Etude et Réflexions sur la  VIE et les  CIVILISATIONS.

 les POLITIQUES ET RELIGIONS

Grandeur et Décadences des civilisations.

                                               Ces religions qui dominent le monde

 

Guerres des Croisades.

 

 

On doit faire confiance aux chercheurs, historiens  et Archéologues pour les dates et lieux des événements  historiques.

 

La question de savoir dans quelles conditions une guerre peut être considérée comme juste a toujours préoccupé les esprits.

Les Romains n'allaient pas chercher midi à quatorze heures. Pour eux, la guerre était juste lorsqu'elle était déclarée dans les règles.

Pour l'Église, la guerre juste est celle qui est faite aux héré­tiques et aux infidèles. Sont désignés sous ces vocables tous les sots, malchanceux, ignorants ou imprudents qui n'ont pas embrassé la religion catholique, apostolique et romaine.

Les tueries, les cruautés gratuites sont utiles au commandement, mais elles se trouvent sanctifiées par le fait qu'elles découlent tout naturellement du combat. Nous voici tout à fait rassurés. Nous pouvons exterminer avec la conscience tranquille: Dieu l'a voulu.

On demande au Tout-Puissant de tout prendre sur lui, de répondre du mauvais comme du bon, de la défaite comme de la victoire, des actes de bravoure aussi bien que des abominables carnages. L'homme s'en lave les mains.

Au cours de la bataille, le combattant fait successivement office de sacrificateur et de victime. D'abord, il poignarde, il fusille, il décime, Puis vient le moment où il tombe à son tour, il s'immole alors, victime consentante; le sacrifice est consommé.

790-1154 l’Ascension normande

 

790  Les ancêtres vikings.

790-800 premiers raids vikings dans le royaume franc.

820 Première incursion ,dans l’estuaire de la Seine.

841 Seconde incursion, Jumièges et Rouen sont incendiés.

845 Première expédition vers Paris (rééditée ensuite presque chaque année. Premier tribut (Danegeld).

851 Premier hivernage d'une troupe viking dans la Basse, Seine.

852 Second hivernage dans la Basse-Seine.

853 Nouvelles invasions scandinaves sur la Seine (et sur la Loire).

 876 Arrivée du chef viking Rollon dans l'embouchure de la Seine (selon Dudon de Saint,Quentin), Conquête de la moitié nord-est de l'Angleterre par les Vikings (Danelaw). Fondation de plusieurs états, dont le royaume de York (876-954).

885-886 Siège de Paris par les Vikings, L'empereur Charles le Gros achète leur départ.

886-890 Rollon s’empare de Bayeux,

 

911 Les premiers ducs de Normandie.

 

911 Traité de Saint-Clair-sur-Epte, le roi de  France, Charles le Simple, cède à Rollon le comté de Rouen, naissance de la Normandie.

912 Roll­on est baptisé par l'archevêque de Rouen, .

927 Guillaume longue Épée, fils de Rollon succède à Rollon (mort vers 932).

 933 Guillaume Lon­gue Épée s'empare du Co­tentin et de 1'Avranchin

(contre les Bretons).

937, Bataille de Brunanburh remportée contre  les Scandinaves ­

par le roi saxon Athelstan ( 924-939) qui domine toute l’angleterre.

942 le 17 /12/ ; assassinat de guillaume longue épée à Picquigny sur la somme par les hommes d’Arnoul, comte de Flandres.

942-946 Minorité  difficile de Richard I er.

 Le roi carolingien, Louis d'Outremer, tente en vain de récupérer la Normandie.

946.996 : Richard I er établit un pouvoir fort sur la  Normandie,

 Alliance avec les Capétiens, .

 989-990 Rétablissement des évêchés normands (Lisieux, Sées et  Avranches), .

996-1001 Minorité du  duc Richard II Troubles, .

 996 Soulè­vement des paysans normands durement réprimé par le comte Raoul d'Ivry. .

996.1026 Principat du roi  Richard II, Alliance avec le roi de France, Robert le Pieux (996-1031).

 1001 Fondation de l'abbaye de Fécamp, Le premier abbé est Guillaume de Volpiano, originaire du Piémont, déjà abbé de Saint- Bénigne de Dijon.

