occidentales
ont dû se rallier afin de combattre et de débarrasser ce pays de ces
terroristes internationaux.
Ils brûlent encore des écoles dans les villages en 2005
malgré la présence des forces occidentales.
Les
Musulmans sont plusieurs millions en France et sont la deuxième religion après les catholiques. Ils
prient dans les rues car ils manquent
de mosquées mais ils en font construire même dans les petits villages. Ils sont
en progression alors que les catholiques sont en régression car il y a de moins en moins de pratiquants et de
curés. Les églises seront reconverties en mosquées comme avant le moyen âge
lors de la conquête de l’Islam.
POLITIQUE ET RELIGION
S'il est une société où un homme joue un rôle important, c'est
bien l'Eglise catholique romaine, dirigée par le pape.
La perspicacité des yeux, l'enseignement de la bouche et
l'apparence de l'ensemble caractérisent cette institution qui, à travers les
siècles, n'a cessé de se renseigner, de parler et de se proclamer supérieure
aux autres puissances.
A celui qui pense aux paroles de Jésus: Rendez à César ce qui est
à César et à Dieu ce qui est à Dieu », Mgr Cristiani répond: Le droit de
Dieu, dont l'Eglise est seule dépositaire, prime le droit de l'Etat. II s'ensuit
que, par la volonté du Christ, l' Eglise est une société parfaite, et par
conséquent, une société juridique, ayant sa constitution qui ne dépend d'aucun
Etat et qui est supérieure à toute autorité civile. Cette société a une
hiérarchie indépendante, une organisation propre, une pleine liberté dans
l'ordre législatif, judiciaire, administratif et coercitif, pour tout ce qui
concerne la fin propre qu'elle poursuit: fin spirituelle et surnaturelle. II
s'ensuit qu'elle ne peut traiter avec les divers Etats que sur la base d'une
absolue égalité; qu'elle est en droit de recevoir des ambassadeurs et chargés
d'affaires et d'envoyer elle-même, dans les divers Etats, des nonces et des
légats, chargés de la représenter et de parler en son nom. » C'est
d'ailleurs ce qui existe actuellement. Voici l'avis d'un professeur de
droit, envisageant la situation après les accords de Latran du 11
février 1929 : « Désormais le souverain pontife réunit à
nouveau en sa personne deux qualités, celle de chef d'Etat et celle de chef de
l'Eglise catholique; à ce dernier titre ses droits sont une fois de plus
reconnus par l'article 2 du Traité qui reconnaît la souveraineté du Saint-
Siège dans l'ordre international comme attribut inhérent à sa nature, en
conformité de sa tradition et des exigences de sa mission dans le monde.
Mgr Cristiani nous montre que, très tôt, les puissances
étrangères apprécièrent la perspicacité de cet organisme politique.
«
Tous les historiens savent quelle mine précieuse constitue,
pour la connaissance du passé, l'ensemble des rapports des ambassadeurs
conservés dans les archives depuis le XVIe siècle. » « Le Vatican devint donc
l'un des centres diplomatiques d'Europe les plus achalandés, »
Il nous présente ensuite « les organes de la
politique»: les ambassades, les nonciatures, la secrétairerie d'Etat et
les secrétaireries des brefs et des lettres latines et d'autres services.
Un autre auteur a analysé la valeur de cette organisation. « Pour
l'étude du passé, des archives incomparables; pour la connaissance
du présent, des sources d'information originales, fréquentes, universelles;
pour la transmission des ordres et des directives, un mécanisme admirablement
monté. »
1 Le
christianisme. On prête au général de Gaule cette déclaration
au moment de l'élection du Pape Jean XXIII :
«Souhaitons l'élection d'un pape de transition car ensuite
nous aurons besoin d'un très grand pape pour soutenir le monde libre dans la
lutte gigantesque qui ne manquera pas d'éclater bientôt. Ce qui est
ainsi offert aux hommes, c'est un christianisme politique, sans distinction de
confession. Mais cette forme d'organisation politico-religieuse de
l'Occident suscite la réaction de l'Orient car elle est associée à de
tristes souvenirs: l'oppression colonialiste par les puissances occidentales
chrétiennes, l'expérience de la bombe atomique sur des peuples de couleur,
l'indifférence et l'égoïsme des puissances capitalistes chrétiennes devant la
misère du Tiers Monde.
