| Collège Paul-Emile Victor |
||||
![]() |
.... | |||
Sommaire
Mardi 2 mars 1999, 6h30: une joyeuse animation régnait devant le collège ! Nous allions quitter nos parents, pendant deux jours, pour nous rendre à Prémanon, dans le Jura.
Malgré le monde et le bruit, les professeurs ont réussi à nous rassembler pour faire l'appel ! Puis nous avons pris les deux cars d'assaut et, à sept heures, nous étions partis!
Voici notre itinéraire:
-Strasbourg, capitale de l'Europe
Parlement Européen
-Colmar
Rue de Colmar .
-Mulhouse, la ville de l'automobile : on y construit des Peugeot
Une chaîne de montage
A visiter: le Musée de l'Automobile des frères Schlumpf. Bugatti Royale
-Besançon, la ville de l'horlogerie.
La région de Prémanon
-Poligny, renommée pour son vin et son fromage, le comté.
Midi : nous nous sommes enfin arrêtés ! Impossible de pique-niquer à cause de la pluie et du froid. Nous avons trouvé asile sous le préau couvert du collège Louis Bouvier de St Laurent-en-Grandvaux.Après avoir mangé rapidement nos casse-croûte, nous avons posé pour une photo collective, dans la neige. Pris en sandwich entre le photographe et les collégiens qui nous bombardaient de boules de neige, nous avons fui pour nous réfugier dans les autobus !
En altitude, le temps s'est découvert mais, que de lacets ! Un premier élève s'est senti mal, puis un deuxième...
Vers 13h30, nous sommes enfin arrivés, après sept heures de route, au chalet des Epilobes où nous avons pris possession de nos chambres.
Claire et Gwendoline 6e5
Randonnée en traîneau à chiens .
Le mercredi matin, Christian Feivre nous a montré ses chiens. Il les a attelés à un traîneau à plusieurs places et il nous a proposé de faire un tour par groupes de quatre. Quel plaisir d'être tirés par ces sept chiens magnifiques !
Tout en conduisant le traîneau, Christian Feivre, le moscher, nous a un peu parlé de ses chiens qu'il aime beaucoup. Il a choisi leurs noms dans un livre esquimau. Les deux chiens de tête, sélectionnés par l'homme sont Tunka et Ammassalik, son fils. Ils dirigent l'attelage : c'est à eux que le moscher donne les ordres de direction et de vitesse. Par contre, le chef de meute n'est pas choisi par l'homme : c'est le chien qui se bat le mieux qui s'impose aux autres! Christian Feivre met une femelle à côté d'un mâle pour éviter les bagarres. Willy Pey, le chien de derrière a été choisi pour sa puissance. De temps en temps, Christian Feivre doit employer la force pour que ses chiens l'écoutent : il leur lance de grosses boules de neige. Mais cela ne les empêche pas d'aboyer, de se rouler dans la neige, d'en manger pour se rafraîchir, et de traînailler parce qu'ils n'aiment pas refaire chaque fois le même tour.
Il s'occupe d'eux environ deux heures par jour et dépense à peu près trente mille francs par an pour les soins médicaux, la nourriture, le toilettage, ...
Ses chiens, de race Groenlandaise, ont entre six et douze ans. Certains, comme Tunka, sont noirs et blancs, d'autres, comme Faro, sont bruns et blancs. Ils pèsent 35 kilos et peuvent tirer jusqu'à une fois et demie leur poids ! Christian Feivre les utilise pour le transport du bois: ils sont capables de tirer 240 kilos par jour ! Leur vitesse est de quatre à douze kilomètres par heure. Peu sauvages, ils se laissent facilement approcher : nous avons pu les caresser, à notre plus grand plaisir !
Notre seul regret : la promenade était un peu courte ! Il fallait, trop vite, céder sa place aux autres ...
Emeline, Floriane, Marlyn et Natacha 6e5
Mardi après-midi vers treize heures nous sommes allés à la patinoire en car. Nous étions assez excités et vraiment très contents de patiner. Sur place, on nous a prêté des patins à glace. Les miens étaient violets. Cétait original. Nous nous sommes très vite chaussés et avons enfilé nos gants afin de découvrir, au plus vite, la glace.