1002 Naissance d' Edouard ( le confesseur ) puis d’Alfred.

1014 Conquête de l’Angleterre par les Danois.

1026-1027 Principat de Richard III  ( mort en 1027, peut être assassiné ).

1027 Guillaume le  Conquérant

1027 Rencontre à Falaise de Robert le Magnifique et HerIéva (ArIette).

Naissance de Guillaume le Bâtard.

1027-1035 Principat de Robert le Magnifique.

 Expédition manquée, contre l'Angleterre.

1031 Avènement du roi de France Henri 1er (1030 \ 1060).

1035 Mort de Robert le Magnifique retour d'un voyage en Terre Sainte.

Guillaume le Bâtard devient duc de Normadie (à huit ans ).

1035.1047 Minorité difficile  de Guillaume. Troubles et rébellions.

1036 Expédition d'Édouard et d’Alfred en Angleterre  après la mort de Cnut le Grand, Alfred est tué.

1046 Conjuration et tentative d'assassinat contre  Guillaume le Bâtard (à Valognes),

1047                Victoire au Val-ès-Dunes de Guillaume  sur les rebelles, avec l'aide du roi de France.

1048                Concile de Reims. Condamnation du projet de mariage de Guillaume avec Mathilde de Flandre ( lointaine cousine), par le pape Léon IX.

1050          Mariage avec Mathilde, ­

1051         Campagne contre  l’offensive  du comte  d’Anjou (Charles Martel),

 Reprise d’Alençon, Conquête  du Passais ( Domfront ).

1054 Bataille Bataille de Mortemer. Défaite Française.

1057 Bataille de Varaville. Défaite des Franco_ Angevins

1060 Avènement du roi de France Philippe I er  âgé de huit ans.

 

1042  Duc de Normandie et roi d'Angleterre.

 

1042-1060 Règne d'Édouard Ie confesseur  roi d'Angleterre.

1051Edouard désigne comme successeur Guillaume, son cousin.

1064 Edouard envoie en Normandie Harold, fils de  Godwin, earl de Wessex,

 pour confirmer  à Guillaume la promesse de succession.

1066 le 5/1/ mort Edouard le Confesseur.

Le 6/1/ Harold  se fait couronner roi d'Angleterre­.

Le 20/9/  débarquement au nord de  l'Angleterre d'Harald Hardrada ­ roi de Norvège.

25/9/ bataille de  Stamford Bridge. Victoire d’Harold  Défaite et mort d' Harald.

29/9/. débarque­ment de Guillaume au sud de l'Angle­terre  à pévensey.

14/10/ .bataille d'Hastings. Victoire de Guillaume le Conquérant.

Défaite et mort du roi  Harold,

25/12/ couronnement de Guillaume, roi d'Angleterre, à l'abbatiale de Westminster.

1067-1068 : Soulèvement d'Exeter.

1068 le 11/5/ couronnement de Mathilde,

1069 : Soulèvement du Yorkshire. Reprise de York par Guillaume et répression très sévère.

1070 Concile de Winchester. Déposition de Stigant.

Lan­franc devient archevêque de Canterbury.

1075-1076 Révolte des earls,  Echec de la dernière invasion danoise dans le Yorkshire.

1076 Echec de  l'expédition de Guillaume en Bretagne.

1077 Rébellion de Robert  Courteheuse, fils aîné de Guillaume, avec l'appui du roi de France. .

1080 : Concile de Lillebonne. Guillaume réaffirme son contrôle sur les évêques.

 1082 Emprisonnement d'Odon,  demi-frère du duc-roi.

 1083 le 1/11/  mort de Mathilde, enterrée  à La Trinité de Caen.

1086 rédaction du Domesday Book.

1087le 9/9/ :mort de Guillaume le conquérant.

 

1087 Robert  Courteheuse devient duc de Normandie,

et Guillaume le Roux, son frère, roi d’Angleterre.

