Etude et
Réflexions sur
Grandeur
et Décadences des civilisations.
On doit faire
confiance aux chercheurs et Archéologues pour les dates et lieux des
événements historiques.
Combien de mobilisés?
plus
de 67 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.
Plus
de 42 millions pour les alliés.
Plus
de 8,5 millions de Français. Le dernier est mort à 110 ans en 2008.
Combien
de
blessés ? plus
de 21 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.
Plus de 12,8 millions pour les alliés.
Combien
d’invalides
? plus
de 6 millions en 4 ans de guerres rien
qu’en Europe.
Combien de morts ?
plus
de 8,5 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.
Plus de 5 millions pour les alliés.
Combien de veuves ?
plus
de 3 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.
Combien d’orphelins ?
plus
de 6 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.
Mon père s’est engagé à l’âge de 17 ans en 1914 avec ses
frères pour faire cette guerre
et
chasser les Allemands de France.
Il nous racontait cette guerre de
tranchés à Verdun, sur
Qu’il avait été gazé et blessé puis soigné en Dordogne !
Il était en Alsace pour fêter l’Armistice
du 11 novembre 1918. Il voulait défendre sa patrie et sa famille.
Après la guerre étant démobilisé, sa mère étant morte,
il
quitte la région minière pour s’installer avec sa femme, son fils et ses frères
dans la région parisienne.
Nous ne faisions pas très attention à ce qu’il disait et
j’ai pris conscience des souffrances qu’il avait enduré en regardant des
reportages et documentaires à la télévision et en lisant des livres et revues
sur cette guerre.
C’était l’horreur et l’enfer qu’on ne
peut soupçonner tant que l’on ne l’a pas vécue.
Le ravitaillement était souvent
impossible, l'évacuation des blessés également.
Les morts ne pouvaient être
enterrés et les cadavres se putréfiaient sur place.
Il y eut plus de disparus dans la
boue du champ de bataille que de morts identifiés.
Tous les témoins ont été frappés
par l'odeur des cadavres en décomposition.
Les hommes
qui reviennent sont brisés, les
soldats relevés se montrent incapables de répondre quand on leur adresse la
parole.
La vermine, les rats,
les fils de fer barbelés, les poux, les obus, les bombes, les souterrains,
les cadavres, le sang, l'alcool,
les souris, les chats, l'artillerie, la saleté, les balles, les mortiers, le
feu, l'acier: voilà la guerre. C'est l'œuvre du diable.
C’était la fatigue épouvantable, de l’eau ou la boue
jusqu’au ventre, la saleté.
Les cadavres et les chairs en loques. Les blessés
qui hurlaient de douleur.
On était trempé pendant plusieurs jours d'affilée. Jamais
nous n'avons cru pouvoir nous en tirer vivants.
Partout la
boue s'infiltrait.
Des hommes qui vont à la boucherie, rangés en troupeaux
sur des
ordres de généraux qui ne pensaient qu’a leurs noms dans l’histoire.
Il a reçu plusieurs médailles militaires que j’ai gardé.
J’écris ces lignes pour garder son souvenir en son honneur.
L’assassinat à Sarajevo
en 1914 de l’archiduc d’Autriche donne comme excuse à l’Empereur d’Allemagne
Guillaume II de déclarer la guerre et d’envahir
Toute la jeunesse européenne est admirable.
Mais les dirigeants des pays n’étaient pas capables
d’enrayer le processus de la guerre.
Les Français avaient un devoir de
défendre leur pays
et
d’infliger autant de coups décisifs à l’ennemi et de l’obliger
à demander la paix.
Après les bombardements des églises,
des évêques prêchaient de tuer tous les Allemands au nom de Dieu.
Des soldats ont reçu des lettres de leur famille qui leur
disait :
« Vaut mieux la mort dans
l’honneur que vivant dans le déshonneur. »
Quelques dates des évènements importants de cette guerre.
1912
Les locomotives allemandes en Irak.
Les
allemands construisent la ligne de chemin de fer à Bagdad et Bassora en Irak
jusqu’à
Ils
comptent exploiter les champs pétrolifères en Irak. Les Anglais construisent un
pipeline en Irak.
1913: traité de Bucarest qui met
fin à la guerre des Balkans.
1913 Accord militaire Franco- Russe.
Le service militaire avait été portée
de deux à trois années en France.
1914
Alliance entre turcs et allemands. Les Allemands entraînent l’armée ottomane.
28 juin 1914 : Assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie.
L’attentat,
perpétré à Sarajevo par de jeunes nationalistes serbes,
s’inscrit dans le contexte politique très tendu des Balkans.
Les peuples slaves, soutenus par
le 23 juillet 1914 Vienne adresse un ultimatum à
le 28 juillet. 1914 Vienne déclare la guerre à
1914 Les Turcs déclarent la guerre aux alliés
et à
3
Son assassin passe la guerre dans une prison. Il sera
acquitté le 29/3/1919.
1 août 1914 : Mobilisation
générale en France et en Allemagne.
1,5 millions de combattants
pour l’Allemagne.
380 000 Alsaciens- Lorrains sont mobilisés
dans l’armée allemande.
25 000 Alsaciens- Lorrains sont mobilisés dans
l’armée Française.
1,1 millions de
combattants pour l’Autriche-Hongrie.
1,3 millions de
combattants pour
1,3 millions de
combattants pour la france.
Les soldats Alsaciens Lorrains sont considérés dans l’armée allemande
comme combattant de seconde catégorie soupçonnés de possible
désertion.
Emotion, consternation,
pleurs, angoisse, abattement des populations rurales.
Les
hommes de toutes classes et de tous métiers s’en allaient graves mais fermes.
1 août 1914 L’Allemagne
déclare la guerre à
2 août 1914 L’invasion
de
Avant même que la guerre fût déclarée, dès le 2 août,
les
troupes allemandes pénétrèrent au Luxembourg et en Belgique,
et
commencèrent leur gigantesque mouvement tournant.
Les Allemands violent la neutralité belge et luxembourgeoise.
Colère britannique. Le gros de l’armée allemande opérait un
vaste mouvement à travers
3 août 1914 : l’Allemagne
déclare la guerre à
E
Sur le front ouest, les armées françaises, belges et
britanniques reculent tout l’été face à l’offensive allemande.
Sur
le front Est, les troupes russes sont défaites par Hindenburg,
mais contiennent les Austro-Hongrois
en Galicie.
Les troupes françaises réussissent à stopper l’invasion sur
par une guerre de tranchées qui
durera quatre ans.
4 août 1914 au 1 janvier 1916
L’armée britannique engage plus de 2
millions de volontaires pour combattre en
France.
Il faut un rendement
maximum pour l’industrie de guerre.
Les besoins de l’économie ont fait travailler
les femmes dans l’industrie lourde
Les hommes venaient de
tous les pays de l’empire ; Australie, nouvelle Zélande, canada, sud
Afrique, indes, Irlandais catholiques et protestants. Ils s’engagèrent non par obligation mais par conviction.
