Etude et Réflexions sur la  VIE et les  CIVILISATIONS.

 

Grandeur et Décadences des civilisations.

                                     

 Première Guerre Mondiale 1914-1918.

On doit faire confiance aux chercheurs et Archéologues pour les dates et lieux des événements  historiques.

 

Combien  de mobilisés? plus de 67 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

Plus de 42 millions pour les alliés.

                                      Plus de 8,5 millions de Français. Le dernier est mort à 110 ans en 2008.

Combien  de blessés ? plus de 21 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

Plus de 12,8 millions pour les alliés.

Combien  d’invalides ? plus de  6 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

Combien  de morts ? plus de 8,5 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

 Plus de 5 millions pour les alliés.

Combien  de veuves ? plus de 3 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

Combien  d’orphelins  ? plus de 6 millions en 4 ans de guerres rien qu’en Europe.

 

Mon père s’est engagé à l’âge de 17 ans en 1914 avec ses frères pour faire cette guerre

 et chasser les Allemands de France.

Il nous racontait cette guerre de tranchés à Verdun, sur la Marne et l’Argonne ;

Qu’il avait été gazé et blessé puis soigné en Dordogne !

Il était en Alsace pour fêter l’Armistice du 11 novembre 1918. Il voulait défendre sa patrie et sa famille.

Après la guerre étant démobilisé, sa mère étant morte,

 il quitte la région minière pour s’installer avec sa femme, son fils et ses frères dans la région parisienne.

Nous ne faisions pas très attention à ce qu’il disait et j’ai pris conscience des souffrances qu’il avait enduré en regardant des reportages et documentaires à la télévision et en lisant des livres et revues sur cette guerre.

C’était l’horreur et l’enfer qu’on ne peut soupçonner tant que l’on ne l’a pas vécue.

Le ravitaillement était souvent impossible, l'évacuation des blessés également.

Les morts ne pouvaient être enterrés et les cadavres se putréfiaient sur place.

Il y eut plus de disparus dans la boue du champ de bataille que de morts iden­tifiés.

Tous les témoins ont été frappés par l'odeur des cadavres en décomposition.

Les hommes qui reviennent sont brisés, les soldats relevés se mon­trent incapables de répondre quand on leur adresse la parole.

La vermine, les rats, les fils de fer barbelés, les poux, les obus, les bombes, les souterrains,

les cadavres, le sang, l'alcool, les souris, les chats, l'artillerie, la saleté, les balles, les mortiers, le feu, l'acier: voilà la guerre. C'est l'œuvre du diable.

C’était la fatigue épouvantable, de l’eau ou la boue jusqu’au ventre, la saleté.

Les cadavres et les chairs en loques. Les blessés qui hurlaient de douleur.

On était trempé pendant plusieurs jours d'affilée. Jamais nous n'avons cru pouvoir nous en tirer vivants.

 Partout la boue s'infiltrait.

Des hommes qui vont à la boucherie, rangés en troupeaux

sur des ordres de généraux qui ne pensaient qu’a leurs noms dans l’histoire.

  Il a reçu plusieurs médailles militaires que j’ai gardé.

J’écris ces lignes pour garder son souvenir en son honneur.

 

 

                         

 

 L’assassinat à Sarajevo en 1914 de l’archiduc d’Autriche donne comme excuse à l’Empereur d’Allemagne Guillaume II de déclarer la guerre et d’envahir la France.

Toute la jeunesse européenne est admirable.

Mais les dirigeants des pays n’étaient pas capables d’enrayer le processus de la guerre.

Les Français avaient un devoir de défendre leur pays

 et d’infliger autant de coups décisifs à l’ennemi et de l’obliger à demander la paix.

Après les bombardements des églises,

des évêques prêchaient de tuer tous les Allemands au nom de Dieu. 

Des soldats ont reçu des lettres de leur famille qui leur disait :

« Vaut mieux la mort dans l’honneur que vivant dans le déshonneur. »

 

 Quelques dates des évènements importants de cette guerre.

1912 Les locomotives allemandes en Irak.

Les allemands construisent la ligne de chemin de fer à Bagdad et Bassora en Irak jusqu’à la Mecque en golfe persique.

 Ils comptent exploiter les champs pétrolifères en Irak. Les Anglais construisent un pipeline en Irak.

1913: traité de Bucarest qui met fin à la guerre des Balkans.

1913 Accord militaire Franco- Russe.

 Le service militaire avait été portée de deux à trois années en France.

1914 Alliance entre turcs et allemands. Les Allemands entraînent l’armée ottomane.

28 juin 1914 : Assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie.
L’attentat, perpétré à Sarajevo par de jeunes nationalistes serbes,

s’inscrit dans le contexte politique très tendu des Balkans.

Les peuples slaves, soutenus par la Russie, s’opposent à la domination austro-hongroise.

le 23 juillet 1914 Vienne adresse un ultimatum à la Serbie en représailles à ce meurtre,

le 28 juillet. 1914 Vienne déclare la guerre à la Serbie.

 1914 Les Turcs déclarent la guerre aux alliés et à la Russie.
3
1 juillet 1914 Assassinat du député socialiste Jean Jaurès à Paris qui était contre le capitaliste.

Son assassin passe la guerre dans une prison. Il sera acquitté le 29/3/1919.

1 août 1914 : Mobilisation générale en  France et en Allemagne. 

1,5 millions de combattants pour l’Allemagne.

 380 000 Alsaciens- Lorrains sont mobilisés dans l’armée allemande.

 25 000 Alsaciens- Lorrains sont mobilisés dans l’armée Française.

1,1 millions de combattants pour l’Autriche-Hongrie.

1,3 millions de combattants pour la Russie.

1,3 millions de combattants pour la france.

 

Les soldats Alsaciens Lorrains sont considérés dans l’armée allemande

comme combattant de seconde catégorie soupçonnés de possible désertion.

Emotion, consternation, pleurs, angoisse, abattement des populations rurales.

Les hommes de toutes classes et de tous métiers s’en allaient  graves mais fermes.

La France n’avait pas voulu la guerre, elle était attaquée, on ferait son devoir.

 

1 août 1914 L’Allemagne déclare la guerre à la Russie.

 

2 août 1914 L’invasion de la Belgique  et du Luxembourg par les Allemands.

Avant même que la guerre fût déclarée, dès le 2 août,

 les trou­pes allemandes pénétrèrent au Luxembourg et en Belgique,

 et commencèrent leur gigantesque mouvement tournant.

Les Allemands violent la neutralité belge et luxembourgeoise.

Colère britannique. Le gros de l’armée allemande opérait un vaste mouvement à travers la Belgique.


3 août 1914 :
l’Allemagne déclare la guerre à la France.
E
n quelques jours, le jeu des alliances plonge presque toute l’Europe dans la guerre.

Sur le front ouest, les armées françaises, belges et britanniques reculent tout l’été face à l’offensive allemande.
Sur le front Est, les troupes russes sont défaites par Hindenburg,

 mais contiennent les Austro-Hongrois en Galicie.

Les troupes françaises réussissent à stopper l’invasion sur la Marne et la Meuse

par une guerre de tranchées qui durera quatre ans.

 

4 août 1914 au 1 janvier 1916

L’armée britannique engage plus de 2 millions de volontaires pour combattre en France.

Il faut un rendement maximum pour l’industrie de guerre.

 Les besoins de l’économie ont fait travailler les femmes dans l’industrie lourde

Les hommes venaient de tous les pays de l’empire ; Australie, nouvelle Zélande, canada, sud Afrique, indes, Irlandais catholiques et protestants. Ils s’engagèrent non par obligation mais par conviction.

