Carnets de Campagne 14-18 (suite)

Commandant Jean Maurice ADDE

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Brigadier Jacques MAUREL, proche de JM.Adde car girondin comme lui, originaire du Verdon, pointe du Médoc. Il a 4 enfants dont 1 fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Officier subalterne Raymond ADDE du corps de santé peu avant guerre.

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Lieutenant Colonel Raymond ADDE lors de la seconde guerre mondiale. Médecin militaire, né en 1886 décédé en 1963,cousin de Jean Maurice ADDE.

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Louise LEBEGUE au début du siècle.

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Raymond ADDE Lieutenant au Corps de Santé peu après guerre

 

 

source http://www.military-photos.com/marchand.htm

 

Ci-dessus Colonel Marchand avant guerre. Ci-dessous Commandant Marchand vers 1900 de retour du Soudan après l épisode de Fachoda. (°1863 +1934)

source http://www.military-photos.com/marchand.htm

 

 

 

Colonel puis Général Emile-Alexis Mazillier: chef du 7 régiment colonial, puis chef de la 6 brigade coloniale (II), puis chef de la 2 division coloniale (II), puis chef du 20 corps "de fer" (IV), puis chef du 1 corps colonial (IV).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Photos reçues par JM.Adde le 19 mars 1917 : devant sa cagna sous un rocher dans les grottes (« creutes ») se trouvent les Commandants de Compagnies du 3ème Bataillon, photo du bas de gauche à droite : capitaine VESSERON, Capitaine PAGES (barbu), Lieutenant GAVINI, Capitaine OLIER et Commandant ADDE Chef du 3ème Bataillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : L’Illustration Keystone.

 

Citation du Sergent-Chef DUPONT qui sera nommé ultérieurement Adjudant. A noter la médaille militaire.

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Le Vaguemestre LANDOUARD près du PC de Calonne. A l’époque il était célibataire. Le 27 juillet 1917 sera affecté au 9ème Zouaves.

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Le Médocain Maurel du Verdon en Gironde

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Dixit JM.Adde « mon fidèle » François DAMESTOY. Ce sous-officier fabriquait des petits objets de métal avec les douilles d’obus récupérées ; il en fabriqua pour les trois enfants de JM.Adde. En échange JM.Adde lui offrira une boîte à outils de Saint Etienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Lieutenant COCHARD.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Cérémonie de remise de la Croix de la Légion d’Honneur le 8 juin 1917 à Goviller. Le Colonel CANTAU s‘apprête à frapper les épaules de JM.ADDE puis lui remet sa « Croix » dans l’ordre de Chevalier.

Photo : collection personnelle François Darriet.

Source : Histoire et Collections AThers.

 

Croix de la Légion d’Honneur dans l’ordre d’Officier (avec rosette sur ruban).

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Photo peu avant 1914 : Jean Maurice avec ses enfants (Marguerite, René et Louis), sa femme Louise LEBEGUE et ses parents (Ernest ADDE et Marguerite DESSE).

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

René, Louise Jean Maurice et « Guiguite » adolescente ; notez la vareuse la Croix de la Légion d’Honneur dans l’ordre de Chevalier et la Croix de guerre avec palme de bronze.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Sous-Lieutenant PERIE 142ème RTI 3ème Btn, 2ème Cie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source Internet

 

Avion allemand 14-18 de type «aviatik».

 

 

 

 

 

Source : Histoire et Collections AThers.

 

Type allemand de mortier de tranchée léger «minenwerfer»ou « crapouillaud ».

 

 

 

 

 

Médaille militaire.

 

 

Photo : collection personnelle François Darriet.

 

Lieutenant COCHARD.

 

 

 

Chapitre quatre

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1917

 

 

 5 JANVIER

Départ de Pauillac avec Mme Maurel et Louise ; excellent dîner chez les Moreau.

 

 6 JANVIER

Arrivée à Paris à 8 heures, Palais d’Orsay ; courses Gare de l’Est départ midi arrivée Toul 7 h 1/2. Maurel nous attend. Le Bataillon a quitté Chaouilley pour Colombey les Belles. Nous faisons nos 17 kilomètres en voiture avec le cheval de Cassagne qui ne veut rien savoir. Voyage pénible, arrivée à Colombey à 10 h 1/2. Installation médiocre.

 

 7 JANVIER

Pluie et neige. Le Bataillon travaille en forêt pour la DES (NDR :  Direction des Etapes et Services) Colonel Carlet très rigolo type Cantau (NDR : Cantau est le Colonel du Régiment !).