1096 Départ de Robert pour la croisade. Le  duché est confié à Guillaume le Roux

1100 Mort accidentelle de Guillaume le Roux.

Henri de Beauclerc (autre fils de Guillaume ) s’empare du trône d'Angleterre,

 Retour de Robert  Courteheuse,

1105 Henri I er débar­que en Normandie  (à Barfleur). Incendie et prise de Bayeux.

1106 Bataille de Tinchebray. Défaite de Robert  Courteheuse. 

Henri l er , devient  duc de Normandie.

Reconstitution du royaume anglo – normand.

1108 Avènement du roi de France Louis VI ( 1108-1137).

1118-1119 Rébellion des barons normands soutenus par Louis VI.

1119 Bataille de Brémule (été), victoire complète d’Henri I er sur Louis VI.

 1122-1124 Nouvelles rébellions des barons normands.

1125 Mort de l’empereur de Germanie Henri V.

1128 Remariage de Mathilde femme du précédent et fille de Henri I er Beauclerc avec Géoffroi Plantagenet , héritier du comte d’Anjou.

1133 le 5/3/ naissance d'Henri Plantagenêt, futur Henri II.

2/8/ les barons reconnaissent par serment Mathilde et son fils comme héritiers d' Henri 1er Beauclerc.

1135 le 1/12/ mort d'Henri I er à Lyons-la_Forêt.

Etienne  de Blois est couronné roi d'Angleterre.

Mathilde  revendique également la succession. .

1136- 1138 Troubles en Normandie.

1137 Avénement de Louis VII. Il se marie avec Aliénor  d'Aquitaine.

1141-1144 Conquête  de la  Normandie par Geoffroi Plantagenêt.

 1144 Geoffroi Plantagenêt, duc de Normandie (et d’Anjou ).

 1147- 1149 Expéditions d'Henri Plantagenet en Angleterre.

1150 Geoffroi Plantagenêt cède le titre de duc de Normandie à son fils Henri.

1151 le 7/9/ Mort de Geoffroi Plantagenêt.

1152 le 21/3 Concile de Beaugency. Annulation du mariage d’Aliénor.

18/5/ mariage d’Henri Plantagenêt et d’Aliénor.

1153 Etienne de Blois reconnaît comme héritier Henri Plantagenêt.

1154 le 25/10/ mort d’Etienne de Blois.

19/12/1154  couronnement d’Henri II.

 

1. L'appel du Pape Urbain II (1095).

«Il est urgent d'apporter en hâte à vos frères d'Orient

l'aide si souvent promise et d'une nécessité si pressante.

Les Turcs et les Arabes les ont attaqués et se sont avancés dans le territoire de la Roumanie

 jusqu'à cette partie de la Médi­terranée que l'on appelle le Bras de Saint-Georges,

et, péné­trant toujours plus avant dans le pays de ces chrétiens,

 les ont par sept fois vaincus en bataille, en ont tué et fait captifs un grand nombre,

ont détruit les églises et dévasté le royaume.

Si vous les laissez à présent sans résister,

ils vont étendre leur vague plus largement sur beaucoup de fidèles serviteurs de Dieu.

«C'est pourquoi je vous prie et exhorte et non pas moi,

 mais le Seigneur vous prie et exhorte comme hérauts du Christ, les pauvres comme les riches,

de vous hâter de chas­ser cette vile engeance des régions habitées par nos frères

et d'apporter une aide opportune aux adorateurs du Christ.

 Je parle à ceux qui sont présents, je le proclamerai aux absents, mais c'est le Christ qui commande...

«Si ceux qui iront là-bas perdent leur vie pendant le voyage sur terre ou sur mer

ou dans la bataille contre les païens,  leurs péchés seront remis en cette heure...