Les dirigeants britanniques et allemands savaient que l’enjeu de la guerre

était le contrôle de l’Europe du nord-ouest et des ports de la manche.

 Ils ont déclaré que la mer du Nord serait considéré comme un champ de bataille.

 

mi-août 1914

 La résistance des Russes fait  échec aux prévisions stratégiques allemandes sur les fronts de l’est.

 Les allemands doivent se replier avant de faire une contre offensive.

 Ils étaient aux courant des ordres et manœuvres des russes car les messages n’étaient pas codés.

 

1914 La Turquie entre en guerre aux cotés des puissances centrales.

Le déblocage des détroits pourrait aussi se révéler utile aux liai­sons avec la Russie.

Affaiblir l'Empire ottoman, jugé comme le maillon le plus fragile des alliés des puissances cen­trales, tout en protégeant les intérêts économiques et stratégiques en Méditerranée orientale, importants pour l'avenir?

12 mars 1914, 

le maréchal Kitchener arrive au large de Gallipoli

juste à temps pour voir de ses propres yeux l'échec  naval anglo-français du 18 mars.

Les Dardanelles étaient un véritable rêve pour des défenseurs:

une bande de terre étroite, extrêmement accidentée.

Les plans prévoyaient trois débarquements distincts, celui des« Anzacs »,

 celui des Britanniques et celui des Français. Au total 75 000 hommes.

Dès le 25 avril 1915 ,  la logique militaire serait de reconnaître que l'expédition a échoué:

on ne peut pas avancer. On tentera pour­ tant un nouveau débarquement en août, sans plus de succès,

et l'ordre d'évacuation ne sera donné qu'en décembre.

 

mi-août 1914 La résistance des Belges :

 Le dernier fort de Liège ne se rendit que le 17 août. Il n'empêche: le 20 août, Bruxelles était occupée

1914: deuxième entrée des Français à Mulhouse, où ils ne restent que cinq jours.

1914: combats à Saint-Blaise, dans la haute vallée de la Bru­che (victoire française).

1914: les Français refoulés dans la vallée de la Bruche dans la forteresse de Mutzig.

 

19 Août  1914 :

les 1re et 2e armées, commandées respectivement par le général Dubail et le général de Castelnau,

 attaquaient à l'est de la Moselle en direction de Sarrebourg et de Morhange,

mais dès le lendemain une contre-offensive allemande les rejetait vers Nancy.

 

20 – 23 Août  1914 : plus de 40 000 morts français jonchaient le sol du Nord de la Lorraine.

Une guerre devait être offensive d’après les généraux allemands et français.

L’idée de défensive était rejetée avec horreur.

Pour être bien vu, il fallait être offensif à tout va, ce qui inspirait alors le commande­ment

et qui furent responsables de véritables massacres.

Assez paradoxalement, dans ces armées tout entières vouées à offensive,

 les fantassins portaient un paquetage de 30 kilos.

D’idées napoléoniennes, admirateur de la manœuvre d'Austerlitz, le général Joffre enten­dait enfoncer le centre allemand avant de se rabattre sur les ailes.

Il avait prévu une double offensive en Lorraine, à droite entre Vosges et Moselle, à gauche entre Verdun et Metz ­

La 3 ème  armée (général Ruffey) et la 4 ème armée (géné­raI de Langle de Cary) passent à l'attaque en direction des Arden­nes, à l'ouest de la Moselle, mais elles sont aussi immédiatement rejetées.

Les Français eurent le dessous.

Sur toute la ligne, l'armée française, vaincue dans la bataille des frontières »,

 reculait. D'où les erreurs de calculs du général Joffre.

Erreur funeste le commandement allemand ne faisait pas de différence

entre ses troupes d'active et ses troupes de réserve.

Les sol­dats avaient été préparés, aussitôt qu'ils s'arrêtaient,

 à se livrer à des travaux de terrassement, les soldats français, non.

Les troupes françaises avaient été renforcées par l'appel aux soldats des dépôts.

 Plus de 100 000 hommes en quelques Jours.

Lorsque les deux armées, cessant de combattre parallèlement l'une à l'autre, se firent face dans le gigantesque choc frontal que fut la bataille de la Marne,

750 000 fantassins allemands seulement tentèrent d'enfoncer le front tenu par plus d'un million de fan­tassins franco-britanniques. Ils échouèrent et durent à leur tour bat­tre en retraite.

 Parmi les causes de la victoire de la Marne,

la supériorité numérique des soldats alliés fut en définitive pri­mordiale.

Le Hartmannswillerkopf, dont la crête domine la plai­ne d'Alsace au-dessus des vil­lages de Wattwiller et Uff­holtz,

a été le plus sanglant champ de bataille de la Pre­mière Guerre mondiale (1914-1918) en Alsace.

Tren­te mille soldats français et al­lemands y sont morts.

Classé monument histori­que dès 1921,

 on y trouve une crypte, un cimetière mili­taire, ainsi que des vestiges épars de fortifications.

 26-29 Août  1914 Les allemands font plus de 90 000 prisonniers Russes. 

Le général Russe Sansonov se donne la mort sur le champ de bataille.

30 août 1914 L’Autriche  déclare la guerre à la Serbie.

2 septembre  1914 les avant-gardes de l'armée de von Kluck atteignaient Senlis,

 à 50 kilomètres de Notre-Dame.

 Les soldats allemands  avaient parcouru 40 kilomètres par jour, tout en combattant...

Le général Joffre n'avait pris que très lentement conscience du formidable danger.

Dès 1914, des avions avaient survolé la ville, puis des zeppelins.

 

A la fin de l'année 1914,

 L’armée française comptait déjà trois cent mille morts. 133 écrivains seront tombés sur les champs de bataille.

N’ayant pas prévu une guerre longue,

 les premiers écueils économiques et industriels apparurent dès septembre 1914.

Stabilisation des fronts.

La résistance organise des réseaux d’évasions et de renseignements.

Beaucoup de résistants seront fusillés ou déportés.

La Belgique et dix départements français occupés par l’armée allemande.

Incendies, viols, meurtres, otages fusillés,

 

Ces morts sont souvent à divers titres utilisés pour la propagande.

Lutte de la civilisation contre la barbarie.

Entre nos peuples d'Occident, assure-t-il, il n'y avait aucune raison de guerre. »

Le responsable est l'impérialisme:  « Chaque peuple a plus ou moins son impérialisme. »

Quant au christianisme, « prêtres, pasteurs, évêques,

c'est par  milliers qu'ils vont dans la mêlée pratiquer, le fusil au poing, la parole divine, "tu ne tueras point »

L’Europe était une notion à peu près étrangère à la totalité des populations européennes.

Aucune chance, car qui en France était prêt à croire, à ce moment, que les Allemands avaient un droit égal à celui des Français à défendre leur pays, que chacun devait être renvoyé dos à dos avec ses responsabilités, qu'on ne devait pas haïr?

 

22 avril 1915: première utilisation de l’arme chimique dans l’histoire.

Procédé proscrit par les conventions internationales de La Haye de 1899 et 1907.

 Empoisonner l'ennemi comme on empoisonne les rats.

Mais la guerre est un cas de légitime défense et ne connaît pas de loi. Il en sera ainsi tant qu'il y aura des guerres. .

 L'emploi des gaz était bien la marque d'un processus de tota­lisation de la guerre,

d'une guerre dans laquelle tout, désormais était permis.
Près d’Ypres (Artois), les troupes allemandes envoient des nappes de chlore sur les tranchées françaises, canadiennes et belges.

Les soldats qui ne bénéficient d’aucune protection, souffrent de brûlures des yeux et des voies respiratoires.

la vague mortelle du 22 avril 1915 à Ypres fut une surprise totale. La nappe de chlore a enveloppé des soldats dépour­vus de tout moyen de protection, et ignorant même les réflexes les plus élémentaires comme l'application de mouchoirs humides sur le visage.