Les dirigeants
britanniques et allemands savaient que l’enjeu de la guerre
était le contrôle de l’Europe du nord-ouest et des ports de la
manche.
Ils ont déclaré que la mer du Nord serait considéré comme
un champ de bataille.
mi-août
1914
La résistance
des Russes fait échec aux
prévisions stratégiques allemandes sur les fronts de l’est.
Les allemands doivent se replier avant de faire une contre offensive.
Ils étaient aux courant des ordres et
manœuvres des russes car les messages n’étaient pas codés.
1914
Le déblocage des détroits pourrait
aussi se révéler utile aux liaisons avec
Affaiblir l'Empire ottoman, jugé
comme le maillon le plus fragile des alliés des puissances centrales, tout en protégeant
les intérêts économiques et stratégiques en Méditerranée orientale, importants
pour l'avenir?
12 mars 1914,
le maréchal
Kitchener arrive au large de Gallipoli
juste à temps pour voir de ses propres
yeux l'échec naval anglo-français du 18
mars.
Les Dardanelles étaient un
véritable rêve pour des défenseurs:
une bande de terre étroite,
extrêmement accidentée.
Les plans prévoyaient trois débarquements distincts, celui
des« Anzacs »,
celui
des Britanniques et celui des Français. Au total 75 000 hommes.
Dès le 25 avril 1915 , la logique militaire serait de
reconnaître que l'expédition a échoué:
on ne peut
pas avancer. On tentera pour tant un nouveau débarquement en août, sans plus
de succès,
et l'ordre
d'évacuation ne sera donné qu'en décembre.
mi-août
1914 La résistance des Belges :
Le dernier fort de Liège ne se rendit que le 17 août. Il n'empêche: le 20 août, Bruxelles était occupée
1914: deuxième entrée des Français à Mulhouse, où
ils ne restent que cinq jours.
1914: combats à Saint-Blaise, dans la haute vallée
de
1914: les Français refoulés dans la vallée de
19 Août 1914 :
les 1re et 2e armées, commandées respectivement par le général
Dubail et le général de Castelnau,
attaquaient à l'est de
mais dès le lendemain une contre-offensive allemande les
rejetait vers Nancy.
20 – 23 Août 1914 : plus de 40
000 morts français
jonchaient le sol du Nord de
Une guerre devait être offensive d’après les généraux allemands et français.
L’idée de défensive
était rejetée avec horreur.
Pour être
bien vu, il fallait être offensif à tout va, ce qui inspirait alors le
commandement
et qui furent responsables de
véritables massacres.
Assez paradoxalement, dans ces armées tout entières vouées à
offensive,
les
fantassins portaient un paquetage de 30 kilos.
|
D’idées napoléoniennes, admirateur de la manœuvre d'Austerlitz, le général Joffre entendait enfoncer le centre allemand avant de se rabattre sur les ailes. |
Il avait prévu une double offensive en Lorraine, à
droite entre Vosges et Moselle, à gauche entre Verdun et Metz
La 3 ème armée
(général Ruffey) et la 4 ème armée (généraI de Langle de Cary)
passent à l'attaque en direction des Ardennes, à l'ouest de
Les Français eurent le dessous.
Sur toute la ligne, l'armée française, vaincue dans la
bataille des frontières »,
reculait. D'où les erreurs de calculs du général Joffre.
Erreur funeste le commandement allemand ne faisait pas de
différence
entre ses
troupes d'active et ses troupes de réserve.
Les soldats avaient été préparés, aussitôt qu'ils
s'arrêtaient,
à
se livrer à des travaux de terrassement, les soldats français, non.
Les troupes françaises avaient été renforcées par l'appel
aux soldats des dépôts.
Plus de 100 000
hommes en quelques Jours.
Lorsque les deux armées, cessant de combattre parallèlement
l'une à l'autre, se firent face dans le gigantesque choc frontal que fut la
bataille de
750 000 fantassins allemands seulement
tentèrent d'enfoncer le front tenu par plus d'un million de fantassins
franco-britanniques. Ils échouèrent et durent à leur
tour battre en retraite.
Parmi les causes de
la victoire de
la supériorité numérique des soldats alliés fut en
définitive primordiale.
Le Hartmannswillerkopf, dont la crête domine la plaine
d'Alsace au-dessus des villages de Wattwiller et Uffholtz,
a été le plus sanglant champ
de bataille de
Trente mille soldats français et allemands
y sont morts.
Classé
monument historique dès 1921,
on y trouve une crypte,
un cimetière militaire, ainsi que des vestiges épars de fortifications.
26-29
Août 1914 Les allemands
font plus de 90 000 prisonniers Russes.
Le général Russe Sansonov se donne la mort sur le champ de bataille.
30 août 1914 L’Autriche déclare la guerre à
2 septembre 1914 les
avant-gardes de l'armée de von Kluck
atteignaient Senlis,
à
Les soldats allemands
avaient parcouru
Le général Joffre n'avait pris que très lentement conscience
du formidable danger.
Dès 1914, des avions avaient survolé la ville, puis des
zeppelins.
A la fin de l'année 1914,
L’armée française
comptait déjà trois cent mille morts. 133 écrivains seront tombés sur les
champs de bataille.
N’ayant pas prévu une guerre longue,
les
premiers écueils économiques et industriels apparurent dès septembre 1914.
Stabilisation des fronts.
La résistance organise des réseaux d’évasions et de
renseignements.
Beaucoup de résistants seront fusillés
ou déportés.
Incendies, viols, meurtres, otages fusillés,
Ces morts sont souvent à divers titres
utilisés pour la propagande.
Lutte de la civilisation
contre la barbarie.
Entre nos peuples d'Occident, assure-t-il, il n'y avait
aucune raison de guerre. »
Le responsable est l'impérialisme: « Chaque peuple a plus ou moins son
impérialisme. »
Quant au christianisme, « prêtres, pasteurs, évêques,
c'est par milliers qu'ils vont dans la mêlée pratiquer,
le fusil au poing, la parole divine, "tu ne tueras
point »
L’Europe était une notion à peu près étrangère à la totalité
des populations européennes.
Aucune chance, car qui en France était prêt à croire, à ce moment,
que les Allemands avaient un droit égal à celui des Français à défendre leur
pays, que chacun devait être renvoyé dos à dos avec ses responsabilités, qu'on ne devait pas haïr?
22 avril 1915: première
utilisation de l’arme chimique dans l’histoire.
Procédé proscrit par les
conventions internationales de
Empoisonner l'ennemi comme on empoisonne les rats.
Mais
la guerre est un cas de légitime défense et ne connaît pas de loi. Il en sera ainsi tant qu'il y aura des guerres. .
L'emploi des gaz était bien la marque d'un
processus de totalisation de la guerre,
d'une guerre dans laquelle tout, désormais était
permis.
Près
d’Ypres (Artois), les troupes allemandes envoient des nappes de chlore sur les tranchées
françaises, canadiennes et belges.
Les soldats qui ne bénéficient d’aucune protection, souffrent de brûlures des yeux et des voies respiratoires.
la vague mortelle du 22 avril 1915 à Ypres fut une surprise totale. La nappe de chlore a enveloppé des soldats dépourvus de tout moyen de protection, et ignorant même les réflexes les plus élémentaires comme l'application de mouchoirs humides sur le visage.
