Présentation du projet :
Mise en place d’activités utilisant le chien :
• Activités en salle.
• Promenades dans le parc de l'hôpital.
• Sorties nature à l’extérieur de l’enceinte de l’hôpital.
Ces activités seront détaillées ultérieurement dans le projet. Celles-ci, même si elle apparaissent comme ludiques seront réalisées dans un but thérapeutique. Elles concerneront prioritairement les patients de l’unité avec possibilité d’extension à des patients d’autres unités.
Bénéfices recherchés :
Susciter l’intérêt du patient du fait qu’il s’agit d’une activité « animée ».
La relation patient-chien diffère de la relation patient-soignant car elle est basée sur le non-verbal.
Le chien facilite l’entrée en relation car il ne juge pas et est en perpétuelle recherche de contact. Il crée ainsi un climat sécurisant et une fascination.
Le chien facilite d’autant plus la rencontre par l’élan affectif qu’il suscite chez le patient et parce qu’il démystifie le soignant. La personne soignée est alors plus apte à se dévoiler, à se livrer, à se confier. L’animal est médiateur dans la relation thérapeutique, il n’est ni un médicament, ni un thérapeute à part entière.
Plusieurs études ont démontré les bienfaits des animaux de compagnie pour la prévention dans le domaine de la santé (stimulation pour rester actif, diminution du stress quotidien, effet antidépresseur, ...).
Le chien participe activement au bon rétablissement des besoins fondamentaux (Virginia HENDERSON) qui seraient perturbés tant dans une dimension bio-physiologique que psychologique et/ou socioculturelle. De ce fait, il peut contribuer, d’une certaine manière, à l’amélioration de l’état d’un patient.
D’autres aspects positifs sont à noter tels que l’utilité de l’animal dans le développement psychoaffectif de l’enfant, le développement des relations avec autrui et du sentiment de responsabilité, la rupture avec l’ennui, le soutien qu’il procure en tant qu’ami et confident, etc..
Pour les personnes à mobilité réduite, le fait d’introduire un animal dans leur environnement proche va déclencher chez eux des mouvements spontanés.
Réglementation et responsabilité :
L’article 47 du décret 74-27 du 14 janvier 1974 qui interdisait l’introduction des animaux domestiques dans l’enceinte des hôpitaux a été abrogé par le décret 2003-462 du 21 mai 2003, mais le texte le remplaçant ne parle plus de ce point. Ce n'est donc plus interdit, mais pas forcément pour autant autorisé... Il existe déjà des hôpitaux dans lesquels des équipes utilisent des animaux au sein même de leurs services (exemple en rééducation au CHU de Clermont-Ferrand, service du docteur Didier VERNAY, .....).
Concernant l’accréditation, l’animal n’est pas un obstacle à son obtention du moment que les règles d’hygiène et de sécurité sont respectées.
La réglementation s’appliquant aux chiens de première et deuxième catégories sera respectée avec, par exemple, l’interdiction d’accès aux lieux publics ou l’obligation du port de la muselière dans ces derniers (Loi N° 99-5 du 6 janvier 1999).
Suite à l’entretien téléphonique avec Mme X., chef de bureau du service des assurances de l'hôpital, l’utilisation d’un chien, comme « outil thérapeutique », fait qu’il est pris en charge par l’assurance de l’hôpital au cas où il y créerait un dommage (responsabilité civile de l'hôpital). Dans le cas où le chien serait victime d’un dommage du fait d’un patient, c’est la responsabilité civile de celui-ci qui serait engagée, l’hôpital se retournerait donc contre lui.
Hygiène et règles de bonne conduite :
• Selon le guide du bionettoyage, fourni par Mme Y., cadre de santé de l’unité d’hygiène hospitalière, on peut découper l’hôpital en quatre zones, la psychiatrie se trouvant en zone 2. Les zones 1 et 2 peuvent être assimilées à un niveau d’hygiène équivalent à celui des lieux recevant du public comme les bureaux, les halls, les ascenseurs, les consultations extérieures, etc.... Les risques, de ce coté, sont donc minimes.