«Que ceux qui étaient auparavant habitués à combattre méchamment, en guerre privée, contre les fidèles,

 se battent contre les infidèles,

 et mènent à une fin victorieuse la guerre qui aurait dû être commencée depuis longtemps déjà;

 que ceux qui ont été autrefois mercenaires pour des gages sordides

 gagnent à présent les récompenses éternelles;

que ceux qui se sont épui­sés au détriment à la fois de leur corps et de leur âme

 s'effor­cent à présent pour une double récompense. »

Foucher de Chartres, Histoire du pèlerinage des Francs à Jérusalem.

Résumé des dates des évènements  importants.

Chronologie

1009 Les musulmans brûlent l’église du st sépulcre.

1048 reconstruction de l’église du st Sépulcre.

 

Première Croisade.. Jérusalem (1095)

1095 Le pape urbain II commande la croisade contre les musulmans de Jérusalem.

1095 A Clermont, le pape Urbain II appelle à la croisade. Pierre l'Ermite prêche la croisade populaire.

1096 Départ pour la Première Croisade (15 août)..

1097 Les croisés attaquent les arabes. 1097 Prise d'Édesse. Formation du comté d'Édesse

15/7/1099 Le fanatisme religieux des croisés qui massacrent les musulmans et les chrétiens de Jérusalem.

Sur plus de 100 000 croisés partis d’europe ;

environ 20 000 sont restés en Palestine et ont construit des forteresses.

1098 Prise d'Antioche. Formation du comté d'Antioche.

1099 Prise de Jérusalem (15 juillet). Formation du royaume de Jérusalem. Bataille d'Ascalon.

1100 Mort de Godefroy de Bouillon. Baudoin 1er roi de Jérusalem.

1102 Prise de Tortose. Formation du futur comté de Tripoli.

 

Pour plus de détails voir la suite.

La prise de Jérusalem (1099)

« Le mercredi et le jeudi, nous attaquâmes fortement la ville de tous les côtés,

 mais avant que nous ne la prissions d'assaut,

les évêques et les prêtres firent décider par leurs prédications

et leurs exhortations que l'on ferait en l'honneur de Dieu

une pro­cession autour des remparts de Jérusalem

et qu'elle serait accom­pagnée de prières, d'aumônes et de jeûnes.         .

« Le vendredi, de grand matin, nous donnâmes un assaut géné­ral à la ville sans pouvoir lui nuire;

et nous étions dans la stupé­faction et dans une grande crainte.

Puis, à l'approche de l'heure à laquelle Notre-Seigneur Jésus-Christ consentit à souffrir pour nous le supplice de la croix, nos chevaliers postés sur le château se battaient avec ardeur,

 entre autres le duc Godefroi et le comte Eustache, son frère.

 A ce moment, l'un de nos chevaliers, du nom de Liétaud, escalada le mur de la ville.

Bientôt, dès qu'il fut monté, tous les défenseurs de la ville s'enfuirent des murs à travers la cité et les nôtres les suivirent et les pourchassèrent en les tuant et les sabrant jusqu'au temple de Salomon,

il y eut un tel carnage que les nôtres marchaient dans leur sang jusqu'aux chevilles.

«De son côté, le comte Raymond, placé au midi,

conduisit son armée et le château de bois jusqu'auprès du mur.

 Mais, entre le château et le mur, s'étendait un fossé,

et l'on fit crier que qui­conque porterait trois pierres dans le fossé aurait un denier.

Il fallut pour le combler trois jours et trois nuits. Enfin, le fossé rempli, on amena le château contre la muraille.

 A l'intérieur, les défenseurs se battaient avec vigueur contre les nôtres

 en usant du feu grégeois et des pierres.

 Le comte, apprenant que les Francs étaient dans la ville, dit à ses hommes: "Que tardez-vous?

Voici que tous les Francs sont déjà dans la ville."

«L'amiral qui commandait la Tour de David se rendit au comte et lui ouvrit la porte à laquelle les pèlerins avaient cou­tume de payer tribut. Entrés dans la ville,

 nos pèlerins poursui­vaient et massacraient les Sarrasins jusqu'au temple de Salomon,

ils s'étaient rassemblés et où ils livrèrent aux nôtres le plus furieux combat pendant toute la journée,

au point que le tem­ple tout entier ruisselait de leur sang.

