| Collège Paul-Emile Victor |
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LE MILIEU NATUREL PROPRE A LA REGION D' AMMASSALIK |
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En hiver, la température moyenne est de 10° en dessous de zéro. Elle est rarement plus basse, même en janvier et en février, des mois les plus froids, grâce à l'influence adoucissante d'une dérive Gulf Stream.
Par contre, comme le courant froid du bassin polaire entraîne les eaux froides du nord vers le sud, le long de la côte orientale, la banquise est épaisse si bien qu'il est impossible d'aborder à Ammassalik pendant environ huit mois par an !Après ce long isolement, les habitants accueillent avec joie l'accostage du premier bateau qui, fin juin ou début juillet, vient les approvisionner. Cette arrivée est saluée par trois coups de canon.
En été, les températures peuvent atteindre dix à quinze degrés au-dessus de zéro: la canicule pour les Groenlandais qui recherchent alors la fraîcheur des torrents!
Et, quelle que soit la saison, il arrive fréquemment que le temps change avec rapidité: les températures peuvent baisser brutalement.
Ammassalik (-65°37N) Température moyenne annuelle : -0,5°
Comparaison avec Strasbourg (48°N) : température moyenne annuelle : 10 à 12°
Les précipitations sous forme de pluie et surtout de neige sont abondantes d'octobre à mars : 100mm en moyenne par mois. A Strasbourg, de juin à août, mois pendant lesquels tombent les plus importantes quantités de pluie, les précipitations sont d'environ 80mm par mois.
Les vents sont souvent violents. En 1970, par exemple, le Piteraq, vent descendant de l'Inlandsis, a soufflé à une vitesse de 300 km/h, provoquant d'importants dégâts à Tasiilaq.
"Mercredi, 28 octobre 1936. Le Nekrayak est déchaîné. Les vagues sont énormes et jettent de gros blocs de glace sur la côte, les soulevant comme des bouchons. Notre hutte semble secouée par une main invisible et le bruit est infernal."
Paul-Emile Victor-Boréal
"Le vent du nord que nous subissons s'appelle le Piteraq. D'après les Eskimos, c'est la femme. Le vent du sud qui le suit le plus souvent est le Neqajaaq, c'est-à-dire l'homme. L'histoire dit que, lorsque la femme est en colère, l'homme la rattrape et frappe. [...] Peu à peu le vent se calme. [...] Nous regagnons le bord au moment où les éléments se déchaînent à nouveau - mais maintenant, c'est le Neqajaaq qui souffle. En fin de soirée, le Piteraq revient avec une violence accrue. [...] Depuis le 15 décembre, le Piteraq et le Neqajaaq ne cessent de souffler. Il y a de brèves accalmies qui nous permettent de sortir puis le vent reprend, et pluie, neige et glace nous bloquent à l'intérieur. L'hiver à Ammassalik est plus mauvais qu'ailleurs parce que le climat y est plus doux, et que certains hivers, il peut pleuvoir pendant plusieurs jours.
" Claire Granier - Groenland Passion extrême -
La région d' Ammassalik s' étendant juste au sud du cercle polaire arctique, le soleil n' apparait pas au- dessus de l' horizon pendant environ trois mois, du 15 novembre à fin janvier. Comment ne pas appréhender ces longues semaines d' obscurité? Comment ne pas en être affecté dans son " moi "? "A partir de la fin novembre, la vie entre dans une phase monotone. Le temps est devenu maussade et triste; Le paysage a perdu ses couleurs et se fond dans un brouillard blanc. Une neige grise recouvre tout. Le peu de jour qui filtre entre 10 et 13 heures n' est plus qu' une lueur blafarde et sans vie. Le mois de décembre a fait rentrer les gens et la nature dans cet hiver polaire qui n' est qu' une longue attente du printemps. Comme c' est mon premier hiver ici, je ne souffre pas trop de cette pression physique et morale devant l' entrée dans la longue nuit polaire.
Je continue de vouloir sortir, de me trouver des raisons de bouger, alors que les autres ont déjà sombré dans une sorte de léthargie."Claire Granier. Groenland Passion extrême.
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