Le gaz brûle les yeux, la gorge, les poumons. Les soldats vomissent, crachent le sang.
Surtout, ils perdent la tête, allant au hasard, demandant
de l'eau à grands cris, crachant du sang, quelques-uns même roulant à terre en
faisant des efforts désespérés pour respirer.
Les
médecins, eux, ont fait ce qu'ils pouvaient pour les 15
000 intoxiqués.
Le 22
avril ou les jours suivants, 5 000 meurent.
Les décès
ont bien été entraînés par une congestion pulmonaire
violente.
L'attaque
n'aurait pas dû surprendre à ce point le commandement.
Dès août
1914, le professeur Fritz Haber avait proposé l'utilisation de gaz à
l'état-major allemand et s'était mis au travail avec une équipe de chercheurs.
Fin janvier 1915, des milliers de bouteilles de chlore étaient prêtes, grâce
aux immenses capacités de l'industrie chimique allemande,
qui utilisait déjà ce gaz, ainsi que le phosgène, pour ses
colorants
24 avril 1915, et de
nouveau au début de mai, les nouvelles attaques par les gaz
dans le saillant d'Ypres, contre les
Canadiens et les Anglais. Les Canadiens, quoique surpris dans leur sommeil, se
protègent avec leurs chaussettes et leurs mouchoirs imbibés d'eau ou d'urine.
L'armée française perd 29 000 hommes par mois!
Eté 1915 ; au col de Linge dans les Vosges ; les
combats ont fait plus de 10 000 morts français et 7000 allemands.
Parfois plus de 40 000 obus par jour, des gaz toxiques
et des lance-flammes.
Français et Allemands sont restés comme des taupes pour
garder leurs tranchées pleines de rats et de poux.
1915
Attaque des turcs contre le canal de Suez par le Sinaï.
1915 Débarquement des alliés sur la presqu’île de Gallipoli
dans les dardanelles.
25 avril 1915: Les troupes de L’ANZAC (
troupes Australiennes et néo-zélandaises ) ont subi leur baptême de feu
en Turquie dans la péninsule de
Gallipoli.
Ce fut un désastre et un enfer de pourriture des cadavres en
décomposition dans la chaleur.
Manque d’eau et de
ravitaillements. Puis terrible vague de
froid en novembre qui oblige de nombreuses évacuations. Plus de 7500 Australiens et 2400
Néo-Zélandais seront morts pour rien.
25 avril 1915: Massacre
de Arméniens par les Turcs.
Pendant deux années, la
population arménienne fut contrainte à l’exil et déportée dans les régions
désertiques. Plus d’un
million d’Arméniens sans défense furent tués ou moururent de froid ou de
maladies.
Les soldats mal payés et des irréguliers
avaient recours au pillage et aux meurtres pour trouver leur nourriture.
Les Turcs voulaient s’emparer des richesses des Arméniens et de les exterminer ou de les convertir à l’islam.
Seulement un septième
de la population arménienne a échappé aux massacres.
Les mouvements et les
multiplications des sévices contre les populations civiles sont inévitables en
temps de guerre.
Avidité et haine ethnique
ou religieuse sont manipulées dans un contexte de guerre totale.
Le 7 mai 1915, le paquebot Lusitania est coulé par un sous-marin
allemand au large de l'Irlande.
Parmi les 1 198 morts figurent 128 citoyens américains. Les
protestations américaines sont intenses.
24 mai 1915 : L’Italie
entre en guerre aux cotés des alliés.
30/7/1915 Bombardement de la raffinerie de
Péchelbronn en Alsace par l’aviation française.
Août 1915 : Résistants
fusillés ou déportés. Atrocités
allemandes contre les civils.
25
septembre 1915 Les Français lancent leur première
attaque par obus à gaz en Champagne.
Les
Anglais en font autant à Loos, puis en 1916, sur
Les
Français utilisent le phosgène et le chlore à Verdun, et les premiers obus à
l'ypérite en mai 1918.
Décembre
1915: La
retraite de l’armée de l’ANZAC en Turquie se fait en 11 nuits.
1916: accords Sykes-Picot, Anglais et Français se partagent le Proche-Orient.
Janvier 1916: Le Gaz
phosgène est employé pour la première fois: c'est un suffocant comme
le chlore,
mais non visible et dix fois plus
toxique que ce dernier, quoique plus fugace.
Les lances flammes seront également utilisés.
Les premières cagoules sont distribuées au même moment, et
les masques complets,
sur le modèle
allemand, début 1916.
1916
Bataille de Bassora entre les turcs et les Anglais ; les Anglais sont
vainqueurs.
1916
Laurence d’Arabie et les bédouins des
légions arabes passent par le désert et prennent Akaba par revers.
21
février-18 décembre 1916: la bataille de Verdun
et de la somme.
Déclenchée
par l’état-major allemand, la bataille de Verdun a pour but de "saigner à blanc" l’armée française.
Pilonnage d’artillerie pendant des heures avant que
les sections d’assaut avancent.
375 000 obus furent tirés en une seule
journée.
Ni les abris enterrés des allemands ne furent
détruits,
ni les réseaux de fil de fer barbelés ne furent complètement
ouverts.
60 000 soldats britanniques sur 25 kms de front sortirent des tranchées chacun
portant un sac de 30 kgs.
Ce fut un massacre. En l'espace d'une heure, c'est peut-être
la moitié des assaillants qui furent
soit tués,
soit blessés, par les tirs de
mitrailleuses allemands et par l'artillerie, lesquels, au grand étonnement des
soldats anglais, avaient en fait résisté au pilonnage prolongé des jours
précédents.
Ce fut un carnage inimaginable, et
pourtant les hommes continuèrent à avancer.
Les officiers marchaient devant. Ils
tombaient par centaines.
Ce n'était pas la
peine de viser, il suffisait de tirer dans le tas.
Si seulement ils
avaient couru, ils auraient écrasés les allemands.
Les effets de
l'artillerie étaient trop faibles, et les défenses allemandes trop solides.
L'offensive fut
reprise plus tard dans la matinée, et se solda par les mêmes résultats
désastreux.
Les alliés étaient montés
à l'assaut et avaient été massacrés.
C'était un désastre pour l'armée britannique.
Le soir du 1er
juillet, sur 320 000 soldats environ engagés,
elle avait à déplorer 20 000 morts et 40 000 blessés ou disparus.
Les pertes allemandes
furent évaluées à environ 6 000 hommes, et 2 000 prisonniers.
Ce jour-là, l'armée britannique subit plus de pertes que toutes
celles enregistrées dans la guerre de Crimée, la guerre des Boers et la
guerre de Corée.
Pour les Britanniques, le premier jour de la
bataille de
Des milliers de
familles furent touchées.
Des milliers de
veuves de soldats morts à la guerre qui ne font que coûter de l'argent à l'Etat.
Le service militaire doit être étendu jusqu'à l'âge de cinquante ans.