 

 8 au 11 JANVIER

Neige, pluie, impossible de sortir avec ces dames (NDR : Louise et Mme Maurel ?) à part à 2 heures un jour.

 

 12 JANVIER

Visite du Général Delétoille de la DES, il m’annonce que nous allons partir. A 8 h 1/2 du soir un message de l’EM de Revigny me donne l’ordre de mouvement pour le 14 pour me rendre à Chaouilley.

 

 13 JANVIER

Préparatifs de départ.

 

 14 JANVIER

Voyage dur par neige glacée. Je quitte le Bataillon et passe par le plus court pour aller à Praye. Ces dames viennent en voiture avec Maurel et Dubourg. Je suis très inquiet à leur sujet en les voyant pas arriver avant 5 heures du soir.

 

 15 JANVIER

Froid, glace, impossible de circuler mais promenade dans la neige à Etreval  et retour.

 

 16 JANVIER

Petite ballade jusqu’à un bois dans la neige, obligés rentrer.

 

 17 JANVIER

Excursion à Sion ; sur le sommet il y a 0,50 mètres de neige. Vue merveilleuse.

 

 18 JANVIER

Départ pour la gare de Praye à 11 heures. Séparation. Rentrée à Chaouilley plutôt triste. J’envoie Dubourg promener à Sion et je reste tout mon après midi à écrire.

 

 19 JANVIER

Réveil à 1 heure du matin. Départ pour la gare de Vézelise à 2 heures par des routes glacées. Embarquement en chemin de fer. J’apprends que nous allons vers Château Thierry (Aisne). Voyage très froid en 2nde classe avec de la paille dans le wagon pour nous tenir chaud. Nous roulons toute la journée.

 

 20 JANVIER

Arrivée en gare de Dormans à 2 heures du matin ; débarquement très pénible en pleine voie. A 7 heures nous partons pour Monthurel à 15 kilomètres. Etape très dure à cause du verglas. En passant je vais avec Maurel le colo à La Chapelle sous Condé. Installation très médiocre à Monthurel.

 

 21 JANVIER

Départ à 6 heures pour Vauchamps, 22 kilomètres. Dure étape dans la neige, nombreux lièvres ; on ramasse un lapin qui vient de se prendre au collet. Arrivée à Vauchamps vers midi. Installation chez une épicière. Fillette très gentille 14 ans, me rappelle beaucoup « Guiguitte ».

 

 22 JANVIER

Visite au colo à Montmirail ; bourg dans le genre de Pauillac. Rentré pour déjeuner à Vauchamps.

 

 23 JANVIER

Déjeuner à Montmirail chez le Commandant Parizot. Bridge avec Belly, Carrère et Parizot.

 

 24 JANVIER

Déjeuner chez Belly à Montmirail avec Mme Belly. Bridge chez Parizot avec Carreau et le Docteur Legros. Nous recevons ordre de partir le 26 en autos ; les voitures et chevaux partent le 25 en avance.

 

25 JANVIER

Déjeuner chez Parizot avec ses propriétaires Mmes Boutroux. La mère Croix de Guerre avec Palme et Médaille des Epidémies. Femme très éprouvée par la Guerre : un fils tué Enseigne à bord du « Bonnet », gendre tué dans le Zouaves, elle même perd un œil d’une ophtalmie purulente contractée en soignant des blessés, l’autre œil très malade ; son mari médecin engagé et sur le front.

 

 26 JANVIER

Les ordres sont modifiés, nous partons à pied, 20 kilomètres et allons cantonner à Saint Eugène chez le garde champêtre. Plutôt médiocre comme installation.

 

 27 JANVIER

Départ à pied pour Le Charmel, 15 kilomètres ; arrivée à midi ; déjeuner sommaire encore chez un garde champêtre. A 2 heures embarquement en autos pour Saint Thibaut. Voyage en voiture découverte par moins 10 degrés et un vent violent ; je n’ai jamais autant souffert du froid. ; arrivée à Saint Thibault vers 5 heures du soir. Impossible de loger mon monde. Dortoir pour les officiers dans la salle d’école, les hommes pêle-mêle avec les Territoriaux du 301ème. Je loge chez le maire, mangeons dans la cuisine.

 

 28 JANVIER

Froid terrible. Eau glacée dans la chambre. Visite au colo à Mont Notre Dame ; j’ai ordre de partir le lendemain.