Citons quelques exemples qui prouvent cette
tendance. Grégoire VII tint tête au candidat de l'Empire et, le 14 février 1076, il
déclara: « J'interdis au roi Henri qui, par un orgueil insensé,
s'est élevé contre l’Eglise, de gouverner le royaume d'Allemagne et d'Italie;
je délie tous les chrétiens du serment qu'ils ont contracté envers lui; je
défends à qui que ce soit de le reconnaître comme roi. Sentence inouïe jusqu'alors:
le pape déposait un souverain.
Alors se déroula une scène extraordinaire, qui du frapper
les esprits. Henri IV se rendit à Canossa (25 janvier 1077) ; il franchit les
Alpes malgré le froid et la neige et se présenta, sans insigne royal, vêtu de
bure et les pieds nus, à la porte de la résidence du pape. Il du attendre trois
jours, dans cet état, la faveur de se présenter devant le pape et d'obtenir son
pardon. Grégoire VII revendique le droit de contrôler le pouvoir; Innocent
Il (1130-1143), cent ans plus tard, en arrive presque à se substituer à
l'empereur. « Représentant de Celui à qui appartiennent la terre et
tout ce qu'elle contient, et ceux qui l'habitent, parce qu'il est le «
plénipotentiaire de Celui par qui les rois règnent et les
princes gouvernent, de Celui qui donne les royaumes à qui bon lui
semble, il a « le pouvoir de renverser, de détruire, de
disperser, de dissiper, d'édifier et de planter. Le pape est « au-dessus de
tous les princes puisqu'il lui appartient de les juger. La primauté spirituelle
revendiquée par Grégoire VII va tendre à devenir une primauté totale dans
l'Empire comme dans l' Eglise où le pape n'acceptera plus nul
partage du pouvoir
Quant à Innocent III (1198-1216), un historien a écrit à son sujet:
«
Il est bien vrai que son pontificat fut un des plus
éclatants de l'histoire chrétienne, qu'il a évincé d'Italie l'empereur, établi
sa tutelle sur la Sicile et sa suzeraineté sur l'Angleterre, qu'il a disposé de
la couronne germanique, qu'il a contrôlé la Hongrie, l'Aragon et la Castille,
qu'il a relancé la chrétienté dans la croisade, abattu l'hérésie par les armes.
»
Peut-on vraiment souhaiter une transmission plus complète de
l'autorité romaine à son héritière? Certainement pas, puisque cette dernière
s'attribue une autorité absolue.
Avant de poursuivre notre étude, nous tenons à préciser aux
lecteurs. qui pourraient se formaliser de certaines déclarations, que nous
considérons un système ecclésiastique et non des individus dont nous n'avons
pas à juger la sincérité. Nous n'avons pas le désir de les attrister
inutilement, mais seulement celui de présenter des faits utiles à la compréhension
des temps actuels et des problèmes essentiels de l'homme.
Cette autorité absolue de la papauté se manifestera jusqu'à
nos jours dans le cadre de l'organisation et de la politique. Voici, par
exemple, le vœu spécial des Jésuites: «Accomplir ce que demandera le souverain
pontife, aller en tous pays, parmi les Turcs, les païens ou les hérétiques, où
il lui plaira de nous envoyer, sans hésitation ni délai, sans question,
condition ou récompense. »
L'élection de Paul VI a permis aux hommes d'Etat, sans distinction
de religion, d'exprimer leur satisfaction. Ainsi MM. Segni,
président de la République italienne, Luebke, président de la République
fédérale allemande, Ulbricht et Grotewohl (République démocratique allemande),
J. Zawadzki (Pologne), Schaerf (Autriche), la reine d'Angleterre, le roi
Hassan du Maroc, MM. Nasser, Tito, Tchang Kaï-chek, Castro et Thant, secrétaire
général des Nations unies qui a formulé le souhait que les nobles objectifs de
Jean XXIII soient atteints au cours du pontificat de Paul VI. Souhait semblable
de M. Khrouchtchev qui désire pour le nouveau pape le succès « dans ses
activités favorables à la paix" auxquelles son prédécesseur «avait
consacré bien des efforts «
Qu'en est-il au 20 ème siècle ? Non seulement les faits montrent
que, dans les pays catholiques, l'on n'hésite pas davantage à recourir à la
violence (Espagne, Colombie...), mais, surtout, que l'esprit reste le même.