La jeunesse mâle doit être instruite énergiquement à partir de l'âge de
seize ans pour les besoins du service militaire.
Le 5 décembre 1916.
Pétain qui a pris le
commandement permet une rotation des unités
françaises dans la fournaise.
70 divisions et 1,5 millions de soldats seront engagés
dans cette tourmente de plus de 300 jours.
60 millions d’obus furent tirés en dix mois.
Les pertes ont été un peu près équivalentes dans les
deux camps.
Environ 163 000 du coté français et 143 000 chez les allemands.
770 000 avec les blessés en tout.
9/3/1916
les accords de
Sykes-Picot ; les Anglais et les Français se partagent le Proche orient.
1916
Lawrence d’Arabie agent du service secret anglais lèvent
les tribus arabes contre les Turcs alliés des allemands au moyen orient. Prise
du port d’Akaba par les rebelles arabes après la traversée du désert.
Décembre 1916 Hiver très dur, En Allemagne la situation des récoltes de pomme
de terre se révéla insuffisante
pour nourrir la population.
La situation économique
devenait dramatique. Les gens mouraient de faim ou de maladies.
La pomme de terre est
remplacée par des navets.
Perte du pouvoir
d’achat en France de plus de 10 % depuis le début de la guerre..
5 Décembre 1916 Après
maintes discussions parlementaires,
la loi sur
le service auxiliaire patriotique fut promulguée
31 janvier 1917 : attaque de Champagne
En janvier 1917,
35 navires marchands britanniques ont été coulés
par les sous-marins allemands,
86 en février, 103 en mars, 155 en avril.
En ajoutant les pertes dues aux mines et celles des Alliés,
le mois d'avril est absolument catastrophique.
Allemands ont-ils décidé de risquer cette aggravation de la
guerre?
Comme en août 1914, comme en février 1916,
ils sont persuadés que la rapidité et
l'intensité de leur attaque peuvent leur faire gagner la guerre.
la mise en
place par les Alliés de convois de navires marchands protégés.
L'Amirauté britannique n'était pas favorable à
l'introduction des convois:
ce procédé
défensif était rejeté par les adeptes de l'offensive sur mer.
Les navires de
guerre ainsi utilisés à protéger des grappes de navires marchands ne pouvaient
jouer le rôle noble qui devait être le leur.
l'Allemagne se réveillera d'une illusion, et
ce réveil aura de terribles conséquences.
Or, sur les 800 navires convoyés en juillet et en août 1917,
seuls cinq ont été perdus.
Les sous-marins allemands eux-mêmes disparaissent maintenant
plus vite qu'ils ne sont construits:
dix
sont coulés en septembre 1917.
1917
Attaque par guérillas des réservoirs d’eau, et sabotages des voies de
communications. 100 000 soldats allemands mourront dans le désert.
3 février 1917, les relations diplomatiques sont rompues
avec l'Allemagne,
prélude
à l'entrée en guerre des États-Unis.
Le 18 mars, les sous-marins
allemands détruisent trois nouveaux bâtiments américains.
Au moment où la tension s'exaspère aux États-Unis, les
nouvelles de la révolution russe et de la fin du gouvernement autocratique du
tsar confirment que le bon camp, celui de la démocratie.
C'est une guerre contre toutes les
nations.
Des navires américains ont été coulés, des vies américaines
ont été perdues,
d'une
façon qui nous a bouleversés. L'humanité tout entière
est menacée.
La neutralité ne se
défend plus, dans de telles conditions.
Mars- septembre 1917 Révolution russe. Effondrement du front russe à l’Est et
italienne à l’ouest.
Printemps 1917 ;
Refus d’obéissance dans l’armée.
Baisse du moral chez les civils,
Flambée des prix des produits alimentaires Grèves de deux semaines.
Interventions vigoureuses de la police, arrestations, condamnations,
licenciements.
Au mois de juin, les usines de
guerre sont à leur tour touchées,
Dans la seule région parisienne,
soixante et onze industries diverses sont affectées et le nombre des grévistes
atteint 100 000 personnes.
Dans l'industrie d'armement: 430
000 femmes, 497 000 ouvriers mobilisés et 425 000 ouvriers civils.
Le reste du personnel était formé
par des jeunes gens de moins de dix-huit ans,
des
travailleurs étrangers et coloniaux.
Un indice calculé sur treize produits
alimentaires de base montre en rythme annuel,
une augmentation de
100 % entre avril et juillet
Le moral des soldats subit un très
sérieux fléchissement après la désastreuse offensive d'avril 1917
au Chemin
des Dames.
D’avril à juin, essentiellement entre Soissons et
Reims,
des refus
collectifs d'obéissance affectent environ 40 000 hommes.
Dans leur immense majorité, ils
refusent simplement de monter en ligne pour protester contre la façon dont la
guerre est menée et contre les conditions de vie et de permissions qui leur
sont faites.
2 avril 1917 : Les
Britanniques, pour leur part, ont davantage mis l'accent sur les doctrines
d'emploi:
le
projector Livens,
Utilisé pour la première fois à Arras, pouvait expédier des
milliers de bouteilles de gaz grâce à des batteries de mortiers mises à feu
électriquement, provoquant instantanément et en un point précis des nappes
très denses, et donc infiniment redoutables.
1 360 000 hommes furent intoxiqués, 94 000 sont
morts.
Les armées allemandes, française
et britannique comptèrent 600 000 intoxiqués,
et
de 27 000 à 30 000 morts pour toute la durée de la guerre.
Le 4 avril 1917, entrée
en guerre des Etats-Unis.
82 sénateurs contre 6
votent la guerre; le 6 avril, 373 représentants contre 50.
En ce jour où les États-Unis sont
officiellement en guerre et où les sous-marins attaquent comme chaque jour
depuis le 31 janvier 1917
Washington sort de sa neutralité
prudente pour s’engager aux côtés des forces de l’Entente.
La guerre
sous-marine entreprise par les Allemands, qui coulent sans distinction tous les convois à destination des îles
britanniques est à l’origine de cette décision.
Les premières troupes américaines,
commandées par le général Pershing, arrivent à Saint-Nazaire au mois de juin
1917.
4 avril- mai 1917 Chemin
des Dames. Echec de l’offensive du Général Nivelle.
1 million d’hommes lancés dans la
bataille. Plus de 130 000 hors de combat en 10 jours. Un vrai
carnage.
7 juin 1917 ; Bataille
d’Ypres. Trois phases. La
première débuta le 7 juin 1917.
Ce jour-là, le génie allié fit
exploser une série de dix-neuf mines géantes placées sous les lignes
allemandes au sud-est d'Ypres, sous la crête de Messines
Elle sema la confusion et
désorganisa complètement les positions défensives allemandes.
Les troupes alliées, avec l'aide des
Néo-Zélandais qui étaient le fer de lance de l'attaque, s'emparèrent alors de
ce qui restait de la ville de Messines.
La deuxième phase, c'est six semaines plus
tard, juste au début d'un été qui bat tit des records d'humidité, que
l'attaque se produisit.