Enfin, après avoir enfoncé les païens,

 les nôtres saisirent dans le temple un grand nombre d'hommes et de femmes,

et ils tuèrent ou laissèrent vivant qui bon leur semblait.

Au-dessus du temple de Salomon s'était réfugié un groupe nombreux de païens des deux sexes,

auxquels Tan­crède et Gaston de Béarn avaient donné leurs bannières.

Les croi­sés coururent bientôt par toute la ville,

 raflant l'or, l'argent, les chevaux, les mulets et pillant les maisons,

qui regorgeaient de richesses.

«Puis, tout heureux et pleurant de joie, les nôtres allèrent ado­rer le Sépulcre de notre Sauveur Jésus

et s'acquittèrent de leur dette envers lui.

 Le matin suivant, les nôtres escaladèrent le toit du temple, attaquèrent les Sarrasins,

hommes et femmes, et, ayant tiré l'épée, les décapitèrent.

 Quelques-uns se jetèrent du haut du temple. A cette vue, Tancrède fut rempli d'indignation.

«Alors, les prêtres décidèrent en conseil que chacun ferait des aumônes et des prières,

afin que Dieu élût celui qu'il voudrait pour régner sur les autres et gouverner la cité.

 On ordonna aussi de jeter hors de la ville tous les Sarrasins morts,

à cause de l'extrême puanteur, car toute la ville était presque entièrement remplie de leurs cadavres.

Les Sarrasins vivants traînaient les morts hors de la ville, devant les portes et en faisaient des mon­ceaux aussi hauts que des maisons. Nul n'a jamais ouï, nul n'a jamais vu un pareil carnage de la gent païenne:

des bûchers étaient disposés comme des bornes et nul, si ce n'est Dieu, ne sait leur nombre. »

Guillaume de Tyr, Histoire des croisades, M. Guizot éd., Paris, Éd. Brière, coll.

«Les Mémoires relatifs à l'histoire de France», 1824, t. 16.

 

Depuis la prise de Jérusalem par les croisés en 1099 et l' édifica­tion du royaume franc de Jérusalem,

des moines-chevaliers, conduits par Hugues de Payns,

se sont donnés pour mission de protéger la Terre sainte et les pèlerins qui viennent s'y recueillir.

Le 14 janvier 1128, au concile de Troyes,

 après un flamboyant discours de saint Bernard de Clairvaux acquis à leur cause,

le pape reconnaît offi­ciellement l'ordre des Templiers,

donnant à ses membres le statut de soldats du Christ.

Bientôt, l'ordre des Templiers allait attirer toute la jeune chevalerie d'Europe et devenir l'un des ordres

 les plus puissants de la Chrétienté jusqu'à sa déchéance, en 1312.

 

Deuxième Croisade.. une croisade pour Édesse (1146)

1144 Chute d'Édesse.

1146 Le pape Eugène III proclame la croisade.

1147 A Vézelay, saint Bernard appelle au départ. Départ de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine. Départ de l'empereur Conrad III.

1148 Siège de Damas. Échec de la Deuxième Croisade.

1149 Nur-ad-Dîn s'assure définitivement la possession d'Édesse et de tout le comté.

1175 Saladin devient gouverneur d'Égypte et de Syrie.

1183 Saladin prend le contrôle d'Alep.

1185 Prise de Mossoul.

 

Troisième Croisade.. au secours des Latins d'Orient (1187-1193)

1187 La croisade est proclamée pour aider les Latins d'Orient qui résistent à Saladin.

1187 Saladin à la tête de 12 000 cavaliers battent les croisés par les flèches et la soif.

 Ils pénètrent dans Jérusalem mais laissent la liberté du culte aux Chrétiens et aux Juifs.

Les musulmans priaient dans les églises le vendredi et les Chrétiens le dimanche.

Les Châteaux et forteresses sont abandonnés par les croisés.

Les croisés ramènent en Europe le goût et l’usage des épices,  des tissus, du savon, des bains, des langues étrangères, de l’algèbre et des mathématiques, de la géométrie, de l’astronomie, des sciences et des arts, des constructions ;

Les croisés sont vaincus par Saladin à Hattin Guillet). Jérusalem capitule (2 octobre).