Le gaz brûle les yeux, la gorge, les poumons. Les soldats vomissent, crachent le sang.

Surtout, ils perdent la tête, allant au hasard, demandant de l'eau à grands cris, crachant du sang, quelques-uns même roulant à terre en faisant des efforts désespérés pour respirer. 

Les médecins, eux, ont fait ce qu'ils pouvaient pour les 15 000 intoxiqués.

Le 22 avril ou les jours suivants, 5 000 meurent.

Les décès ont bien été entraînés par une congestion pulmonaire violente.

L'attaque n'aurait pas dû surprendre à ce point le commande­ment.

Dès août 1914, le professeur Fritz Haber avait proposé l'uti­lisation de gaz à l'état-major allemand et s'était mis au travail avec une équipe de chercheurs. Fin janvier 1915, des milliers de bou­teilles de chlore étaient prêtes, grâce aux immenses capacités de l'industrie chimique allemande,

qui utilisait déjà ce gaz, ainsi que le phosgène, pour ses colorants

24 avril 1915, et de nouveau au début de mai, les nouvelles attaques par les gaz

dans le saillant d'Ypres, contre les Canadiens et les Anglais. Les Canadiens, quoique surpris dans leur sommeil, se protègent avec leurs chaussettes et leurs mouchoirs imbibés d'eau ou d'urine.

L'armée française perd 29 000 hommes par mois!

Eté 1915 ; au col de Linge dans les Vosges ; les combats ont fait plus de 10 000 morts français et 7000 allemands.

Parfois plus de 40 000 obus par jour, des gaz toxiques et des lance-flammes.

Français et Allemands sont restés comme des taupes pour garder leurs tranchées pleines de rats et de poux.

1915 Attaque des turcs contre le canal de Suez par le Sinaï.

1915 Débarquement des alliés sur la presqu’île de Gallipoli dans les dardanelles.

25 avril 1915: Les troupes de L’ANZAC  ( troupes Australiennes et néo-zélandaises ) ont subi leur baptême de feu en Turquie  dans la péninsule de Gallipoli.

Ce fut un désastre et un enfer de pourriture des cadavres en décomposition dans la chaleur.

Manque d’eau et de ravitaillements. Puis terrible  vague de froid en novembre qui oblige de nombreuses évacuations. Plus de 7500 Australiens et 2400  Néo-Zélandais seront morts pour rien.

 

25 avril 1915: Massacre de Arméniens par les Turcs.

Pendant deux années, la population arménienne fut contrainte à l’exil et déportée dans les régions désertiques. Plus d’un million d’Arméniens sans défense furent tués ou moururent de froid ou de maladies.

 Les soldats mal payés et des irréguliers avaient recours au pillage et aux meurtres pour trouver leur nourriture.

Les Turcs voulaient s’emparer des richesses des Arméniens et de  les exterminer ou de les convertir à l’islam.

Seulement un septième de la population arménienne a échappé aux massacres.

Les mouvements et les multiplications des sévices contre les populations civiles sont inévitables en temps de guerre.

Avidité et haine ethnique ou religieuse sont manipulées dans un contexte de guerre totale.

 

Le 7 mai 1915, le paquebot Lusitania est coulé par un sous­-marin allemand au large de l'Irlande.

Parmi les 1 198 morts figu­rent 128 citoyens américains. Les protestations américaines sont  intenses.

 

24 mai 1915 : L’Italie entre en guerre aux cotés des alliés.

 

30/7/1915 Bombardement de la raffinerie de Péchelbronn en Alsace par l’aviation française.

 

Août 1915 : Résistants fusillés ou déportés. Atrocités allemandes contre les civils.

 

25 septembre 1915 Les Français lancent leur première attaque par obus à gaz en Champagne.

Les Anglais en font autant à Loos, puis en 1916, sur la Somme.

Les Français utilisent le phos­gène et le chlore à Verdun, et les premiers obus à l'ypérite en mai 1918.

 

Décembre  1915: La retraite de l’armée de l’ANZAC  en Turquie se fait en 11 nuits.

1916: accords Sykes-Picot, Anglais et Français se partagent le Proche-Orient.

 Janvier 1916: Le Gaz phosgène est employé pour la première fois: c'est un suffocant comme le chlore,

mais non visible et dix fois plus toxique que ce dernier, quoique plus fugace.

 Les lances flammes seront également utilisés.

Les premières cagoules sont distribuées au même moment, et les masques complets,

sur le modèle allemand, début 1916.

1916 Bataille de Bassora entre les turcs et les Anglais ; les Anglais sont vainqueurs.

1916 Laurence d’Arabie et les bédouins des  légions arabes passent par le désert et prennent Akaba par revers.

21 février-18 décembre 1916: la bataille de Verdun et de la somme.
Déclenchée par l’état-major allemand, la bataille de Verdun a pour but  de "saigner à blanc" l’armée française.

Pilonnage d’artillerie pendant des heures avant que les sections d’assaut avancent.

375 000 obus furent tirés en une seule journée.

Ni les abris enterrés des allemands ne furent détruits,

 ni les réseaux de fil de fer barbelés ne furent complètement ouverts.

60 000 soldats britanniques sur 25 kms  de front sortirent des tranchées chacun portant un sac de 30 kgs.

Ce fut un massacre. En l'espace d'une heure, c'est peut-être la  moitié des assaillants qui furent soit tués,

soit blessés, par les tirs de mitrailleuses allemands et par l'artillerie, lesquels, au grand étonnement des soldats anglais, avaient en fait résisté au pilon­nage prolongé des jours précédents.

Ce fut un carnage inimagi­nable, et pourtant les hommes continuèrent à avancer.

Les officiers marchaient devant. Ils tom­baient par centaines.

 Ce n'était pas la peine de viser, il suffisait de tirer dans le tas.

 Si seulement ils avaient couru, ils auraient écrasés les allemands.

 Les effets de l'artille­rie étaient trop faibles, et les défenses allemandes trop solides.

 L'offensive fut reprise plus tard dans la matinée, et se solda par les mêmes résultats désastreux.

 Les alliés étaient  montés à l'assaut et avaient été massacrés.

C'était un désastre pour l'armée britannique.

 Le soir du 1er juillet, sur 320 000 soldats environ engagés,

elle avait à déplorer 20 000 morts et 40 000 blessés ou disparus.

 Les pertes allemandes furent évaluées à environ 6 000 hommes, et 2 000 prisonniers.

Ce jour-là, l'armée britannique subit plus de pertes que tou­tes celles enregistrées dans la guerre de Crimée, la guerre des Boers et la guerre de Corée.

Pour les Britanniques, le premier jour de la bataille de la Somme fut huit fois plus coûteuses en vies humai­nes que ne l'avait été Waterloo.

 Des milliers de familles furent touchées.

 Des milliers de veuves de soldats morts à la guerre qui ne font que coûter de l'argent à  l'Etat.

Le service militaire doit être étendu jusqu'à l'âge de cinquante ans.

La jeunesse mâle doit être instruite énergiquement à partir de l'âge de seize ans pour les besoins du service militaire.

Le 5 décembre 1916.

Pétain qui a pris le commandement permet une rotation des unités françaises dans la fournaise.

70 divisions et 1,5 millions de soldats seront engagés dans cette tourmente de plus de 300 jours.

60 millions d’obus furent tirés en dix mois.

Les pertes ont été un peu près équivalentes dans les deux camps.

 Environ 163 000 du coté français et 143 000 chez les allemands.

770 000 avec les blessés en tout.