Au moment où les Alliés décidèrent
de bouger, les lignes adverses avaient été encore plus solidement renforcées,
et l'avantage de l'action réussie sur la crête de Messines se trouvait réduit à
néant.
Le 11 juin 1917 vote
d’une loi qui institue la semaine anglaise et des contrats
collectifs.
1917: manifestation
d’ouvrières new yorkaises pour réclamer l’égalité
des droits avec les hommes.
Le 12 juillet
Les blessures les
plus affreuses et les avalanches de fer les plus meurtrières, mais tout cela
n'était pas comparable à ce brouillard qui, pendant des heures longues comme
des siècles,
a
voilé à nos yeux l'éclat du soleil, la lumière du jour.
31 juillet - 10 novembre 1917 : Troisième bataille d ‘Ypres. 250 000 morts et blessés.
La troisième bataille d'Ypres lancée le 31 juillet, tourna
court le 10 novembre 1917,
devant le village en ruines qui lui
donna son nom.
Les Britanniques avaient échoué dans leur tentative de
déloger les troupes allemandes des lignes qu'elles tenaient au nord et à l'est
du saillant d'Ypres.
Cette offensive devait se solder par 250 000 morts et
blessés.
1917 Plus de 150 000 travailleurs
Chinois sont incorporés dans l’armée
française afin de préparer et de
nettoyer les tranchées.
24 octobre 1917 :
Caporetto,
Autour de la ville de Caporetto, il y avait pratiquement
équilibre des forces entre Italiens et Autrichiens:
environ
trente-cinq divisions de part et d'autre.
Les batteries allemandes entreprirent,
le 24 octobre 1917 à 2 heures, un bombardement intensif,
qui mêla des
obus asphyxiants à un tir soutenu de mortiers.
Des unités autrichiennes et allemandes arrivèrent à
infiltrer les troupes italiennes et à les prendre à revers
les forces allemandes et
autrichiennes réussirent brillamment à percer les lignes italiennes
et, au cours des semaines qui
suivirent, à progresser vers l'ouest.
Pourtant, ce fut bien un repli en profondeur, effectué non
pas par choix, mais sous l'effet de la panique et de la fuite. Dans un premier
temps ce repli fut de l'ordre de
C'était une file interminable de gens malheureux et épuisés.
Le pillage systématique des réserves des paysans
fut la preuve de la déchéance et du désespoir des 750 000 personnes qui,
d'après les estimations,
s'enfuirent
de la zone du front.
Deux divisions britanniques et quatre divisions
françaises furent envoyées immédiatement.
D'autres suivirent. Le front se stabilisa sur
la campagne se termina en impasse.
En octobre 1917, il n’y avait
pratiquement plus d’autorité en Russie.
A la suite d’un discret coup d'État, Lénine se trouve au pouvoir dans
l'indifférence générale,
sauf à Moscou.
Les paysans s'emparent de la terre et se la
partagent.
Du côté allemand, même si on
était convaincu que l'armée russe était hors d'état de combattre,
conclure
rapidement un Armistice puis la paix avec
Le 1 décembre 1917, une délégation russe partit pour
Brest-litovsk,
où était installé le quartier
général des forces allemandes.
Le 3 décembre 1917 : un Armistice est signé
pour une période de 28 jours.
8
janvier 1918 : les 14 points de paix du
président Wilson
Le
président américain expose ses buts de guerre.
Wilson entend notamment assurer la liberté de navigation sur les mers, garantir
la naissance de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Pologne…) et créer une Société des Nations (SDN).
la Russie s'était retirée de la
guerre, et l'Italie avait été
ébranlée.
Mais c'est à ce moment-là que les premières unités
américaines avaient commencé à arriver sur le front occidental.
Le 18 janvier 1918, le général Hoffmann apporte
une carte où est tracée la nouvelle frontière;
elle correspond aux régions déjà
occupées par l'armée allemande: les territoires polonais,
de
larges parties de
Le 10 février 1918. Le gouvernement de
Les ordres pour la démobilisation générale ont déjà été
donnés.
Les Allemands continuent d'avancer. Ils sont à Pskov, à
Le 3 mars 1918. Le traité de paix est signé.
17 avril 1918: premières mutineries dans l’armée
française
Lors
de la sanglante offensive du Chemin des Dames (Aisne), commandée par le général
Nivelle,
des unités complètes, soit 30
à 40 000 soldats, refusent de monter en ligne.
Une trentaine
de poilus sont fusillés.
Une grande offensive pour forcer la décision semblait
beaucoup plus urgente encore dans la mesure où des grèves avaient éclaté, y
compris dans les usines de munitions.
Mars-juillet
1918 : dernières offensives allemandes.
Entre le 21 et le 23 mars, les Allemands avancent depuis Saint-Quentin
jusqu'au-delà de Montdidier.
En direction
d'Amiens, la route leur fut barrée de justesse.
Les attaques allemandes sont préparées par des bombardements
composés aux trois quarts d'obus à gaz.
Une deuxième grande offensive, commencée le 9 avril
dans les Flandres,
les fit avancer, vers le nord-ouest,
de 15 kms.
En Picardie puis en Champagne,
les Allemands cherchent à rompre le front avant l’arrivée des troupes
américaines.
Finalement, la troisième offensive, commencée le 27 mai,
provoque presque la « rupture»
tant désirée, sur
Les armées de l’entente et notamment les Britanniques, sont mises à mal.
Seule la création d’un commandement unique sous
l’autorité de Foch permet de rétablir la situation.
les bombardements
de Paris prennent le plus d'ample .
A partir du 23 mars, un canon à longue portée de
à
La
« Grosse Bertha» frappe Saint- Gervais La grosse Bertha envoi
des obus sur Paris.
Le 29 mars 1918 est un
vendredi, le vendredi saint.
A 15 h
30, les fidèles sont assemblés pour l'office des Ténèbres dans les différentes
églises parisiennes.
Un obus tombe sur l'église Saint- Gervais, située
juste derrière l'Hôtel de Ville.
Dans les décombres, on retrouvera 88
morts et autant de blessés, une majorité
de femmes, de vieillards et d'enfants. Une fois de plus, la guerre n'épargne pas les
civils.
Au même moment, des raids aériens anglais atteignent la gare de Cologne.
Le but de ces bombardements dans les deux camps est avant
tout psychologique,
car
il est bien difficile de savoir où se trouvent les installations industrielles
stratégiques.
Beaucoup de parisiens quittent la capitale pour la
province.
Les victimes particulièrement innocentes de Saint- Gervais,
puisqu'on y dénombre beaucoup d'enfants, s
ont transformées en martyrs, martyrs de la « bochise »:
Quand des enfants pleurent leur père tombé sur le
front, c'est la guerre;
mais quand les pères reviennent du
front pour ensevelir leurs enfants assassinés,
c'est la guerre boche. La haine des boches qui était retombée s’exprime de
nouveau.
Les Français pensent que les Allemands seront jugés pour
leurs crimes et espèrent que leur défaite sera leur châtiment.
