Livre d'or de Jo le Pangéen

 

 

Nous avons lu vos deux romans harmattan d'@mour et Jo le Pangéen, qui sont, je crois, votre vécu, votre ressenti, dans les pays que vous avez fréquentés lors de vos voyages, et vous avez transformé, et aménagé le réel avec la fiction. Votre style est très léger, souple, facile, agréable à lire, et beaucoup d'émotions...

N. et A. (92)

                             

Denis, j'ai fini ton roman et crois-moi, en le lisant j'étais un routard avec Jo, Athéna , Floriane etc. J'ai trop aimé ton écriture, la facilité de lecture, les actions etc. Félicitations mon ami !

Housni (Rabat - Maroc)

                             

Salut Denis, Le balafré était le surnom du duc de Guise à l'époque de la Ligue. Le personnage du balafré dans ton roman est également un jusqu'auboutiste qui a connu une disparition brutale. Il existe certainement d'autres personnages dont la caractéristique est une blessure, dans la littérature ou la bande dessinée, qui évoquent un
tempérament proche. On peut penser aussi à Sheer Kahn le tigre boiteux du livre de la jungle qui répand la peur et finit vaincu.

Jean-Michel (54)

                             

Denis, avec le recul, j'ai l'impression que la suite de tes quatre ouvrages représente une évolution progressive généralisant l'action dans l'espace et le temps, et aussi une sorte d'apaisement de l'action des personnages et des milieux environnants.
En effet, le premier, Cravate pourpre est presque une relation duelle entre les protagonistes, limitée dans une ville principalement, qui se termine dans une impasse dramatique ; le second La glace en feu voit se dérouler comme un pèlerinage dans un grand espace sauvage perturbé par des phénomènes géologiques et par les réminiscences du passé d'un trio formé pour la circonstance ; le troisième Duo d'exil rend présent le passé par le moyen du lien ancestral et c'est l'activité même qui devient internationale ; dans le quatrième Jo le Pangéen, la notion de continents même devient dépassable, et la notion de communauté large est très présente.
Dans l'ensemble transparaissent des valeurs constamment recherchées comme la lucidité, la solidarité, et les personnages négatifs comme Stinkmaul ou le balafré semblent agir comme stimulants d'un sursaut empêchant l'installation dans la satisfaction individualiste.
Beaucoup de gens sentent confusément de façon isolée que l'individualisme ne tient pas ses promesses, mais le manque de perspectives idéalistes empêche la prise d'initiatives, un peu, toutes proportions gardées, comme la résistance est née en réaction à la plongée dans l'arbitraire et la négation de la valeur personnelle.

Jean-Michel (54)

                             

J'ai bien aimé votre dédicace des livres pour la bibliothèque (…) Les lecteurs sont enchantés par tant de délicatesse (…) Vos livres ont beaucoup de succès et exposés en bonne place …

Octavie (84)

                             

Je viens de finir Jo le Pangéen, je l'ai lu en 1 semaine tellement je l'ai adoré.
Encore un livre qui nous permet de voyager. Plus besoin de partir découvrir le monde, vos livres suffisent. Mais je me demandais... Les lieux sont si bien décrits, vous y étiez déjà en voyage ou alors ce n'est que le fruit de recherches? J'ai été fascinée par l'Inde et sa description, les temples et les monastères, la "religion" ou "philosophie de la vie", que de choses qui font rêver...
Encore une fois je suis épatée. Et comme d'habitude, c'est toujours un style simple, facile à lire et qui donne envie de savoir la suite du roman. Un livre à conseiller et recommander
L'écriture d'une intrigue un peu "policière" est dure à mener, mais encore une fois c'est réussi. On a envie de savoir jusqu'à la fin comment ils vont s'en sortir, qui les a "donnés" au balafré et ce qui va se passer. En plus, on s'en sort très facilement avec les personnages, merci pour cette simplicité!
Félicitations pour ce quatrième roman, à quand le cinquième ?