Voici un extrait d'un article écrit par le père F. Cavalli, membre de l'ordre
des Jésuites, dans l'organe officiel « La Civilta cattolica » à la date
du 3 avril 1948: « L' Eglise catholique, convaincue de par ses
prérogatives divines d'être la seule vraie Eglise, ne doit réclamer que pour
elle le droit à la liberté, car ce n' est qu'à la vérité, et jamais à l'erreur,
que ce droit peut être réservé »
Nombreuses sont les déclarations blasphématoires attribuant
à un homme l'autorité de Dieu. Que ce soit par ses prétentions à
l'infaillibilité, au pouvoir de pardonner les péchés ou à la direction
politique du monde, la papauté se montre bien éloignée de « celui qui
est doux et humble de cœur» et dont la mission ici-bas fut de servir.
Voici les déclarations du pape Nicolas: « Le pape a
l'autorité, et il l'a souvent exercée, de dispenser des commandements
du Christ relatifs à la guerre, au mariage, au divorce, à la vengeance, au
jugement, à l'usure, au parjure, à l'impureté.» « La volonté du pape tient
lieu de raison, il peut dispenser de la loi, et changer le mal en bien en
corrigeant et en changeant les lois. »
Le 20 juin 1894, le pape Léon XIII écrivait:« Nous
tenons sur la terre la place du Dieu tout-puissant.
Le concile et l’O.N.U. c’est la version démocratique moderne
du pape et de l’empereur.
Le pape a peur de la guerre qui menace de s'étendre.
Que contient ce discours ?
1° «Une ratification morale et solennelle de cette haute
institution» qui représente le chemin obligatoire de la civilisation moderne et
de la paix mondiale.
2° Une approbation des méthodes de l'O.N.U.
3° Une comparaison avec l’ Eglise romaine: « Notre
caractéristique reflète en quelque sorte dans l'ordre temporel ce
que notre Eglise catholique veut être dans l'ordre spirituel « unique et
universelle ».
4° Une proclamation de l'égalité des Nations et de la mise
hors-la-loi de la guerre.
5° Une répétition de l'appel de Bombay pour la réduction des
dépenses militaires afin de venir en aide aux déshérités.
6° Un éloge de l'action des Nations unies en faveur des droits de
l'homme et de la liberté religieuse: « Nous sentons que vous
êtes les interprètes de ce qu'il y a de plus haut dans la sagesse
humaine. »
7° Une prise de position contre le contrôle des naissances:
«Votre tâche est de faire en sorte que le pain soit suffisamment abondant à la
table de l'humanité et non pas de favoriser un contrôle artificiel des naissances. »
8° Une invitation à admettre la Chine populaire.
9° Un éloge de l'action sociale et culturelle de l'O.N.U. : « Tout est
magnifique et mérite l'éloge et l'appui de tous y compris le nôtre. »
10° Une invitation à la conversion, à la «transformation personnelle
», au « renouvellement intérieur.
2. Le bouddhisme. Considéré souvent comme une
religion, il est en réalité une philosophie. « Le Bouddha
a été le premier dans l'Inde à substituer la raison à la foi, à fonder la
vérité non pas sur des dogmes, non pas sur une vérité révélée ou sur la parole
d'un dieu, mais sur la raison humaine appuyée sur l'usage des sens et de
l'intellect considéré comme un sixième sens.
»Le Bouddha a été le premier dans l'Inde à considérer comme
un fardeau inutile la notion d'un Dieu éternel et transcendant ayant créé le
monde et le dirigeant par sa volonté. C'est pour lui une hypothèse
invérifiable, non seulement inutile mais nuisible puisqu'elle éloigne de la seule
tâche qui compte: la lutte contre la douleur. Seul, livré à lui-même, l'homme
n'a d'aide à attendre d'aucun dieu, mais il n'a pas davantage à craindre la
malédiction d'un démon, les conséquences néfastes d'une tare originelle ou de
la prédestination. Il ne doit compter que sur ses propres forces, mais il peut
compter sur elles pour atteindre à la vérité et à la libération. Aucun
philosophe n'avait encore exprimé en termes aussi nets la puissance de la
raison humaine.