 

9/3/1916 les accords de Sykes-Picot ; les Anglais et les Français se partagent le Proche orient.

1916 Lawrence d’Arabie agent du service secret anglais lèvent les tribus arabes contre les Turcs alliés des allemands au moyen orient. Prise du port d’Akaba par les rebelles arabes après la traversée du désert.

Décembre 1916 Hiver très dur, En  Allemagne la situation des récoltes de pomme de terre se révéla insuffisante pour nourrir la population.

La situation économique devenait dramatique. Les gens mouraient de faim ou de maladies. 

La pomme de terre est remplacée par des navets.

Perte du pouvoir d’achat en France de plus de 10 % depuis le début de la guerre..

 

5 Décembre 1916 Après maintes discussions par­lementaires,

la loi sur le service auxiliaire patriotique fut pro­mulguée

 

31 janvier 1917 : attaque de Champagne

 

En janvier 1917,

35 navires marchands britanniques ont été coulés par les sous-marins allemands, 

86 en février, 103 en mars, 155 en avril.

En ajoutant les pertes dues aux mines et celles des Alliés, le mois d'avril est absolument catastrophique.

Allemands ont-ils décidé de risquer cette aggravation de la guerre?

Comme en août 1914, comme en février 1916,

ils sont persuadés que la rapidité et l'intensité de leur attaque peuvent leur faire gagner la guerre.

la mise en place par les Alliés de convois de navires marchands protégés.

 L'Amirauté britannique n'était pas favorable à l'introduction des convois:

ce procédé défensif était rejeté par les adeptes de l'offensive sur mer.

 Les navi­res de guerre ainsi utilisés à protéger des grappes de navires mar­chands ne pouvaient jouer le rôle noble qui devait être le leur.

l'Allemagne se réveillera d'une illusion, et ce réveil aura de ter­ribles conséquences.

Or, sur les 800 navires convoyés en juillet et en août 1917, seuls cinq ont été perdus.

Les sous-marins allemands eux-mêmes disparaissent maintenant plus vite qu'ils ne sont cons­truits:

 dix sont coulés en septembre 1917.

1917 Attaque par guérillas des réservoirs d’eau, et sabotages des voies de communications. 100 000 soldats allemands mourront dans le désert.

 

3 février 1917, les relations diplomatiques sont rom­pues avec l'Allemagne,

 prélude à l'entrée en guerre des États-Unis.

 

Le 18 mars, les sous-marins allemands détruisent trois nouveaux bâtiments américains.

Au moment où la tension s'exaspère aux États-Unis, les nouvelles de la révolution russe et de la fin du gouvernement autocratique du tsar confirment que le bon camp, celui de la démocratie.

C'est une guerre contre toutes les nations.

Des navires américains ont été coulés, des vies américaines ont été perdues,

 d'une façon qui nous a bou­leversés. L'humanité tout entière est menacée.

 La neu­tralité ne se défend plus, dans de telles conditions.

 

 Mars- septembre 1917 Révolution russe. Effondrement du front russe à l’Est et italienne à l’ouest.

 

 Printemps 1917 ; Refus d’obéissance dans l’armée.

Baisse du moral chez les civils, Flambée des prix des produits alimentaires Grèves de deux semaines. Interventions vigoureuses de la police, arrestations, condamnations, licenciements.

Au mois de juin, les usines de guerre sont à leur tour touchées,

Dans la seule région parisienne, soixante et onze industries diverses sont affectées et le nombre des grévistes atteint 100 000 personnes.

 Dans l'industrie d'armement: 430 000 femmes, 497 000 ouvriers mobilisés et 425 000 ouvriers civils.

Le reste du personnel était formé par des jeunes gens de moins de dix-huit ans,

des travailleurs étrangers et coloniaux.

 Un indice cal­culé sur treize produits alimentaires de base montre en rythme annuel,

 une augmentation de 100 % entre avril et juillet

Le moral des soldats subit un très sérieux fléchissement après la désastreuse offensive d'avril 1917

 au Chemin des Dames.

D’avril à  juin, essentiellement entre Soissons et Reims,

des refus collectifs d'obéissance affectent environ 40 000 hommes.

Dans leur immense majorité, ils refusent simplement de monter en ligne pour protester contre la façon dont la guerre est menée et contre les conditions de vie et de permissions qui leur sont faites.

 

2 avril 1917 : Les Britanniques, pour leur part, ont davantage mis l'accent sur les doctrines d'emploi:

 le projector Livens,

Utilisé pour la pre­mière fois à Arras, pouvait expédier des milliers de bouteilles de gaz grâce à des batteries de mortiers mises à feu élec­triquement, provoquant instantanément et en un point précis des nappes très denses, et donc infiniment redoutables.

1 360 000 hommes furent intoxiqués, 94 000 sont morts.

Les armées allemandes, française et britannique comptèrent 600 000 intoxiqués,

 et de 27 000 à 30 000 morts pour toute la durée de la guerre.

 

Le 4 avril 1917,  entrée en guerre des Etats-Unis.

 82 sénateurs contre 6 votent la guerre; le 6 avril, 373 représentants contre 50.

En ce jour où les États-Unis sont offi­ciellement en guerre et où les sous-marins attaquent comme cha­que jour depuis le 31 janvier 1917

Washington sort de sa neutralité prudente pour s’engager aux côtés des forces de l’Entente.

 La guerre sous-marine entreprise par les  Allemands, qui coulent sans distinction tous les convois à destination des îles britanniques est à l’origine de cette décision.

Les premières troupes américaines, commandées par le général Pershing, arrivent à Saint-Nazaire au mois de juin 1917.

 

4 avril- mai 1917 Chemin des Dames. Echec de l’offensive du Général Nivelle.

1 million d’hommes lancés dans la bataille. Plus de 130 000 hors de combat en 10 jours. Un vrai carnage.

 

7 juin 1917 ; Bataille d’Ypres. Trois phases.  La première débuta le 7 juin 1917.

Ce jour-là, le génie allié fit exploser une série de dix-neuf mines géantes placées sous les lignes allemandes au sud-est d'Ypres, sous la crête de Messi­nes

Elle sema la confusion et désorganisa complètement les positions défen­sives allemandes.

 Les troupes alliées, avec l'aide des Néo-Zélandais qui étaient le fer de lance de l'attaque, s'emparèrent alors de ce qui restait de la ville de Messines.

 

La deuxième phase, c'est six semaines plus tard, juste au début d'un été qui bat­ tit des records d'humidité, que l'attaque se produisit.

Au moment où les Alliés décidèrent de bouger, les lignes adverses avaient été encore plus solidement renforcées, et l'avantage de l'action réussie sur la crête de Messines se trouvait réduit à néant.

 

Le 11 juin 1917 vote d’une loi qui institue la semaine anglaise et des contrats collectifs.

1917: manifestation d’ouvrières new ­yorkaises pour réclamer l’égalité des droits avec les hommes.

 

Le 12 juillet 1917, L'« ypérite », un gaz vésicant agissant par une action lente et profonde sur l'organisme, sous forme de brûlures aux yeux, sur la peau et les muqueuses, et dont le nuage est également invisi­ble, est employé pour la première fois: c'est l'« ypérite », du nom­ d'Ypres, où, cette fois encore, le nouveau toxique est expérimenté. Avec la vague, la mort nous a enveloppés, elle a imprégné nos vêtements et nos couvertures, elle a tué autour de nous tout ce qui vivait, tout ce qui respirait.

 Les blessu­res les plus affreuses et les avalanches de fer les plus meurtrières, mais tout cela n'était pas comparable à ce brouillard qui, pendant des heures longues comme des siècles,

 a voilé à nos yeux l'éclat du soleil, la lumière du jour.