Hélène (67)

                             

Jo le Pangéen, je l'ai dévoré en deux jours tant il est passionnant (…) le style de l'écriture est si élégant et agréable à lire ! Et vous ne lésinez pas sur les plaisirs de la vie ! Ah les monastères et les temples de Khajuraho, les sculptures des nymphes célestes, et le mausolée du Taj Mahal, quelles merveilles ! Je suis encore sous le charme de la poésie et de la philosophie de ce livre : c'est à regretter de ne pas être pangéen ! Mais vers la fin, excusez, je suis un peu déçue, pourquoi les emmener en haut de l'Himalaya avec les caravanes de yaks puisque Jo était souffrant ? Il valait mieux rester à Katmandou car comment s'en sortir dans le col des Glaces ? (…)
Et même le papier du livre est si agréable au toucher !

Octavie (83)

                             

J'ai commencé Jo le Pangéen, le début est original, j'ai bien aimé ce qu'on peut qualifier assez justement "l'entrée en scène". Je n'en suis qu'au 3e chapitre pour l'instant mais j'ai bien sûr retrouvé tes thèmes de prédilection: femmes, argent, altruisme du héros au caractère rebelle, et bien sûr ... les jeux de mots.

Olivier (67)

                             

Jo le Pangéen est une belle synthèse de multiples aspects touchant au sens de la vie sous l'angle du destin individuel comme de l'évolution collective (…) J'y ai retrouvé l'impression que me fait le mouvement de transformation du monde et des mentalités qui se développent à travers les générations, dans lesquelles les actions individuelles ne sont qu'une infime mais indispensable partie. L'image qui m'y fait penser le plus est celle de la vague marine, inépuisable.
A la suite de la lecture de ce livre, je me demande toujours pourquoi une évidence est souvent considérée comme une utopie. Pourquoi l'aspiration des êtres humains à être unis et à coopérer équitablement serait perçue comme une pure utopie alors que c'est franchement logique !

J.M. (54)

                             

Cher Denis, j'ai vraiment hâte de lire Jo le Pangéen pour réfléchir "avec toi à distance" sur toutes les problématiques du notre monde actuel.

D. (69)

                             

N'avons-nous pas tous en nous, quelque part, dissimulé au fond de notre coeur ou de notre esprit, ce rêve de la Pangée ? Ne sommes-nous pas d'éternels routards en quête du bonheur, d'un autre monde, plus fascinant, plus humain, plus chaleureux ? Mais notre bonheur n'est justement pas dans l'objet de la quête mais peut-être plus dans la quête elle-même, dans ce que ne nous ne trouverons jamais - parce que l'objet n'est jamais défini - et qui nous tient toute notre vie en haleine; une utopie, quelque chose de nouveau à conquérir, à découvrir, à aimer, à rêver...Et puis comme pour Jo, le voyage se termine, le routard s'assoit, tend la main, tourne un peu la tête et s'aperçoit qu'après des tours et des tours du monde, le bonheur n'est pas là où il l'attendait, mais simplement là, à côté de lui, juste à son premier point de départ qui est aussi celui de son arrivée. Si le point n'a pas changé, le voyageur, lui a évolué: il s'est construit, s'est fabriqué sa philosophie, ses convictions et surtout, il s'appartient avant d'appartenir à autrui. Alors il comprend que chacun, comme le dit Wernert, avec ses défauts, ses faiblesses, ses qualités et ses forces doit, avant de vouloir refaire le monde construire son monde et l'ouvrir à l'autre; c'est ainsi que dans l'échange, l'union, mais aussi la différence le monde éclot comme la rose au printemps.
Alors...Jo le Pangéen, rêve ou réalité? Jo n'a t-il pas trouvé sa Pangée, au pays du Taj Mahal ? Mais au travers de sa passion pour ce pays, n'est-ce pas son amour pour Indira qu'il faut découvrir, et plus encore bien au-delà, un amour de la poésie, des mots, du verbe, que chante la jeune fille? Le choix des textes de Tagore est judicieux; je trouve qu'à travers la jeune fille, c'est bien toute la poésie de Tagore qui chante et qui conquiert au final le routard. Pour lutter contre le monde capitaliste, le chant de la plume est une arme merveilleuse, car elle permet toujours au lecteur de rêver et à l'auteur de fabriquer ses propres rêves, et donc de s'évader de ce monde difficile, cruel, inhumain. Voilà aussi une autre Pangée...mais c'est peut-être une histoire dont un jour, souhaitons-le, Wernert nous contera les charmes, mais aussi les délices, les joies...et les peines, peut-être.
L'histoire de Jo le Pangéen, débute comme un rêve...qui rappelle celui d'Icare et finit comme un conte...
Et de quatre pour Denis. Toutes mes félicitations.

