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Optique géométrique et chimie...
Il est d'usage de faire remonter à des temps assez reculés la découverte de la photographie.
Si l'on entend par " photographie " la formation d'une image au fond d'une chambre noire, percée d'un simple trou ou munie d'une lentille, c'est exact ; car ce phénoméne était connu bien avant que que Léonard de Vinci et son compatriote Giambattista della Porta (1538-1615) lui aient consacré, au XVI ième siècle, de célébres études:
Codex Arundel, recueil d'études de physique et mécanique, études optiques et géométrie oeclidienne, dont la majorité des feuillets dantent de 1478 à 1518, et conservé au British Museum
Codexs de l'Institut de France : 12 manuscrits papiers traitant d'optique, géométrie, art militaire, vol des oiseaux… dantant de 1492 à 1516. Tous deux écrits par le premier
Magia Naturalis, traité sur les lentilles, écrit par le dernier.
L'optique géométrique connaît un renouveau au XVIIième siècle avec Kepler, Galilée, Descartes (1637 : La Dioptique), Newton…
Le noircissement des sels d'argent sous l'action de la lumière n'était pas ignoré non plus : l'Allemand J.H. Schulze l'avait étudié en 1727.
En 1802, l'Anglais Wedwood reproduisait des dessins transparents sur une surface sensibilisée au nitrate d'argent mais il ne put ni fixer ces silhouettes, ni capter l'image formée dans la chambre noire.
En réalité, la connaissance de ces phénomènes isolés ne constituait pas la découverte de la photographie au sens exact du mot, pas plus que certaines réussites sans portée pratique.
C'est le Français Nicéphore Niepce qui parvint entre 1820 et 1824 à reproduire pour la première fois, sur une surface préparée à cet effet, l'image formée dans la chambre noire et , si mal que ce fut, à fixer cette image pour lui donner une certaine stabilité. L'image, telle que Niepce l'obtint d'abbord, se formait sur une plaque de métal enduite d'une solution de baume de Judée (bitume), qui, brun focé à l'origine, blanchissait sous l'ection de la lumière. Il developpa son invention et s'associa en 1829 avec un peintre Français, Daguerre (qui avait aussi travaillé sur l'optique et la chambre noire); ainsi ils mirent au point la daguerréotypie.
Le procédé, dont la paternité ne fut attribué d'un commun accord qu'au seul Daguerre, connut alors une grande vague, mais il n'en reste moins, pour clore une contreverse historique, que c'est à Niepce qu'il faut attribué la première photographie, puisque l'image qu'il avait obtenu en 1822 en présentait tous les caractères.
Le daguerréotype était une plaque métallique, sensibilisée à l'iodure d'argent, que l'on révélait sous l'action des vapeurs de mercure; il exigeait un temps de pose assez long (15 à 30 min) et donnait par inversion une image positive sans qu'il fut possible d'obtenir des copies.
A partir de cette époque, les découvertes et perfectionnements se multiplièrent et s'entrecroisèrent : en 1835, le chimiste Anglais Talbet obtint sur papier transparent de véritables négatifs qu'il put reproduire en positif par contact sur une feuille de papier sensibilisée au chlorure d'argent; il parvint même à fixer ses images au sel de cuisine (chlorure de sodium) puis en 1840 à l'hyposulfite de sodium.
En 1847, Niepce de Saint Victor, cousin de Nicéphore Niepce, utilisa un nouveau support : la plaque de verre à l'albumine, qui fut en 1850 remplacée par la plaque au collodion.
En 1871, un progrès essentiel fut réaliser par le Dr Maddox, un amateur Anglais, qui mit au point une émulsion psoitive dans laquelle les sels d'argent étaient incorporés à une couche de gélatine et qui conservait, à l'état sec, sa sensibilité.
Partant de la, Johnston et Bolton obtinrent, en 1873, une émulsion négative au gélatino-bromure, et, en 1874, la Liverpool Dry Plate Co mettait en vente les premières plaques sèches au gélatino-bromure: la photographie entrait dans le domaine pratique.
La photographie conquit bientôt la faveur des amateurs grâce la découverte d'un Américain, G. Eastman, qui inventa la pellicule en bobine, bande de celluloïd sur laquelle était coulée l'émulsion photosensible et qui, grâce à la protection d'une seconde bande, en papier opaque, permettait le chargement des appareils en plein jour.
depuis cette date, d'immenses améliorations ont été réalisé dans l'optique, dans la construction des appareils, dans la constitution des émulsions sensibles mais l'obtention du cliché négatif n'a pas changé.
En 1930 Barnack invente la photographie en petit format sur film de cinéma (35 mm) et c'est le début de la fabrication des Leicas.
En 1935 est commercialisé le premier Kodachrome. Ce sont deux musiciens, chimistes amateurs, Léopold Godowsky (violonniste) et Léopold Mannes (pianiste) qui inventent la photographie en couleurs accessible à tous.
En 1947 appareit la photographie à développement instantané. Edwin Land commercialise le procédé Polaroïd qu'il a lui-même inventé.
en 1960 Asahi Pentax commercialise le premier appareil reflex à miroir mobile. L'industrie japonaise de la photographie part à la conquête du monde...
Les perfectionnements apportés aux objectifs ont été le résultat d'une lutte constante entre les différentes abérrations et ont permis d'obtenir, en même temps qu'une meilleure définition, une nétteté absolue étendue aux bords extrèmes de l'images et une ouverture plus grande, donc une luminosité accrue.
Quelles sont les abérrations ?
Et les distorsions ?
Industrie Photographique : Ets A. Pierrat, Voigtländer, Zeiss Ikon et les autres...