 

31 juillet - 10 novembre 1917 :  Troisième bataille d ‘Ypres. 250 000 morts et blessés.

La troisième bataille d'Ypres lancée le 31 juillet, tourna court le 10 novembre 1917,

devant le village en ruines qui lui donna son nom.

Les Britanniques avaient échoué dans leur ten­tative de déloger les troupes allemandes des lignes qu'elles tenaient au nord et à l'est du saillant d'Ypres.

Cette offensive devait se sol­der par 250 000 morts et blessés.

1917 Plus de 150 000 travailleurs Chinois sont incorporés dans l’armée française afin de préparer et de  nettoyer les tranchées.

24 octobre 1917 : Caporetto,

Autour de la ville de Caporetto, il y avait pratiquement équi­libre des forces entre Italiens et Autrichiens:

 environ trente-cinq divisions de part et d'autre.

Les batteries allemandes entreprirent, le 24 octobre 1917 à 2 heures, un bombardement intensif,

qui mêla des obus asphyxiants à un tir soutenu de mortiers.

Des unités autrichiennes et allemandes arrivèrent à infiltrer les troupes italiennes et à les prendre à revers

les forces alleman­des et autrichiennes réussirent brillamment à percer les lignes ita­liennes

et, au cours des semaines qui suivirent, à progresser vers l'ouest.

Pourtant, ce fut bien un repli en profondeur, effectué non pas par choix, mais sous l'effet de la panique et de la fuite. Dans un premier temps ce repli fut de l'ordre de 50 kilomètres, puis de 50 kilomètres supplémentaires encore. En compagnie des unités italiennes désorganisées fuyait un flot de réfugiés, d'habitants des villages traversés et de civils accompagnant l'armée qui encombrait les routes.

C'était une file interminable de gens malheureux et épuisés. Le pillage systématique des réserves des paysans fut la preuve de la déchéance et du désespoir des 750 000 personnes qui, d'après les estimations,

 s'enfuirent de la zone du front.

Deux divisions britanniques et quatre divisions françaises furent envoyées immédiatement.

D'autres sui­virent. Le front se stabilisa sur la Piave et, avec le début de l'hiver,

la campagne se termina en impasse.

 

En octobre 1917, il n’y avait  pratiquement plus d’autorité en Russie.

A la suite d’un discret coup d'État, Lénine se trouve au pouvoir dans l'indifférence générale,

sauf à Moscou.

Les paysans s'empa­rent de la terre et se la partagent.

 Du côté allemand, même si on était convaincu que l'armée russe était hors d'état de combattre,

 conclure rapidement un Armistice puis la paix avec la Russie comportait l'avantage évident de pouvoir dans les mois qui suivraient transférer sur le front occidental des centaines de milliers de soldats et remporter la victoire avant  l'entrée en action des troupes américaines.

Le 1 décembre 1917, une délégation russe partit pour Brest-litovsk,

était installé le quartier général des forces allemandes.

Le 3 décembre 1917 : un Armistice est signé pour une période de 28 jours.

 

8 janvier 1918 : les 14 points de paix du président Wilson
Le président américain expose ses buts de guerre.

Wilson entend notamment assurer la liberté de navigation sur les mers, garantir la naissance de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Pologne…) et créer une Société des Nations (SDN).
la Russie s'était retirée de la guerre, et l'Italie avait ­été ébranlée.

Mais c'est à ce moment-là que les premières unités américaines avaient commencé à arriver sur le front occidental.

 

Le 18 janvier 1918, le général Hoffmann apporte une carte où est tracée la nouvelle frontière;

elle correspond aux régions déjà occupées par l'armée allemande: les terr­itoires polonais,

 de larges parties de la Russie occidentale.

La Lituanie, le sud de la Lettonie, sans compter l'Ukraine, dont les Allemands ont reconnu le gouvernement indépendant au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Le 10 février 1918. Le gouvernement de la République fédérale russe informe que tout en refusant de signer la paix d'agression, la Russie déclare en même temps la guerre terminée avec l'Allema­gne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie et la Turquie.

Les ordres pour la démobilisation générale ont déjà été donnés.

Les Allemands continuent d'avancer. Ils sont à Pskov, à 250 kilomètres de Petrograd.

 

Le 3 mars 1918. Le traité de paix est signé.


17 avril 1918: premières mutineries dans l’armée française
Lors de la sanglante offensive du Chemin des Dames (Aisne), commandée par le général Nivelle,

 des unités complètes, soit 30 à 40 000 soldats, refusent de monter en ligne.

Une trentaine de poilus sont fusillés.

Une grande offensive pour forcer la décision semblait beaucoup plus urgente encore dans la mesure où des grèves avaient éclaté, y compris dans les usines de munitions.

 

Mars-juillet 1918 : dernières offensives allemandes.

Entre le 21 et le 23 mars, les  Allemands avancent depuis Saint-Quentin jusqu'au-delà de Montdidier.

 En direction d'Amiens, la route leur fut barrée de justesse.

Les attaques allemandes sont préparées par des bombardements composés aux trois quarts d'obus à gaz.

Une deuxième grande offensive, commencée le 9 avril dans les Flandres,

les fit avancer, vers le nord-ouest, de 15 kms.

En Picardie puis en Champagne,

les Allemands cherchent à rompre le front avant l’arrivée des troupes américaines.

Finalement, la troisième offensive, commencée le 27 mai, provoque presque la « rupture»

tant désirée, sur la Marne..

Les armées de l’entente et notamment les Britanniques, sont mises à mal.

Seule la création d’un commandement unique sous l’autorité de Foch permet de rétablir la situation.

les bombardements de Paris prennent le plus d'ample .

A partir du 23 mars, un canon à longue portée de 420 mm, installé dans la forêt de Saint-Gobain,

 à 140 km de Paris, tire des projectiles de 108 kg.

La « Grosse Bertha» frappe Saint- Gervais La grosse Bertha  envoi des obus sur Paris.

Le 29 mars 1918 est un vendredi, le vendredi saint.

 A 15 h 30, les fidèles sont assemblés pour l'office des Ténèbres dans les différentes églises parisiennes.

Un obus tombe sur l'église Saint- Gervais, située juste derrière l'Hôtel de Ville.

Dans les décombres, on retrouvera 88 morts et autant de blessés, une majorité de femmes, de vieillards et d'enfants. Une fois de plus, la guerre n'épargne pas les civils.

 Au même moment, des raids aériens anglais atteignent la gare  de Cologne.

Le but de ces bombardements dans les deux camps est avant tout psychologique,

 car il est bien difficile de savoir où se trouvent les installations industrielles stratégiques.

Beaucoup de parisiens quittent la capitale pour la province.

Les victimes particulièrement innocentes de Saint- Gervais, puisqu'on y dénombre beaucoup d'enfants, s

ont transformées en martyrs, martyrs de la « bochise »:

Quand des enfants pleurent leur père tombé sur le front, c'est la guerre;

mais quand les pères reviennent du front pour ensevelir leurs enfants assassinés,

c'est la guerre boche. La haine des boches qui était retombée s’exprime de nouveau.

Les Français pensent que les Allemands seront jugés pour leurs crimes et espèrent que leur défaite sera leur châtiment.

 

Le 4 avril 1918, les Allemands  enfoncent les lignes de défense des alliés

 et arrivent jusqu’à Compiègne, Soissons, Château-Thierry, Epernay, Montdidier;  près de Arras et Amiens.

Cette semaine de Pâques 1918 est pour les Alliés une des pires de la guerre.

 L'offensive de Ludendorff est un succès, les Anglais ont reculé de 60 kms.

L’emprunt de guerre négocié en Allemagne entre le 18 mars et le 18 avril remporte un succès record:

 15 millions de Reichsmarks.