1190 Départ de Philippe Auguste et de Richard Cœur de Lion.

      Frédéric Barberousse se noie dans le Selef.

1191 Richard Cœur de Lion s'empare de Chypre aux dépens des Byzantins.

1192 La ville d'Acre, assiégée depuis deux ans, est reprise par les croisés.

Richard Cœur de Lion impose à Saladin une trêve de trois ans:

les Francs gardent la côte, de Tyr à Jaffa, et la liberté de pèlerinage.

 

Quatrième Croisade (1204)

 

1198 Pour reprendre Jérusalem, Innocent III décide une nou­velle expédition

dont il confie la direction au marquis Boniface de Montferrat.

1202 Les croisés traitent avec Venise: ils obtiennent une flotte contre la promesse de leur participation au siège de Zara.

      Alexis (IV) Ange demande l'aide des croisés pour rétablir son père Isaac II sur le trône de Constantinople.

1203 Les croisés rétablissent Isaac II et Alexis IV.

1204 Isaac II est de nouveau renversé.

Les croisés s'emparent de Constantinople (avril). Un Empire latin remplace l'Empire byzantin.

Venise fonde son empire oriental, Crète, Messénie, jusqu'à la mer Noire.

        

Cinquième Croisade: une croisade pour rien (1215)

 

1207 Innocent III fait prêcher la croisade contre les albigeois.

1212 Le mouvement populaire de la «Croisade des enfants» précède la   croisade proprement dite,

 qui est organisée en 1215 par le  IV ème concile de Latran.

1213 Simon de Montfort vainqueur à Muret du roi d'Aragon et de Raymond VI de Toulouse.

1217 Expédition du roi de Chypre et du roi de Hongrie contre le Mont-Thabor.

1219 Le roi de Jérusalem Jean de Brienne prend Damiette.

1221 L'armée des croisés, encerclée, doit renoncer à Damiette.

 

Sixième Croisade: le grand rêve de Frédéric II (1223)

 

1223 L'empereur Frédéric II prend la croix.

1229 Par le traité de Jaffa, Frédéric II obtient la cession de Jéru­salem, de Bethléem et de Nazareth (février).

1239 La Croisade des barons obtient la restitution d'une grande partie du royaume de Jérusalem, complétant l'œuvre de Frédéric II.

 

Septième Croisade: la croisade de Saint Louis (1245)

 

1244 Le sultan d'Égypte s'empare de Jérusalem.

1245 Innocent IV lance un appel pour une septième croisade. Départ de Saint Louis.

1248 L'armée croisée débarque à Chypre.

1249 Elle s'empare de Damiette et entreprend la conquête de l'Égypte.

1250 Défaite franque à la bataille de la Mansourah, au cours de laquelle Louis IX est fait prisonnier.

Il devra payer ran­çon et rendre Damiette.

 

Huitième Croisade: la dernière... (1263)

 

1250 Le pouvoir en Égypte passe aux mains des Mamelouks.

1260 Le sultan mamelouk Baibars s'empare de la Syrie. Il prend Césarée, Arsouf, Jaffa et Antioche (1268),

Le Thabor, Beaufort et le crac des Chevaliers (1271).

1263 Urbain IV déclenche la Huitième Croisade.

1270 Saint Louis, en route vers la Terre sainte, meurt devant Tunis.

Édouard d'Angleterre amène le sultan à accorder une nou­velle trêve aux Latins.

1274 Grégoire X tente en vain d'associer les Mongols de Perse et l'empereur byzantin Michel Paléologue

à la croisade.

1289 Le sultan Qalaoun prend Tripoli.

1291 Chute d'Acre. Fin des États latins d'Orient.

1310 Une croisade, prêchée et financée par le pape, s'empare de l'île de Rhodes, que l'on confie aux hospitaliers.

1307 Les templiers, accusés d'hérésie, sont supprimés par le concile de Vienne.

Le sac de Constantinople     

Lundi 12 avril 1204 : après quatre jours d'assaut, les croisés pénètrent dans Constantinople.