» Enfin, le Bouddha a été le premier dans l'Inde à
poser en termes rationnels et scientifiques la nature du monde considéré
comme un flux d'énergie en perpétuel devenir. En ce sens, on peut dire que le
Bouddha est un précurseur du matérialisme dialectique et des conceptions les
plus modernes de la physique. »
« Le Bouddha n'a en rien tenté de nier l'idée de Dieu.
Simplement, il ne l'a pas incorporée dans sa doctrine. »
Il n'y a rien d'étonnant, dans ces conditions, que des populations
bouddhistes deviennent communistes.
3. L'hindouisme. Il ne doit pas être considéré
seulement sous l'angle de la spiritualité qui séduit les intellectuels
occidentaux. Il faut constater qu'en fait cette forme de spiritualité
n'apporte pas aux masses qui l'acceptent une solution à leurs problèmes
économiques, sociaux et politiques.
Pourquoi se révolter contre l'injustice sociale? Pourquoi
lutter pour la faire disparaître? Tout individu choisit librement avant sa
réincarnation la vie qu'il devra subir pour expier ses fautes antérieures ou
acquérir une nature supérieure. Faire disparaître cette cause de souffrance,
c'est empêcher ou limiter son évolution spirituelle.
L' Hindou, au lieu de transformer le monde, s'efforce de
s'en détacher.
INTÉRÊT SPIRITUEL
l' Asie est la terre des grandes religions: le judaïsme,
l'islam, le bouddhisme, le christianisme y ont pris naissance et s'y sont
développés.
D'autre part, la région du Proche-Orient est célèbre
par ses lieux saints. Jérusalem en est l'exemple par excellence, puisqu'elle
intéresse à la fois l'israélite, qui évoquera le Temple et le Mur des
lamentations; le musulman, qui ira prier dans la mosquée bâtie sur le rocher
sacré d'où Mahomet est monté au ciel, et le chrétien, qui ira se recueillir au
jardin des Oliviers et évoquera les scènes de la vie et de la mort de son
Sauveur. Que ce soient les chevaliers des Croisades ou le représentant des
Nations unies, à toute époque on s'est efforcé de garantir la liberté des lieux
Saints. C'est là un des nombreux aspects de la situation explosive du
Proche-Orient. Cette question est d'autant plus délicate que les nations
asiatiques assimilent les missionnaires chrétiens à leurs pays d'origine, et,
en rejetant l'Occident, elles auront aussi tendance à rejeter le message
spirituel que les missionnaires désiraient leur communiquer.
En considérant l'histoire de l'Asie depuis l'époque arabe et
la conquête turque, en observant les réactions de l'Orient à l'égard de
l'Occident, en notant le réveil du nationalisme arabe et l'effort d'organisation
des nations d'Asie et d'Afrique, nous pouvons conclure qu'il n'y a aucune
chance que la tempête se calme et s'apaise. Nous approchons du moment où le
drame va se dénouer. Mais quelle est la situation des acteurs?
4 L'islam.
Nous l'avons vu, malgré une attitude religieuse très différente, il possède en
commun avec les représentants des trois groupes précédents l'hostilité raciale
et l'esprit d'indépendance politique et économique à l'égard de l'Occident.
Les Talibans, les Iraniens et les Soudanais ont fait du tord aux islamiques en imposant
la charia.
L’inquisition, le clergé et le massacre des protestants sur
l’ordre du roi Charles IX à la saint barthélémy en 1572 ont fait du tord aux catholiques.
La condamnation de Jésus et la conquête d’Israël ont fait du
tord aux Juifs
Le désir de l’Amérique d’imposer par la force sa loi de
liberté et de commerce a fait du tord à tous l’occident.
« La République américaine ETATS-UNIS DANS LA PROPHETIE QUI DOMINERA LE MONDE?
Nous étions en Europe
sous le règne de monarques de droit divin dominés eux-mêmes par l’Eglise - et qui imposaient, autant
qu'ils le pouvaient, le principe de la religion d'Etat.
D'autre part, l'élection d'un catholique à la présidence des
Etats-Unis est la démonstration éclatante des modifications profondes dans
l'hostilité ou la méfiance à l'égard de l' Eglise romaine et de l'action
méthodique de cette dernière pour arriver à s'imposer.