Le 4 avril 1918, les
Allemands enfoncent les lignes de
défense des alliés
et
arrivent jusqu’à Compiègne, Soissons, Château-Thierry, Epernay,
Montdidier; près de Arras et Amiens.
Cette semaine de Pâques 1918 est pour les Alliés une des pires de
la guerre.
L'offensive de
Ludendorff est un succès, les Anglais ont reculé de 60
kms.
L’emprunt de guerre négocié
en Allemagne entre le 18 mars et le 18 avril remporte un succès record:
15 millions de Reichsmarks.
C'est pourquoi tous avaient encore une fois réunies leur élan et
leurs forces intérieures.
On n'approvisionne plus
suffisamment l'artillerie en munitions Beaucoup d'officiers se
plaignent:
les troupes
extrêmement mal nourries depuis des mois ne poursuivent plus les ennemis après
la prise d'un village ou d'un bourg,
Pershing et Foch ont attesté qu'en avril-mai 1918 les
Allemands ont failli remporter la victoire,
Ludendorff s'en croit pleinement légitimé.
Le 14 mai 1918 le maréchal Foch est
nommé commandant en chef des forces alliées en France.
Malgré ses succès d'avril-
mai
Les déconvenues militaires de juillet et
l'offensive.
Les succès de l'offensive au Chemin des Dames et
vers Reims (fin mai-début juin):
« Ces grands
succès ont été acquis par la surprise et par la supériorité en artillerie
qu'on a pu garder pendant cette offensive
Les pertes allemandes furent de 951
000 hommes, selon les statistiques officielles, entre mars et
juin.
En juillet, la grippe espagnole sévit,
qui mit 400 000 hommes hors de combat.
Somme toute, les
forces allemandes, évaluées à 5,1 millions en mars,
Contre attaque franco-britannique
foudroyante du 8 août ; avancée décisive des Alliés
, grâce
aux avions et aux chars d'assaut, sans véritable contre attaque
journée qui restera pour les Allemands comme le commencement de la fin.
Les Français ont-ils battu les
Allemands en un héroïque et dernier effort en 1918 ou bien les soldats
allemands sont-ils sortis de la guerre en refusant de se battre?
A la mi-mars, les Allemands
avaient ramené 40 divisions d'est en ouest de sorte qu'ils disposaient d'une
supériorité considérable avant l'arrivée massive des Américains,
c'est-à-dire avant
l'été 1918. Ce qui leur donnait 192 divisions.
En face d'eux, il n'y avait au total que 172
divisions alliées,
dont 99
divisions d'infanterie et 6 divisions de cavalerie françaises.
L’allongement du front de 80 à
L'état d'équipement
de ces troupes en moyens automobiles était pauvre: 23 000 camions (à roues de
fer!) contre les 100 000 camions à pneus en caoutchouc
des Alliés.
La fameuse « grippe espagnole» qui sévit
dans toutes les armées à partir de juin put s'attaquer d'une façon
particulièrement efficace à cette armée allemande sans substance, physiquement et
moralement affaiblie.
Elle fit plus de 20 millions de
victimes. Ce fut une catastrophe mondiale. Toutes les populations
mondiales furent atteintes.
Dès le 18 juillet 1918 ,
un coup décisif pour le « moral » allemand est porté par l'attaque des 10"
et 15" armées françaises, qui réussit largement grâce à la nouvelle
tactique d'attaque par tanks et avions sans longue préparation d'artillerie.
L'avance de la 10 ème armée est couverte par 200 chars
lourds, avec 146 chars légers en réserve.
Le soir, la 10" armée a progressé de
L’incorporation des hommes de 50 à 60 ans, ce qui fut refusé
par les instances politiques du Reich pour former des bataillons qui ne
comptaient plus qu'un tiers de leur effectif normal.
L'étendue du front, depuis
il
n'y avait qu'une douzaine de divisions en plein état d'effectifs.
Le 20 juillet 1918, les Français affirment avoir fait 17 000
prisonniers.
Entre 750 000 et un million de soldats étaient absents des
premières lignes allemandes.
Le 8 août 1918 la
« journée noire de l'armée allemande ». L’offensive
foudroyante franco-britannique.
La supériorité des tanks et des avions est
hallucinante: 324 chars lourds anglais et 96 chars légers rapides auxquels s'ajoutent
90 chars français. La progression est de
Les redditions en masse, la lI ème armée
allemande perd 48 000 hommes, dont 33
000 portés « disparus».
Cela avait coûté d'énormes pertes, surtout en prisonniers,
et avait beaucoup amoindri la force de résistance allemande.
Les Alliés remportèrent une victoire dont il fut sur
le moment même évident qu'elle serait décisive.
Le 25 septembre 1918 la contre attaque des alliés renvoient les
Allemands
jusqu’à Gand, Maubeuge, Sedan, Verdun,
pont-à-mousson.
Les taxis de
En 1918, chaque mois, plus de 200 000 Américains débarquent
en France.
L’offensive du Maréchal Foch qui doit libérer
Des le 15 août 1918, l’empereur Charles d’Autriche
–Hongrie est venue dire au Kaiser qu’il ne veut plus poursuivre la guerre.
En Allemagne la révolution qui a pris naissance à Kiel s’étend
et gagna Berlin ou un conseil d’ouvriers et de soldats a pris le pouvoir.
Refus d'obéissance des matelots, stationnés sur les bateaux
de la marine de guerre à Wilhelmshaven.
C'est une révolte spontanée face à l'ordre d'appareillage
contre la flotte anglaise.
Manifestations dans les villes de Kiel, Brême, Hambourg,
formation de conseils de soldats.
1918 Damas est pris ; débâcle de l’armée ottomane.
31/10/1918
Capitulation de l’armée turque.
Le 4 novembre 1918,
la ville de Kiel est entre les mains des soldats en révolte.
L’Empereur Guillaume II fuit Berlin ou la
révolution gronde.
Des pourparlers d’armistice sont en cours, il fallait se
hâter car le danger bolcheviste risquait d’envahir toute l’Allemagne ainsi que
les troupes alliées.
Le 6 novembre 1918 Une délégation allemande arrive
en France pour demander l’Armistice.
Le 9 novembre 1918 La vague
révolutionnaire saisie Berlin.
Le kaiser s’en va sans même donner sa
démission.
Des millions d'hommes profondément
frustrés et qui ont tous un fusil à la main.
D’une troupe qui avait perdu des dizaines de
milliers d'hommes par redditions et par désertions plus ou moins cachées.
Mais leurs oreilles étaient remplies du
bourdonnement des canons, de l'éclat des mines, du hurlement des avions et du
crépitement des mitrailleuses.
Il y eut environ cinq millions de
soldats qui rentrèrent en novembre et décembre 1918 en
Allemagne.
Tout le monde avait vu les grèves, par
exemple en janvier 1918, mais personne n'avait vu une défaite militaire.
Hitler, dans le septième chapitre de Mein Kampf, s'est fait le porte-parole extrémiste
d'un ressentiment plus généralement partagé:
Les juifs capitalistes et
les socialistes marxistes de l'arrière
n'ont pas voulu que l'Allemagne gagne la guerre. Ils ont
commencé leur œuvre de contamination dès 1917, pour aboutir à l'érosion morale
de l'armée dès août 1918. Ils ont eu cause gagnée en novembre.