Olivier (67)

                             

Le rêve de Jo me paraît utopique, quand on connaît la place du dieu dollar aux U.S.A, petit pays (en habitants à l'échelle terrestre) qui émet 25% des émissions de CO2, qui consomme 115 litres d'eau par jour par habitant, où la consommation est exacerbée, où la recherche du profit maximum et instantané se fait au détriment de valeurs éthiques et morales... Pire encore, il tend à modifier l'éthique même dans le pays et dans les mentalités des gens pour qui "la fin justifie les moyens".
Alors que la moitié du monde se soucie de manger et de survivre, les habitants des pays riches se soucient de maigrir et de disposer de toujours plus de confort... Bref, il y a beaucoup à dire sur les inégalités concernant la répartition des richesses sur le globe, et j'attends impatiemment ton livre pour me poser encore davantage de questions et pourquoi pas de trouver des débuts de réponses....

Damien (69)

                             

J'ai bien apprécié "Jo le Pangéen". J'ai d'abord observé le dessin de la pangée, au cas ou on y discernerait l'ébauche d'un visage. Le nom JO, composante de bien des appellations dans l'antiquité, a une proximité avec le "JUS" romain évoquant le principe de justice.
Le récit est vivant dès le début, et ses articulations sont judicieusement structurées.
Le destin du personnage néfaste, balafré, incapable de remise en cause est confronté a la fatalité, un peu comme l'animal sacrificiel des temps anciens qui poursuit son parcours sans prendre conscience de son destin. Le fait qu'il soit marqué physiquement d'une blessure s'affichant définitivement tend à signifier qu'il n'a pas su dépasser le niveau matériel de l'expérience qui le touche, attribuant des conséquences irréversibles aux faits volontaires ou fortuits.
Le thème de la communauté utopique a nourri des tentatives diverses comme l'abbaye de Thélème, le phalanstère, uroville, à la fois hors du siècle et dans le siècle.
J'ai tendance a penser que le karma existe sous forme collective : en effet, c'est bien nos successeurs qui devront subir les conséquences de nos actes.
Un courant d'idées économique depuis la mondialisation veut définir une sortie de l'impasse par une sorte de décroissance, à la fois sur le plan écologique des ressources et nuisances, et sur le plan du mode de vie de surenchère concurrentielle dont le coût social est sous estimé.
La problématique de la libération vis a vis des désirs m'a longtemps intrigué. Au delà du thème du renoncement, bien connaître la nature des désirs permet de ne plus en être dépendant, mais de s'en faire le décideur, malgré la part d'illusions qu'ils suscitent. Cette logique qui fait de la connaissance de soi l'accès a la liberté, rejoint la démarche de la
psychanalyse par rapport aux pulsions inconscientes. On pourrait considérer aussi que l'humain dépasse les désirs, mais que les aspirations font se dépasser l'humain. La neurologie semble indiquer qu'un moyen efficace de l'extinction d'un désir est sa satisfaction. Chez les animaux l'instinct régit les besoins à satisfaire qui alternent et s'effacent indéfiniment entre des périodes de repos. Chez l'humain l'expérimentation et la façon de traiter un besoin ou un désir éveillent un état d'esprit durable (...)
J'ai beaucoup aimé les phases de la découverte de l'orient sous diverses facettes.

Jean-Michel (54)

 

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