Le lendemain, toute résistance cesse. Au milieu d'un incendie qui détruit plus de la moitié des maisons,

l'armée victorieuse se livre à un pillage et à des atrocités qui dépassent de loin ceux commis par Saladin en 1187 lors de la prise de Jérusalem.

Écoutons un témoin, le métropolite d'Éphèse, Jean Masaritès :

«Alors, de partout, les places, les maisons à deux ou trois étages, les établissements sacrés,

les couvents, les monastères d'hommes et de femmes, les divins sanctuai­res

 et même la Grande Église de Dieu (Sainte-Sophie), le palais impérial furent envahis de guerriers,

 porte-glaives privés de raison qui respiraient le meurtre,

portaient le fer, la lance, l'épée et le poignard, archers, cavaliers;

 ils lan­çaient des regards terribles, criaient comme Cerbère et soufflaient comme Charon,

pillaient les saintes maisons, saccageaient les objets divins, insultaient au sacré.

Les saintes Images, murales ou mobiles, du Christ, de la Mère de Dieu et des saints,

qui, depuis l'éternité, plaisaient à Dieu, ils les jetaient à terre.

Ils proféraient insanités et blas­phèmes, arrachaient les enfants aux mères et les mères aux enfants, violentaient sans honte les vierges dans les encein­tes consacrées,

 sans craindre le châtiment divin ni la ven­geance des hommes.

« Ils dénudaient la poitrine des femmes pour voir si une parure ou un objet d'or accroché s'y cachait;

ils défai­saient les coiffures et retiraient les voiles des têtes.

 Par­tout, ce n'était que lamentations, cris de douleur et de malheur.

 Ils massacraient les nouveau-nés, tuaient les femmes tempérantes,

dénudaient même les femmes âgées et les outrageaient.

Ils torturaient les moines, les frappaient du poing, leur foulaient le ventre de leurs talons,

 rouant de coups ces corps vénérables.

Ils versaient du sang mor­tel sur les saintes tables et, sur chacune, à la place de l'agneau de Dieu sacrifié pour le salut du monde, on traî­nait des gens comme des moutons pour leur trancher la tête.

Tel était le respect pour les choses de Dieu de ceux qui portaient sur leurs épaules la Croix du Christ!

Ainsi leurs propres évêques leur avaient appris à se conduire.

 Et comment qualifier ceux-ci? Archevêques parmi les sol­dats ou soldats parmi les archevêques ? »

Le pillage terminé, les chevaliers croisés et leurs commanditaires vénitiens

se partagent le territoire byzan­tin.

Ceux qui avaient fait vœux de délivrer Jérusalem de l'infidèle s'installent en terre chrétienne:

 la croisade est terminée. Pourtant, elle avait commencé sous le signe de la foi.

 

Je me suis intéressé  à l’histoire au cours de mes recherches généalogiques

J’ai relevé et extrait les textes et des réflexions dans les livres, les revues ou journaux  et dans des émissions de télévision ou internet que je transcris d’après mes  idées que je remets tous les jours en questions.

L’histoire, c’est comme la généalogie, ce n’est jamais terminé.  

J’ai de quoi occupé mon  esprit et mon temps de loisirs jusqu’à la fin de mes jours.

        On peut se tromper ou faire des erreurs, cela n’aura aucune incidence sur l’avenir des gens et de la planète

 On ne peut pas étudier l’histoire et les civilisations sans parler politique et religions.

Si vous êtes d’avis contraire, cela entraîne la discussion et l’échange de courriels.

Chacun pourra avancer ses arguments ou réfléchir à d’autres idées que les siennes.

J’espère que  cela vous intéressera et que l’on pourra échanger nos impressions.         

 

Et n'hésitez pas à m'écrire pour me faire-part de vos observations et de vos suggestions.

Email :           mailto:gfinet@estvideo.fr

Mise à jour le 12/07/2009                                    retour à la page précédente :  

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