Là résidait le vrai problème allemand de
novembre (et de décembre) 1918.
Le 11 novembre 1918 à 5 H.10 les
Allemands signent dans le wagon du
Maréchal Foch
commandant
des armées alliées à Rethondes. L’Armistice doit
entrer en vigueur à 11 heures.
La nouvelle gagne par radio le monde entier.
Les cloches de toutes
les églises sonnent. La foule est en liesse. C’était le délire.
Les Français campent le long du Rhin et défilent dans
les villes récupérées d’Alsace et de Lorraine.
Mon père a défilé
dans Mulhouse.
La guerre fut gagnée et perdue le jour même où elle éclata:
quand
l'Allemagne s'attaqua non seulement à
mais
également à leurs empires.
Après l'entrée en guerre des États-Unis, même les lourdes
défaites subies dans les Flandres,
en Italie et en Russie n'eurent que
peu d'incidence sur le résultat final.
Le 12 novembre 1918 : L'armistice
est signé par les Allemands.
Quand le drapeau rouge flottait sur la cathédrale de Strasbourg
En
novembre 1918, les marins de Kiel, en grande partie alsaciens, reviennent au
pays, animés d'un fort sentiment révolutionnaire. Il y a exactement 91 ans, la
débâcle allemande était inéluctable pour tout le monde et notamment les 250
000 Alsaciens- Mosellans enrôlés dans l'armée allemande.
Face
au mépris de leurs amiraux, les marins se révoltent, le drapeau rouge flotte
bientôt sur tous les navires et l'esprit révolutionnaire anime les marins.
Ceux-ci
forment des conseils de soldats et d'ouvriers «< soviets ,;) dans les principales villes
d'Alsace
entre ,le 8 et le 22
novembre 1918, jusqu'à l'arrivée des troupes françaises à Strasbourg.
L'objectif
des marins n'était pas de garder l'Alsace dans le giron de l'Allemagne
impérialiste et vaincue mais de la soustraire au capitalisme français et de la
garder dans une Allemagne révolutionnaire et internationaliste.
Mais les événements en décidèrent
autrement...
Ils
ont inspiré au réalisateur Jean-Noël Delamarre un
documentaire de 53 mn, avec le soutien des
productions de
du
ministère de
La pandémie virale de
typhoïde injectée à des millions de
soldats au cours de la 1ère guerre mondiale.
Ce
sont les laboratoires Rockfeller et des usines de
Chine qui ont produit ces vaccins contre la
typhoïde (= typhus abdominal) en 1916 après avoir récolté le pus de
personnes infectées.
Ceséléments infectieux ont été injectés à des porcs puis ont été mélangés à
de l’albumine d’oeufs
de
poule en vue d’être finalement injectés sous forme de vaccins à des êtres
humains.
Rockfeller qui a toujours été un homme d’affaires astucieux a
fourni aux deux camps
(les allemands et les armées alliées) son cocktail vaccinal
toxique et mortel.
Immédiatement
après les vaccinations, de très nombreux soldats tombèrent malades.
Ils
souffraient d’une maladie baptisée à l’époque : infection
para- typhoïdique.
Ils souffraient de nausées, de vomissements,
de diarrhée et de pneumonies mortelles.
La maladie
s’est ensuite répandue dans le monde entier tuant pratiquement 50 millions
d’innocents.
(Source
: The horrors of vaccinations -
Higgins, 1921.)
Après
le retour de l'Alsace à
Un novembre bleu blanc rouge. La guerre est
finie. Les troupes françaises paradent. Les Alsaciens ont garni les fenêtres
de drapeaux tricolores. On leur distribue le texte de
Novembre
1918, ce sont aussi ces dizaines de milliers d'Allemands brutalement
expulsés d'Alsace.
On
les appelle les «Alt-Deutschen». Installés dans
cette Alsace si belle après 1871, ils s'y sentent chez eux, contribuant
largement à la prospérité de la région: sous le Reichsland,
Strasbourg change de visage, devient capitale.
Les
Alsaciens profitent des lois sociales extrêmement progressistes de Bismarck
et en 1911,
l'Alsace-
Lorraine obtient son propre Parlement régional (logé dans le bâtiment de
l'actuel TNS à Strasbourg).
L'Alsace
a-t-elle vraiment, comme le dit de façon catégorique la version officielle,
passé 47 ans à regretter
«Alsaciens,
n'achetez que dans des magasins alsaciens! »
Les
Français, nouveaux maîtres des lieux veulent
débarrasser cette région reconquise de toutes traces du passé allemand.
Première
mesure: expulser les «AltDeutschen». Quand ils reçoivent
l'ordre d'expulsion, ils ont 24 heures pour faire leurs maigres valises (30 kilos
de bagages maximum par adulte et 2000 Marks par
famille) et pour se rendre sur le lieu de rassemblement qui leur a été
assigné. Voilà d'autres images moins connues des Allemands élégants, portant
gibus, sont accroupis sur la terre battue et remballent leurs valises qu'un
soldat français vient de contrôler. Des femmes, un enfant dans les bras, se hissent à bord du camion couvert d'une bâche qui va les
reconduire à la frontière. Tout autour d'eux, des hordes de jeunes Alsaciens
lancent des injures, parfois du crottin de cheval et des cailloux.
«L'opération, écrit L'EIsasser Kurier,
à Colmar, a donné lieu à des scènes indignes.»
Quelque
130 000 Allemands sont expulsés, toutes catégories sociales confondues.
Les
honorables professeurs de la
prestigieuse université de Strasbourg
qui auront par la suite tout le mal du monde à récupérer leurs bibliothèques),
les maires, les fonctionnaires d'Empire «dont l'attitude vis-à-vis des indigènes
a laissé beaucoup à désirer»,
les instituteurs, des médecins mais aussi les
employés de chemins de fer, la tenancière «germanophile» de la buvette de la
gare de Kaysersberg et des commerçants.
Dans
les vitrines de leurs magasins, des affiches ont été collées: «Alsaciens Souvenez- vous de 47 ans de répression et
de tyrannie N'achetez que dans des magasins alsaciens! »L'administration
française les classe «indésirables».
La
rue et les journaux les appellent les «Boches»,
les «brigands», les «envahisseurs».
Le
général Messimy, libérateur de l'Alsace, parle d'un «peuple veule et lâche» par opposition à
«nation pleine d'idéal et de bonté».
'Des familles sont coupées en deux, le père seul est expulsé!
C'est
dans ce climat de nationalisme brutal que les Allemands sont reconduits sur
l'autre rive du Rhin en train ou en camion.
Parfois
ils traversent le pont à pied, des skis sur les épaules. Leurs appartements
sont mis sous séquestre, très souvent pillés.
Des
familles sont coupées en deux. Le père allemand est expulsé. La mère alsacienne
et les enfants restent.