 

 29 JANVIER

Départ à 8 heures pour Bourg et Comin à cheval ; nombreuses glissades. J’ai eu quelques vertiges en me levant ce matin. Un Colonel de Coutard, qui me donne comme bivouac des grottes sur les pentes d’un coteau au Nord de Bourg et Comin. Visite des grottes, tout est à installer ; arrivée du Bataillon vers 2 heures. Installation. Ce secteur a été tenu par le 18ème Corps d’Armée pendant 18 mois ; secteur calme à ne pas croire qu’on est en guerre à 1 kilomètre des Boches. En bas du coteau je visite des cagnas modèles avec jardins, kiosque à musique, etc, on voit véritablement le secteur calme et ce qu’on reproduit les photos des journaux illustrés. Nous ne sommes pas habitués à des secteurs de ce genre où nous n’y resterons pas ou nous allons le gâter rapidement.

 

 30 JANVIER

J’ai eu des vertiges terribles depuis 2 heures du matin ; cela m’inquiète beaucoup. Ma cagna est assez confortable sous une immense pierre plate formant voûte.

 

 31 JANVIER

Mes Compagnies travaillent à la confection d’une route pour atteindre le sommet de Madagascar. Je plains les chevaux qui auront à tramer les munitions et les pièces là haut. Je me suis purgé ce matin, j’ai encore eu des vertiges terribles cette nuit. J’ai demandé au Docteur Bouchau ce que je pouvais avoir il me répond qu’évasivement parlant de congestion cérébrale, de lésions au cerveau, de mort subite dans ces maladies. Je suis plutôt effrayé de mon sort et me demande ce que je vais faire.

 01 FEVRIER 1917

La purge hier m’a fait grand effet, mais cette nuit j’ai encore eu mes vertiges horribles. N’étant nullement tranquille je me décide à écrire au Docteur Legros, médecin Chef, demandant des remèdes. A 2 heures j’ai une lettre de Louise me disant que Raymond est Fismes ; juste Maurel vient d’y partir, trop tôt pour que je lui dise de la chercher.

 

 2 FEVRIER

Mes vertiges continuent ; je ne pourrais me tenir debout ce matin, je commence à être très inquiet ; le Dr Legros va venir me voir mais quand ? je sors un peu à pied. Le froid continue, terrible ; nous avons –15 toutes les nuits et –7 ou –8 toute la journée. Heureusement nos cavernes sont chaudes. J’envoie Landouard à Fismes à la recherche de Raymond ; il me rapporte un mot de lui me disant qu’il viendra déjeuner demain. J’en suis ravi. (NDR : Raymond est son cousin Raymond ADDE)

 

 3 FEVRIER

Mes vertiges ont un peu diminué, je n’en ai eu un qu’au lit et pas depuis que je suis debout. Raymond est venu déjeuner, il est resté jusqu’à 4 heures. J’ai passé un bon moment à causer avec lui. Je lui ai expliqué mon cas il me fait une ordonnance.

 

 4 FEVRIER

Je n’ai pas eu de vertige cette nuit, je vais décidément mieux. A 2 heures je pars pour Longueval voir le Médecin Chef qui m’ausculte sur toutes les coutures, très très à fond et qui me déclare que mes vertiges viennent de l’estomac et de mes oreilles, mais qu’il n’y a rien au cerveau ni lésions, ni congestion ni danger de mort subite que Bouchau est un fou dangereux. Vraiment je me sens bigrement réconforté et un peu plus d’aplomb en revenant de Longueval. Le colo m’y annonce que nous changerons encore de place demain, nous sommes prêtés au Corps Colonial et je vais à Jumigny avec 9 et 10 (NDR : avec la 9ème et la 10ème Compagnie). Réunion des Capitaines de Compagnies ce soir pour les ordres.

 

 5 FEVRIER

Ce matin déménagement ; nous déjeunons à 10 heures, départ à cheval à 11 heures avec Maurel. Je passe par Pargnan voir le Général Guérin Commandant la 15ème DIC (NDR : Division Infanterie Coloniale) qui me renvoie à son Général de Brigade. Je continue sur Jumigny, les routes sont glissantes comme des miroirs, il y fait un froid de canard environ –8 ou –10. A l’entrée de Jumigny Dubourg me conduit aux grottes que nous devons occuper. J’y aurai une installation presque confortable. Une carrière immense où on peut loger deux régiments est à côté