C'est pourquoi tous avaient encore une fois réunies leur élan et leurs forces intérieures.

On n'approvi­sionne plus suffisamment l'artillerie en munitions Beaucoup d'officiers se plaignent:

les troupes extrêmement mal nourries depuis des mois ne poursui­vent plus les ennemis après la prise d'un village ou d'un bourg,

Pershing et Foch ont attesté qu'en avril-mai 1918 les Allemands ont failli remporter la victoire,

Ludendorff s'en croit pleinement légitimé.

 

Le 14 mai 1918 le maréchal Foch est nommé commandant en chef des forces alliées en France.

Malgré ses succès d'avril- mai 1918, l'armée allemande est minée par la lassitude.

Les décon­venues militaires de juillet et l'offensive.

Les succès de l'offen­sive au Chemin des Dames et vers Reims (fin mai-début juin):

 « Ces grands succès ont été acquis par la surprise et par la supé­riorité en artillerie qu'on a pu garder pendant cette offensive

Les pertes allemandes furent de 951 000 hommes, selon les sta­tistiques officielles, entre mars et juin.

 En juillet, la grippe espa­gnole sévit, qui mit 400 000 hommes hors de combat.

 Somme toute, les forces allemandes, évaluées à 5,1 millions en mars,

Contre attaque franco-britannique foudroyante du 8 août ; avancée décisive des Alliés

, grâce aux avions et aux chars d'assaut, sans véritable contre ­attaque journée qui restera pour les Allemands comme le commencement de la fin.  

Les Français ont-ils battu les Allemands en un héroïque et dernier effort en 1918 ou bien les soldats allemands sont-ils sortis de la guerre en refusant de se battre?

A la mi-mars, les Allemands avaient ramené 40 divisions d'est en ouest de sorte qu'ils disposaient d'une supériorité considérable avant l'arrivée massive des Américains,

c'est-à-dire avant l'été 1918. Ce qui leur donnait 192 divisions.

 En face d'eux, il n'y avait au total que 172 divisions alliées,

dont 99 divisions d'infanterie et 6 divisions de cavalerie françaises.

L’allongement du front de 80 à 150 km dans ce secteur avait créé d'énormes problèmes de ravitaillement.

 L'état d'équipement de ces troupes en moyens automobiles était pauvre: 23 000 camions (à roues de fer!) contre les 100 000 camions à pneus en caoutchouc des Alliés.

La fameuse « grippe espagnole» qui sévit dans toutes les armées à partir de juin put s'attaquer d'une façon particulièrement efficace à cette armée allemande sans substance, physiquement et moralement affaiblie.

Elle fit plus de 20 millions de victimes. Ce fut une catastrophe mondiale. Toutes les populations mondiales furent atteintes.

 

Dès le 18 juillet 1918 , un coup décisif pour le « moral » allemand est  porté par l'attaque des 10" et 15" armées françaises, qui réussit largement grâce à la nouvelle tactique d'attaque par tanks et avions sans longue préparation d'artillerie.

L'avance de la 10 ème armée est couverte par 200 chars lourds, avec 146 chars légers en réserve.

Le soir, la 10" armée a progressé de 8,5 km

L’incorporation des hommes de 50 à 60 ans, ce qui fut refusé par les instances politiques du Reich pour former des bataillons qui ne comptaient plus qu'un tiers de leur effectif normal.

L'étendue du front, depuis la Belgique jusqu'à la frontière suisse,

 il n'y avait qu'une douzaine de divisions en plein état d'effectifs.

 

Le 20 juillet 1918, les Français affirment avoir fait 17 000 prisonniers.

Entre 750 000 et un million de soldats étaient absents des premières lignes allemandes.

 

 Le 8 août 1918  la « journée noire de l'armée allemande ».  L’offensive foudroyante franco-britannique.

 

La supériorité des tanks et des avions est hallucinante: 324 chars lourds anglais et 96 chars légers rapides auxquels s'ajoutent 90 chars français. La progression est de 12 km dans la journée.

Les redditions en masse, la lI ème armée allemande  perd 48 000 hommes, dont 33 000 portés « disparus».

Cela avait coûté d'énormes pertes, surtout en prisonniers, et avait beaucoup amoindri la force de résistance allemande.

Les Alliés remportèrent une victoire dont il fut sur le moment même évident qu'elle serait décisive.

 

Le 25 septembre  1918  la contre attaque des alliés renvoient les Allemands

jusqu’à Gand, Maubeuge, Sedan, Verdun, pont-à-mousson.

Les taxis de la Marne ramènent des troupes fraîches sur le front.

 

En 1918, chaque mois, plus de 200 000 Américains débarquent en France. 

L’offensive du Maréchal Foch qui doit libérer la Belgique et le Nord de la France se développe rapidement.

La Bulgarie signe l’Armistice.

 

Des le 15 août 1918, l’empereur Charles d’Autriche –Hongrie est venue dire au Kaiser qu’il ne veut plus poursuivre la guerre.

En Allemagne la révolution qui a pris naissance à Kiel s’étend et gagna Berlin ou un conseil d’ouvriers et de soldats a pris le pouvoir.

Refus d'obéissance des matelots, stationnés sur les bateaux de la marine de guerre à Wilhelmshaven.

C'est une révolte spontanée face à l'ordre d'appareillage contre la flotte anglaise.

Manifestations dans les villes de Kiel, Brême, Hambourg, formation de conseils de soldats.

1918 Damas est pris ; débâcle de l’armée ottomane.

 31/10/1918 Capitulation de l’armée turque.

Le 4 novembre 1918, la ville de Kiel est entre les mains des soldats  en révolte.

L’Empereur Guillaume II fuit Berlin ou la révolution gronde. 

Des pourparlers d’armistice sont en cours, il fallait se hâter car le danger bolcheviste risquait d’envahir toute l’Allemagne ainsi que les troupes alliées.

 

Le 6 novembre 1918 Une délégation allemande arrive en France pour demander l’Armistice.

 

Le 9 novembre 1918 La vague révolutionnaire saisie Berlin.

Le kaiser s’en va sans même donner sa démission.

La République socialiste de maintien de l'ordre et de la discipline au sein des troupes qui commencent à refluer vers l'Allemagne et dont le retour pose un grand nombre de problèmes de logistique et d'autorité.

Des millions d'hommes profondément frustrés et qui ont tous un fusil à la main.

 D’une troupe qui avait perdu des dizaines de milliers d'hommes par redditions et par désertions plus ou moins cachées.

Mais leurs oreil­les étaient remplies du bourdonnement des canons, de l'éclat des mines, du hurlement des avions et du crépitement des mitrailleu­ses.

Il y eut environ cinq millions de soldats qui rentrèrent en novembre et décembre 1918 en Allemagne.

Tout le monde avait vu les grèves, par exemple en janvier 1918, mais personne n'avait vu une défaite militaire.

Hitler, dans le septième chapitre de Mein Kampf, s'est fait le porte-parole extrémiste d'un ressentiment plus géné­ralement partagé:

Les juifs capitalistes et les socialistes marxistes  de l'arrière n'ont pas voulu que l'Allemagne gagne la guerre. Ils ont commencé leur œuvre de contamination dès 1917, pour abou­tir à l'érosion morale de l'armée dès août 1918. Ils ont eu cause gagnée en novembre.

Là résidait le vrai problème allemand de novem­bre (et de décembre) 1918.

 

Le 11 novembre 1918 à 5 H.10 les Allemands  signent dans le wagon du Maréchal Foch

 commandant des armées alliées à Rethondes. L’Armistice doit entrer en vigueur à 11  heures.

La nouvelle gagne par radio le monde entier.