On se salue le dimanche d'une rive à l'autre
du Rhin. Aux archives départementales du Haut-Rhin existe un gros dossier
poussiéreux contenant les suppliques aux autorités françaises de ces familles
déchirées qui ne comprennent pas ce qui leur arrive.
Un
très vilain chapitre de l'histoire franco-allemande que personne ne songea à
déterrer après
En
Adenauer
et de Gaulle bâtissent la réconciliation franco-allemande:
le sort de
ces Allemands expulsés d'Alsace est passé sous silence. Un point de détail
dans les livres d'histoire.
D'ailleurs,
c'était il y a si longtemps...Pascale Hugues DNA 11/11/2009
Décembre 1918, Débarqué à Brest Le président des états
unis Wilson fut admirablement
reçu.
Le 18
janvier 1919 : Ouverture
Il fut donc décidé que la négociation
véritable se ferait dans le « conseil des dix », composé de deux représentants
de chacun des cinq principaux États vainqueurs:
les
États-Unis,
25 mars 1919 Le « conseil des dix» fut remplacé
par le « conseil des quatre »,
Clemenceau, Wilson, le Premier
ministre britannique Lloyd George, et le président du Conseil italien Vittorio
Orlando
Le duel
qui opposa les deux principales personnalités, le président du Conseil
français, Georges Clemenceau et le président des États-Unis, Woodrow Wilson.
Ce qu'avait souhaité Wilson, c'était en fait une paix de
conciliation, une paix sans victoire.
La société des nations qui ferait
régner la paix. Clemenceau était tout à fait sceptique quant à
l'efficacité d'une telle organisation. Il était surtout convaincu que
l'Allemagne chercherait logiquement à prendre sa revanche et qu'il était
indispensable que
Clemenceau
savait bien que sans le concours anglais et américain,
Il savait qu'il devait sauvegarder l'union des Alliés et
pour cela accepter des compromis.
Le 7 mai 1919 à 15 heures, dans un
salon de l'hôtel Trianon-Place de Versailles (où
figure encore une plaque commémorant l'événement), le président de
Les discussions sont dramatiques parmi les dirigeants politiques
et militaires de l'Allemagne.
L'opinion est certes hostile à la signature, mais chez les
responsables la tendance passe progressivement du refus catégorique à la
résignation: le refus créerait des conditions encore pires.
Le 22 juin,1919 Un socialiste, Gustav Bauer, le
remplace.
il obtient l'autorisation de signer avec réserves.
Les
Alliés rejettent les réserves et le gouvernement allemand se résigne, malgré
tout à signer.
28 juin 1919 : signature du traité de
Versailles
Désignée comme seule responsable de la guerre, Berlin
perd plus de 10 % de son territoire,
l’ensemble de ses colonies et s’engage à n’entretenir qu’une armée réduite.
Les conditions imposées à
l'Allemagne étaient écrasantes: l'article 231 faisait de l'Allemagne et
de ses alliés les responsables de la guerre. L'Allemagne
devait évidemment rendre l'Alsace et
son territoire était amputé sur sa
frontière orientale; elle était coupée en deux par le couloir de Dantzig;
elle
perdait ses colonies; son armée était réduite à 100 000 hommes;
elle était condamnée à payer d'énormes
réparations; la rive gauche du Rhin était occupée.
L'Autriche-Hongrie, elle disparaissait purement et
simplement,
laissant la place à une série d'États
aussi fragiles que mal constitués.
85 000 soldats français
dont 30 000 africains occupent
au grand dame des allemands qui n’acceptent pas la présence de ces
africains.
Ces conditions très dures nourriront le ressentiment
des nationalistes allemands, au premier rang desquels Hitler, durant
l’entre-deux guerres.
Tous les peuples pouvaient disposer d'eux-mêmes,
ils
avaient ouvert la boîte de Pandore d'où tous les nationalismes allaient
s'échapper.
1918: la république de Tchécoslovaquie est proclamée sous
l'impulsion de Jan Masaryk et d'Edouard Benes.
Les
atrocités et désastres de la guerre
Villages en flammes, ponts détruits, civils sur les routes, famines, viols, tortures, pillages, tueries, blessés, morts, veuves et orphelins.
J’ai fait le
pèlerinage à Verdun avec mon père. Nous avons visité l’ossuaire de Domont ainsi
que le chemin des Dames et la tranchée des baïonnettes. La résistance à Verdun des Français a fait l’admiration du monde.
Morts de soldats, tous braves et héroïques, se battant
toujours pour la gloire de leur patrie française.
L’alcool ou la prière peut donner de la force et
du courage ou de l’inconscience aux soldats.
24 mars
1919 Pour éviter la famine à Berlin,
les premiers navires de ravitaillements américains arrivent
dans le port de hambourg.
Le droit à la
nourriture de la nation est une base tout aussi inaliénable
dans la vie des peuples que le droit à la liberté.
L’Allemagne est vaincue mais on ne peut lui enlever toutes
ses armes de peur qu’elle ne sombre dans le chaos.
La guerre terminée par l'Armistice du 11 novembre, la faim
ne cessa pas, et l'hiver 1918-1919 fut si dur que même les navets restèrent une
nourriture inaccessible pour ceux qui mourraient de faim car le blocus allié
ne fut pas levé malgré l'Armistice.
Pendant les toutes premières années qui suivent l'Armistice,
on comptabilise 376
assassinats politiques dont 354 frappèrent
des hommes de gauche.
Or, avec l'occupation
de
On observe, en 1923, la première
poussée hitlérienne
jusqu'à
un putsch raté que cautionne le général Ludendorff.
Les livraisons obligatoires de charbon au titre des
réparations
suscitent des manifestations
où s'exprime la colère d'une société humiliée et qui mûrit sa vengeance.
1935: mort du capitaine Alfred
Dreyfus, accusé à tort d'avoir livré des secrets militaires et réhabilité.
1936: victoire du Front
Populaire au 2ème tour des
législatives
Le 11/11/2009 ;
Des
centaines de livres, documents, films, documentaires, émissions de radios et de
télévisions ont été écrits et commentés sur ce sujet.
Je me suis intéressé à l’histoire au cours de mes recherches
généalogiques
J’ai
relevé et extrait les textes et des réflexions dans les livres, les revues ou
journaux et dans des émissions de
télévision ou internet que je transcris d’après mes idées que je remets tous les jours en
questions.
L’histoire,
c’est comme la généalogie, ce n’est jamais terminé.
J’ai de quoi
occupé mon esprit et mon temps de
loisirs jusqu’à la fin de mes jours.
On peut se tromper ou faire des
erreurs, cela n’aura aucune incidence sur l’avenir des gens et de la planète
On ne peut pas étudier l’histoire et les
civilisations sans parler politique et religions.
Si vous
êtes d’avis contraire, cela entraîne la discussion et l’échange de courriels.
Chacun
pourra avancer ses arguments ou réfléchir à d’autres idées que les siennes.
J’espère
que cela vous intéressera et que l’on pourra échanger nos
impressions.
Et n'hésitez pas à m'écrire pour me faire-part de vos
observations et de vos suggestions.
Email : mailto:gfinet@estvideo.fr
Mise à jour
le 01/11/2008
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