Ensuite, l'Amérique, dans son désir de réorganiser le monde,
avait besoin de l' Eglise. Complètement désorientée par le nationalisme des
Européens, il lui était plus facile de s'en remettre à l' Eglise,
traditionnelle dominatrice de l'Occident, pour maintenir l'union de ces
nations plutôt que d'essayer d'intervenir elle-même. Le vice-président Nixon ne
manquait pas une occasion de louer l'Eglise catholique, « le plus
ferme soutien de la civilisation occidentale».
Quant au président J. Kennedy, sa lettre du 27 septembre
1962 au pape Jean XXIII, à l'occasion du Concile, confirme cet appel à
l'intervention de l' Eglise romaine dans les affaires politiques et sociales
du monde:
«Face aux problèmes immenses qui, du point de vue humain,
paraissent parfois difficilement solubles, les peuples à travers le monde ont
puisé un renouveau de confiance et de courage en pensant que les pères du
Concile s'attacheront, en particulier, aux graves problèmes économiques et
sociaux qui affectent quotidiennement une humanité souffrante dans la plus
grande partie du monde, mais plus particulièrement dans les pays économiquement
sous développés.
» Nous espérons que le Concile pourra présenter dans un
langage clair et persuasif des solutions efficaces aux nombreux
problèmes qui nous confrontent tous et que, plus particulièrement, ses
décisions serviront d'une façon significative la cause de la paix et de
l'entente internationale. »
Territoires palestiniens / Ce soir à Gaza le 29/1/2006 Rencontre
Abbas Hamas
. Le dirigeant palestinien
Mahmoud Abbas doit se rendre ce soir à Gaza pour y rencontrer les dirigeants
du Hamas -le mouvement islamiste vainqueur des élections législatives- et
leur demander de former le prochain cabinet. Mahmoud Abbas devait présider
hier soir à Ramallah une réunion du comité central de son parti, le Fatah, qui
semble décidé à refuser une cohabitation avec le Hamas, grand vainqueur des
élections législatives.
«La direction du Fatah a décidé que le
mouvement ne participera pas au gouvernement», a déclaré un nouveau
député Fatah, Abdallah Abdallah, après une rencontre avec M. Abbas. "Je
suis certain que. vu toutes les différences qui nous séparent. il sera
impossible de participer à un gouvernement de coalition». a affirmé un
autre responsable du Fatah sous couvert d'anonymat.
Lors de sa réunion, le comité central du Fatah
devait examiner les retombées des résultats des élections et l'attitude à
adopter face au Hamas qui a remporté 74 sièges, contre 45 pour le Fatah. Ils
devront assumer leurs responsabilités»
"Ceux qui ont remporté la victoire devront
assumer leurs responsabilités envers notre peuple dans 'tous les domaines - politique.
sécuritaire économique et national». avait déjà
affirmé Saëb Erakat, un dirigeant du Fatah, après l'éclatante victoire du
Hamas aux législatives du 25 janvier sur le Fatah jusqu'alors parti au pouvoir.
Selon son programme, M. Abbas doit se rendre ce soir
à Gaza pour y rencontrer les dirigeants du Hamas. et leur demander de former
le prochain cabinet. Conformément à la loi fondamentale palestinienne, le
gouvernement supervise la politique intérieure" et le président de
l'Autorité palestinienne conserve la haute main sur la politique étrangère,
notamment les rapports avec Israël.
M. Abbas préconise la négociation politique pour parvenir
à un règlement de paix avec Israël alors que le Hamas prône la poursuite de la
lutte armée et la destruction de l'Etat juif. "Nous exigeons que le
Hamas annule sa charte. et reconnaisse le droit d'Israël à vivre dans des frontières
sûres et reconnues», a affirmé hier le Premier ministre israélien par
intérim Ehud Olmert.
Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a
jugé pour sa part que le Hamas avait eu, juqu'à présent, une "attitude
responsable» après sa victoire électorale et qu'il s'efforcerait d'éviter
que des attentats contre Israël ne soient perpétrés. Il a réaffirmé toutefois
que les chefs du Hamas ne jouiraient d'aucune "immunité» s'ils
étaient impliqués dans des attaques "terroristes» contre Israël.