 Les cloches de toutes les églises sonnent. La foule est en liesse. C’était le délire.

Les Français campent le long du Rhin et défilent dans les villes récupérées d’Alsace et de Lorraine.

 Mon père a défilé dans Mulhouse.

La guerre fut gagnée et perdue le jour même où elle éclata:

quand l'Allemagne s'attaqua non seu­lement à  la France et à la Grande-Bretagne,

 mais également à leurs empires.

Après l'entrée en guerre des États-Unis, même les lourdes défaites subies dans les Flandres,

en Italie et en Russie n'eurent que peu d'incidence sur le résultat final.

 

Le 12 novembre 1918 :  L'armis­tice est signé par les Allemands. 

Quand le drapeau rouge flottait sur la cathédrale de Strasbourg

En novembre 1918, les marins de Kiel, en grande partie alsaciens, reviennent au pays, animés d'un fort senti­ment révolutionnaire. Il y a exactement 91 ans, la débâcle allemande était inéluc­table pour tout le monde et notamment les 250 000 Alsa­ciens- Mosellans enrôlés dans l'armée allemande.

Face au mépris de leurs amiraux, les marins se révoltent, le drapeau rouge flotte bientôt sur tous les navires et l'esprit révolution­naire anime les marins.

Ceux-ci forment des conseils de soldats et d'ouvriers «< so­viets ,;) dans les principales villes d'Alsace

 entre ,le 8 et le 22 novembre 1918, jusqu'à l'arrivée des troupes françaises à Stras­bourg.

L'objectif des marins n'était pas de garder l'Alsace dans le giron de l'Allemagne impérialiste et vaincue mais de la soustraire au capitalisme français et de la garder dans une Allemagne révolutionnaire et internationaliste.

 Mais les évé­nements en décidèrent autrement...

Ils ont inspiré au réalisateur Jean-Noël Delamarre un docu­mentaire de 53 mn, avec le soutien des productions de la Lanterne,

du ministère de la Défense et des collectivités ter­ritoriales alsaciennes. Le film est nourri d'images étonnantes et des souvenirs des témoins de l'époque (Robert Heitz, Charles Frey, Jacques Peirotes, Jean Knittel) et l'écrivain al­lemand Alfred Dôblin (alors médecin dans un lazaret à Ha­guenau) et d'entretiens avec de nombreux historiens français et allemands.

La pandémie virale de 1918 a été la résultante directe de la vaccination contre la

typhoïde injectée à des millions de soldats au cours de la 1ère guerre mondiale.

Ce sont les laboratoires Rockfeller et des usines de Chine qui ont produit ces vaccins contre la

typhoïde (= typhus abdominal) en 1916 après avoir récolté le pus de personnes infectées.

Ceséléments infectieux ont été injectés à des porcs puis ont été mélangés à de l’albumine d’oeufs

de poule en vue d’être finalement injectés sous forme de vaccins à des êtres humains.

Rockfeller qui a toujours été un homme d’affaires astucieux a fourni aux deux camps

(les allemands et les armées alliées) son cocktail vaccinal toxique et mortel.

Immédiatement après les vaccinations, de très nombreux soldats tombèrent malades.

Ils souffraient d’une maladie baptisée à l’époque : infection para- typhoïdique.

 Ils souffraient de nausées, de vomissements, de diarrhée et de pneumonies mortelles.

La maladie s’est ensuite répandue dans le monde entier tuant pratiquement 50 millions d’innocents.

(Source : The horrors of vaccinations - Higgins, 1921.)

 

Après le retour de l'Alsace à la France commence les expulsions de 130 000 Allemands, toutes catégories sociales confondues.

 Un novembre bleu blanc rouge. La guerre est finie. Les trou­pes françaises paradent. Les Alsaciens ont garni les fenê­tres de drapeaux tricolores. On leur distribue le texte de La Marseillaise; qu'ils ne connaissent pas par cœur ­ils sont si nombreux d'ail­leurs à ne plus parler le français. Ils furent alle­mands pendant 48 ans.

 Novembre 1918, ce sont aussi ces dizaines de milliers d'Allemands bruta­lement expulsés d'Alsace.

On les appelle les «Alt-Deut­schen». Installés dans cette Alsace si belle après 1871, ils s'y sentent chez eux, contri­buant largement à la prospérité de la région: sous le Reichsland, Strasbourg change de visage, devient capitale.

Les Alsaciens profi­tent des lois sociales extrê­mement progressistes de Bismarck et en 1911,

l'Alsa­ce- Lorraine obtient son pro­pre Parlement régional (logé dans le bâtiment de l'actuel TNS à Strasbourg).

L'Alsace a-t-elle vraiment, comme le dit de façon caté­gorique la version officielle, passé 47 ans à regretter la France ?

«Alsaciens, n'achetez que dans des magasins alsaciens! »

Les Français, nouveaux maîtres des lieux veulent débarrasser cette région re­conquise de toutes traces du passé allemand.

Première mesure: expulser les «Alt­Deutschen». Quand ils re­çoivent l'ordre d'expulsion, ils ont 24 heures pour faire leurs maigres valises (30 ki­los de bagages maximum par adulte et 2000 Marks par famille) et pour se ren­dre sur le lieu de rassemble­ment qui leur a été assigné. Voilà d'autres images moins connues des Allemands élé­gants, portant gibus, sont ac­croupis sur la terre battue et remballent leurs valises qu'un soldat français vient de contrôler. Des femmes, un enfant dans les bras, se hissent à bord du camion couvert d'une bâche qui va les reconduire à la frontière. Tout autour d'eux, des hor­des de jeunes Alsaciens lan­cent des injures, parfois du crottin de cheval et des cail­loux. «L'opération, écrit L'EI­sasser Kurier, à Colmar, a donné lieu à des scènes indi­gnes.»

Quelque 130 000 Alle­mands sont expulsés, toutes catégories sociales confon­dues.

Les honorables  professeurs de la prestigieuse université  de Strasbourg qui auront par la suite tout le mal du monde à récupérer leurs bibliothèques), les maires, les fonctionnaires d'Empire «dont l'attitude vis-à-vis des indigènes a laissé beaucoup à désirer»,

 les instituteurs, des médecins mais aussi les employés de chemins de fer, la tenancière «germanophile» de la buvette de la gare de Kaysers­berg et des commerçants.

Dans les vitrines de leurs magasins, des affiches ont été collées: «Alsaciens  Sou­venez- vous de 47 ans de ré­pression et de tyrannie N'achetez que dans des ma­gasins alsaciens! »L'administration française les classe «indésirables».

La rue et les journaux les ap­pellent les «Boches», les «brigands», les «envahis­seurs».

Le général Messimy, libérateur de l'Alsace, parle d'un «peuple veule et lâche» par opposition à la France,

«nation pleine d'idéal et de bonté».

'Des familles sont coupées en deux, le père seul est expulsé!

C'est dans ce climat de nationalisme brutal que les Allemands sont reconduits sur l'autre rive du Rhin en train ou en camion.

Parfois ils traversent le pont à pied, des skis sur les épaules. Leurs appartements sont mis sous séquestre, très sou­vent pillés.

Des familles sont coupées en deux. Le père allemand est expulsé. La mère alsa­cienne et les enfants restent.

 On se salue le dimanche d'une rive à l'autre du Rhin. Aux archives départementa­les du Haut-Rhin existe un gros dossier poussiéreux contenant les suppliques aux autorités françaises de ces familles déchirées qui ne comprennent pas ce qui leur arrive.

Un très vilain chapitre de l'histoire franco-allemande que personne ne songea à déterrer après la Seconde Guerre mondiale.