• Le CLIN de l’hôpital Paul Brousse de Villejuif a validé une « Charte du chien à l’hôpital » afin de permettre l’accès à des chiens visiteurs.
• La prévention de la transmission des zoonoses repose essentiellement sur un bon état sanitaire de l’animal : propreté (toilettage et brossage régulier), vaccinations, vermifugations, prévention par pulvérisations ou « pipettes » contre les parasites externes, contrôle régulier par un vétérinaire, etc... Le maître du chien se porte garant de l’état sanitaire de son animal.
• Tout léchage de plaies ou de pansements est à proscrire, le chien possédant de nombreux germes digestifs.
• La transmission des maladies inter-humaines par l’animal en tant que vecteur peut être évitée par un lavage des mains avant et après contact avec celui-ci. Des protections à usage unique peuvent aussi être envisagées selon le cas de figure.
• D’un point de vue vétérinaire, il ne semble pas que l’animal ait à souffrir de risques de transmission de maladies, hormis peut-être la tuberculose.
• Les salissures peuvent être réduites facilement du fait d’un animal toiletté, à qui l’on essuie les pattes et le ventre par exemple quand il pleut.
• Les déjections relèvent de l’éducation de l’animal mais aussi et surtout du maître. Il est facile de lui faire faire ses besoins avant une activité ou à des heures régulières en prenant soin de ramasser les « traces » du passage.
• Les chiennes ne seront pas employées durant leurs périodes de chaleurs.
Risques :
• Le risque zéro n’existant pas (nous sommes bien placés pour le savoir), la prévention des risques reste la meilleure des méthodes à utiliser et ce, quel que soit le domaine d’application.
• Concernant les risques de morsures, griffures, chutes, bruits...., ceux-ci sont très largement réduits par le simple fait que l’animal a reçu une éducation et une socialisation sérieuse et adaptée dès son plus jeune âge.
• Pour ce qui est de la phobie de l’animal, la solution consiste en l’évitement d’autant plus que ces activités seront réalisées sur prescription médicale et sur le volontariat du patient.
• En ce qui concerne les allergies, le chien n’est pas (ou peu selon les versions) porteur d’allergènes connus, contrairement au chat ou à l’oiseau.
• Des tests d’aptitude sur les chiens seront effectués par des moniteurs canins diplômés, de même qu’un contrôle vétérinaire.
Coût :
• Le soignant travaille de journée le jour programmé de ces activités.
• Il n’y a pas de frais en ce qui concerne le chien, hormis les éventuels frais de transport (bus de ville, entrée payante, etc...).
• Les frais vétérinaires courants et d’entretien sont à la charge du maître.
• Mise à disposition d’un éventuel local pour les activités en salle .
Soutien :
Nous avons possibilité de nous faire aider par l’AFIRAC (Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie) et le GRETFA (Groupe de Recherche sur la Thérapie Facilitée par l’Animal) pour le bon déroulement du projet.
Présentation des binômes « maître et chien » :
• Eric TRIVELLIN, infirmier, moniteur en éducation canine deuxième degré, moniteur en école du chiot accompagné de Prisca et/ou Pitchoune, femelles Berger des Shetland et/ou U2 et/ou Arbois, femelles Berger Yougoslave Sarplaninac.
• Catherine, infirmière et Téquila, Golden Retriever mâle.
• Laurence, psychologue et Comète, Golden Retriever femelle.
• Les chiens proposés sont socialisés et éduqués et les maîtres, quant à eux, sont à même de comprendre le langage non verbal de leur animal et ainsi que d’analyser leur comportement. Il sont garants de la sécurité lors des activités, ainsi que du respect des règles d’hygiène.
Evaluation de la mise en place de ces activités :
• Evaluations périodiques.
• Evaluation de la présence bénéfique ou non du chien lors des entretiens entre les médecins et/ou la psychologue et les patients.
• Si ces activités sont jugées bénéfiques, possibilité de les étendre en gérontopsychiatrie ou pédopsychiatrie, par exemple.