La piste était ovale, la musique entraînante et il y avait du monde! Cétait vraiment amusant de voir certains de nos camarades saccrocher au bord de peur de tomber! Dautres, plus courageux, sélançaient sur la glace pour se retrouver presque aussitôt sur les fesses! Quel fou rire ! Moi non plus ,je nétais pas très rassuré au début. Pourtant, javais déjà patiné auparavant. Petit à petit, jai retrouvé mes sensations, et jai enfin maîtrisé la situation ! cétait vraiment enivrant de se sentir glisser sur la glace, au rythme de la musique.
Nous avons adoré ce moment et aurions aimé patiner plus longtemps. Mais notre programme était chargé et dautres plaisir nous attendaient à Prémanon!
Damien, Philippe et Sébastien . 6e5
Le musée de Prémanon créé en 1989 est le premier musée français consacré à l'Arctique et à l'Antarctique. Il est proche de la patinoire : seule la route les sépare.
Le musée n'est pas très grand. Vu de l'extérieur, on dirait un assemblage de petits chalets.A l'intérieur, des boiseries et des tons bleus et blancs. A l'entrée sont exposés des cartes postales etdes livres de Paul-Emile Victor : Apoutsiak, La Voie Lactée... Il y a douze vitrines au rez-de-chaussée et deux à l'étage.
Après avoir regardé une vidéo d'une trentaine de minutes consacrée à Paul-Emile Victor on nous a distribué un questionnaire. Il était assez facile car il suffisait de bien regarder les vitrines : les réponses y étaient données.
Plusieurs vitrines sont consacrées à Paul-Emile Victor. Dans certaines sont exposés des objets lui ayant appartenu comme la peau de chat antilumbago qu'il a portée en 1936 pendant toute la traversée du Groenland ; il y a aussi son sifflet de scout, des pages écrites de sa main et des médailles gagnées grâce à ses chiens Groenlandais...
Dans une autre vitrine, Paul-Emile Victor est représenté grandeur nature. Cette scène évoque un moment très important dans sa vie : Grâce au commandant Charcot, qui avait accepté de le prendre à bord de son célèbre navire "Le Pourquoi Pas" Paul-Emile Victor et trois de ses camarades purent vivre pendant un an avec des Groenlandais à Ammassalik, sur la côte est du Groenland.
D'autres vitrines informent les visiteurs sur la vie quotidienne des Groenlandais et des Lapons. D'autres encore présentent la faune polaire (il y a même un ours empaillé!), et les expéditions réalisées en Arctique et en Antarctique.
Nous avons bien aimé cette visite. Le musée n'est pas très grand : on s'y sent bien et l'accueil du responsable du centre est chaleureux. On s'y instruit sans que cela ne devienne lassant.
Le centre Paul-Emile Victor, une visite à ne pas manquer !
Bernard, Guillaume N., Guillaume P., Kamel et Marc 6°5
Mercredi 3 mars, dès neuf heures, nous avons pris le bus. Le chauffeur nous a conduits au pied dune colline recouverte dun bon mètre de neige. Il fallait lescalader à pied ce qui na pas été facile car, à chaque pas, nous nous enfoncions dans la neige épaisse !
Que faire , arrivés au sommet ? Se coucher dans la neige , prendre des photos du paysage magnifique : à perte de vue, des collines enneigées dont la blancheur contrastait avec le vert sombre des sapins et le gris du ciel .
Très vite, chacun sest trouvé une occupation . Pendant que les uns faisaient des glissades sur des sachets en plastique noir , dautres fabriquaient un igloo, aidés par un professeur.
Trois filles ont même sculpté un rat musqué dans la neige . Tout le monde sen donnait à cur joie , sauf quelques garçons qui se sont vite ennuyés. Alors, pour nous embêter , ils nous ont lancé des boules de neige . Ils ont même un peu détruit le rat musqué et les igloos quavait construits le groupe précédent . Pendant que nous jouions , les professeurs discutaient ensemble et nous surveillaient en même temps .
Nous navons pas vu le temps passer . La matinée sachevait quand il sest mis à pleuvoir . Nous nous sommes vite mis à labri dans lautobus !
Virginie , Marjorie , (6e5) Jonathan (4e1) .
Mardi soir, vers 19h45, nous avons mangé au chalet des Epilobes .Nous avons fait un tel bruit que les accompagnateurs ont dû intervenir à plusieurs reprises ! Au menu : soupe , spaghetti bolognaise et crème noisette, un dessert peu apprécié par la plupart d'entre nous. Certains élèves ont même essayé de s'en défaire en l'offrant aux professeurs ...