En 1945, l'héritage allemand en Alsa­ce, déjà tabou, devient l'hé­ritage nazi. Personne en Alsace n'ose émettre d'avis positif sur la période du Reichsland avant 1914.

 Adenauer et de Gaulle bâtissent la réconciliation franco-allemande:

le sort de ces Allemands expulsés d'Alsace est passé sous si­lence. Un point de détail dans les livres d'histoire.

D'ailleurs, c'était il y a si longtemps...Pascale Hugues DNA 11/11/2009

Décembre 1918, Débarqué à Brest Le président des états unis  Wilson fut admirablement reçu.

Le 18 janvier 1919 : Ouverture La Conférence de la paix, par Ray­mond  Poincaré, devait « préparer» les projets de traités qui seraient soumis aux Allemands. Les vainqueurs étaient au nombre de vingt-sept.

Il fut donc décidé que la négociation véritable se ferait dans le « conseil des dix », composé de deux représentants de chacun des cinq principaux États vainqueurs:

les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon.

25 mars 1919  Le « conseil des dix» fut remplacé par le « conseil des quatre »,

Clemenceau, Wilson, le Premier ministre britannique Lloyd George, et le président du Conseil italien Vittorio Orlando

 Le duel qui opposa les deux princi­pales personnalités, le président du Conseil français, Georges Cle­menceau et le président des États-Unis, Woodrow Wilson.

Ce qu'avait souhaité Wilson, c'était en fait une paix de conci­liation, une paix sans victoire.

La société des nations qui ferait régner la paix. Clemenceau était tout à fait sceptique quant à l'efficacité d'une telle organisation. Il était surtout convaincu que l'Allemagne cher­cherait logiquement à prendre sa revanche et qu'il était indispen­sable que la France obtienne des garanties majeures contre ce risque.

 Clemenceau savait bien que sans le concours anglais et américain, la France aurait été battue.

Il savait qu'il devait sauvegarder l'union des Alliés et pour cela accepter des compromis.

 

Le 7 mai 1919 à 15 heures, dans un salon de l'hôtel Trianon-Place de Versailles (où figure encore une plaque commémorant l'événement), le président de la Confé­rence, Clemenceau, les communiqua à une délégation allemande conduite par le ministre des Affaires étrangères, le comte Ulrich von Brockdorff-Rantzau.

Les discussions sont dramatiques parmi les dirigeants politiques et militaires de l'Allemagne.

L'opinion est certes hostile à la signature, mais chez les responsables la tendance passe progressivement du refus catégorique à la résignation: le refus créerait des condi­tions encore pires.

 

Le 22 juin,1919 Un socialiste, Gustav Bauer, le remplace.

il obtient l'autorisation de signer avec réserves.

Les Alliés rejettent les réserves et le gouvernement allemand se résigne, malgré tout à signer.

 

28 juin 1919 : signature du traité de Versailles

Désignée comme seule responsable de la guerre, Berlin perd plus de 10 % de son territoire,

l’ensemble de ses colonies et s’engage à n’entretenir qu’une armée réduite.

Les conditions imposées à  l'Allemagne étaient écrasantes: l'arti­cle 231 faisait de l'Allemagne et de ses alliés les responsables de la guerre. L'Allemagne devait évidemment rendre l'Alsace­ et la Lorraine;

son territoire était amputé sur sa frontière orientale; elle était coupée en deux par le couloir de Dantzig;

 elle perdait ses colonies; son armée était réduite à 100 000 hommes;

elle était condamnée à payer d'énormes réparations; la rive gauche du Rhin était occupée.

L'Autriche-Hongrie, elle disparaissait purement et simplement,

laissant la place à une série d'États aussi fragiles que mal constitués.

85 000 soldats français dont 30 000 africains occupent la Rhénanie

au grand dame des allemands qui n’acceptent pas la présence de ces africains.

Ces conditions très dures nourriront le ressentiment des nationalistes allemands, au premier rang desquels Hitler, durant l’entre-deux guerres.

Tous les peuples pouvaient disposer d'eux-mêmes,

 ils avaient ouvert la boîte de Pandore d'où tous les nationalismes allaient s'échapper.

1918: la république de Tchéco­slovaquie est proclamée sous l'impulsion de Jan Masaryk et d'Edouard Benes.

 

 Les atrocités et désastres de la guerre

Villages en flammes, ponts détruits, civils sur les routes, famines, viols, tortures, pillages, tueries, blessés, morts, veuves et orphelins.

 J’ai fait le pèlerinage à Verdun avec mon père. Nous avons visité l’ossuaire de Domont ainsi que le chemin des Dames et la tranchée des baïonnettes. La résistance à Verdun des Français a fait l’admiration du monde.

Morts de soldats, tous braves et héroïques, se battant toujours pour la gloire de leur patrie française.

L’alcool ou la prière peut donner de la force et du courage ou de l’inconscience aux soldats.

24 mars  1919 Pour éviter la famine à Berlin,

les premiers navires de ravitaillements américains arrivent dans le port de hambourg.

Le droit à la nourriture de la nation est une base tout aussi inaliénable 

dans la vie des peuples que le droit à la liberté.

L’Allemagne est vaincue mais on ne peut lui enlever toutes ses armes de peur qu’elle ne sombre dans le chaos.

La guerre terminée par l'Armistice du 11 novembre, la faim ne cessa pas, et l'hiver 1918-1919 fut si dur que même les navets restèrent une nourriture inaccessible pour ceux qui mourraient de faim car le blocus allié ne fut pas levé malgré l'Armistice.

Pendant les toutes premières années qui suivent l'Armistice,

 on comptabilise 376 assassinats politiques  dont 354 frappè­rent des hommes de gauche.

 Or, avec l'occupation de la Ruhr et l'inflation le dol­lar passe de 10 425 marks à 4 200 milliards de marks.

 

On observe, en 1923, la première poussée hitlérienne

 jusqu'à un putsch raté que cautionne le général Luden­dorff.

Les livraisons obligatoires de charbon au titre des réparations

suscitent des manifestations où s'exprime la colère d'une société humiliée et qui mûrit sa vengeance.

1935: mort du capitaine Alfred Dreyfus, accusé à tort d'avoir li­vré des secrets militaires et ré­habilité.

1936: victoire du Front Populaire au 2ème  tour des législatives

 

 Le 11/11/2009 ; la Chancelière d’Allemagne Angéla Merkel et le président de la république Française Nicolas Sarkozy commémorent ensemble l’armistice sous l’arc de triomphe à Paris.

 

Des centaines de livres, documents, films, documentaires, émissions de radios et de télévisions ont été écrits et commentés sur ce sujet.

Je me suis intéressé  à l’histoire au cours de mes recherches généalogiques

J’ai relevé et extrait les textes et des réflexions dans les livres, les revues ou journaux  et dans des émissions de télévision ou internet que je transcris d’après mes  idées que je remets tous les jours en questions.

L’histoire, c’est comme la généalogie, ce n’est jamais terminé.  

J’ai de quoi occupé mon  esprit et mon temps de loisirs jusqu’à la fin de mes jours.

        On peut se tromper ou faire des erreurs, cela n’aura aucune incidence sur l’avenir des gens et de la planète

 On ne peut pas étudier l’histoire et les civilisations sans parler politique et religions.

Si vous êtes d’avis contraire, cela entraîne la discussion et l’échange de courriels.

Chacun pourra avancer ses arguments ou réfléchir à d’autres idées que les siennes.

J’espère que  cela vous intéressera et que l’on pourra échanger nos impressions.         

         Et n'hésitez pas à m'écrire pour me faire-part de vos observations et de vos suggestions.

Email :           mailto:gfinet@estvideo.fr

Mise à jour le 01/11/2008                                    retour à la page Précédente :

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