Après avoir débarrassé notre table nous sommes restés, pendant 30 minutes, dans nos chambres . Nous avons écrit des lettres, mangé des gâteaux et des bonbons, joué à toutes sortes de jeux. Certains se racontaient des histoires drôles, d'autres prenaient des photos par surprise. Nous nous amusions si bien que nous ne voulions absolument pas rejoindre les professeurs qui avaient programmé un jeu collectif : "Le Prémanon Trivial "! Tout en grommelant, nous avons fini par obéir.
Chaque équipe, composée d'environ 8 personnes a dû, après s'être trouvé un nom, répondre aux 21 questions que les accompagnateurs ont aussitôt corrigées. Ensuite, chaque groupe a présenté sa chanson aux autres qui l'évaluaient en brandissant une plaquette sur laquelle figurait une note .
A la fin de la veillée, vers 10h30, nous sommes tous retournés dans nos chambres. Là, nous nous sommes encore amusés et nous avons encore bavardé jusqu'à 23h30 ! Cette soirée était vraiment super !
Occasion unique : interroger Madame Valeyre .
Au musée, il y avait Madame Valeyre!Nous en avons profité pour l'interviewer ! Elle s'est assise sur une chaise, et nous, par terre, autour d'elle. Nous lui avons posé des questions auxquelles elle a très gentiment répondu. C'était si intéressant que bien d'autres élèves se sont assis par terre avec nous. Cela faisait un grand cercle, en plein milieu du musée ! Il y a même un élève qui a demandé un autographe à Mme Valeyre ! Elle semblait très émue.
C'est par relation qu'elle a obtenu le poste de secrétaire auprès de Paul-Emile Victor qui avait alors 36 ans. Elle a exercé cette fonction pendant plus de trente ans ! D'ailleurs, elle travaille encore pour lui, en allant, par exemple, dans des écoles pour parler de lui aux enfants, avec fierté et émotion : même la mort n'a pas éteint l'affection qu'elle lui portait.
Paul-Emile Victor n'était pas souvent dans son bureau parisien car il voyageait beaucoup : il a dirigé beaucoup d'expéditions, a donné de nombreuses conférences ... Bref, un emploi du temps très chargé qui ne pouvait s'accommoder d'un horaire fixe ! Et il trouvait encore le temps d'écrire : il a mis environ trois ans pour rédiger La Voie Lactée, Apoutsiak, ...Mais qu'importait : tout ce qu'il entreprenait le passionnait !
Il avait bon caractère, beaucoup d'humour et il ne se prenait pas au sérieux. Sa seule manie : l'ordre et le classement ! Ses passions : les Pôles et la Polynésie. Il n'avait pas d'idoles mais admirait beaucoup le commandant Charcot. Sportif, il appréciait particulièrement la natation. S'il avait la chance d'avoir une bonne santé générale, il souffrait cependant de maux de dos.
Madame Valeyre semblait très heureuse de répondre à nos questions et de voir que nous portions autant d'intérêt à la vie de Paul-Emile Victor. Quant à nous, nous l'avons trouvée très gentille et nous espérons qu'elle gardera un bon souvenir de ces deux jours passés avec nous.
Anaïs, Gabrielle, Morgane, Pauline et Sophia 6e5
Nous repartons, hélas, de Prémanon
Mercredi, 13h55 : nous nous rassemblons avec nos bagages devant le chalet des Epilobes. Fatigués et un peu tristes, nous montons dans les autobus sans faire de bruit.
Pendant le trajet, certains ont joué aux cartes, d'autres ont écouté de la musique, quelques uns ont même dormi... Nous avons fait plusieurs arrêts : l'un pour acheter du fromage dans une petite ville du Jura, l'autre car un élève se sentait mal, et enfin, pour goûter.
Dans l'un des cars, vers 17h45, nous avons regardé le film "Men in black", si bien que le trajet nous a paru moins long ! A la hauteur de Strasbourg, des élèves de notre classe ont pris le micro pour dire un mot de remerciement au chauffeur et pour nous rappeler de laisser l'autobus propre, ce que nous avons fait.
Nous sommes arrivés vers 20h, tout excités de revoir nos parents et de leur raconter notre séjour. Rapidement, tout le monde s'est dispersé pour rentrer à la maison, sous la pluie.
Marie-Laure et Stéphane 6e5