| La photographie numérique en odontologie Petite enquête à Strasbourg... |
PETITE ENQUETE A STRASBOURG… Le but de cette petite enquête est d’estimer la répartition entre les praticiens n’utilisant aucun moyen photographique, les praticiens utilisant le système argentique et ceux employant la technologie numérique. Ces derniers ont été questionnés plus précisément sur leur équipement et leur utilisation (fréquence d’utilisation, emploi récent ou non). Certains vendeurs de fournitures dentaires et/ou
spécialisés dans la photographie numérique dentaire des départements du Bas-Rhin,
du Haut-Rhin, de Meurthe-et-Moselle et Paris ont été contactés pour connaître
la demande des praticiens. Seuls deux établissements ont pu nous répondre. I. Nombre de praticiens possédant ou non un outil photographique1. Au niveau de la pratique dentaire quotidienneAfin de déterminer les outils photographiques que disposent les Chirurgiens-Dentistes Strasbourgeois, les praticiens ont été contactés par téléphone en se basant sur l’annuaire et en commençant par la lettre E jusqu’à obtenir un échantillon de 100 praticiens joignables. Les résultats ont été donnés par les assistantes ou le/la dentiste.
Soixante praticiens n’ utilisent aucune technique photographique. Les praticiens équipés d’au moins un photoscope sont au nombre de 22 contre 18 possédant au moins un appareil photographique argentique. Quatre dentistes se contentent d’une caméra numérique ou d’une webcam. On compte six associations de deux dentistes, une autre de trois dentistes et enfin une dernière de quatre dentistes, soient deux appareils argentiques communs pour deux associations de trois et deux dentistes et deux photoscopes communs pour deux associations à deux praticiens. 2. Au niveau de la pratique orthodontiqueLà aussi, les orthodontistes Strasbourgeois ont été contactés par téléphone. Seuls douze parmi eux ont été joignables et constituent donc notre échantillon.
Tous les orthodontistes possèdent un appareil photographique. La majorité des orthodontistes sont équipés d’au moins un appareil numérique. Quatre orthodontistes sont associés par deux et chaque association comporte un photoscope, soit deux appareils communs sur les sept relevés. II. Equipement photographique numérique des praticiens Strasbourgeois1. Quels sont les appareils numériques les plus utilisés ?· Au niveau de la pratique dentaire quotidienneSept interlocuteurs ne se rappelaient ni de la marque, ni du modèle. Cinq d’entre eux ne se souvenaient que de la marque. Enfin dix personnes ont pu répondre précisément à notre question. Le Ricoh RDC 7et un Nikon Coolpix 995 sont communs chacun à deux praticiens.
Six marques de photoscopes compacts sont présentes dans cet échantillon : Casio, Epson, Minolta, Nikon, Ricoh, Sony. · Au niveau de la pratique orthodontique
Trois marquent de photoscopes compacts sont présentes au sein de l’échantillon : Epson, Nikon et Olympus. Le numéro d’un des Nikon Coolpix n’a pu être déterminé car celui-ci était masqué par le flash annulaire. En ce qui concerne le deuxième Nikon Coolpix, l’appareil n’était pas à proximité. Au vue de l’ancienneté de ces appareils, j’en déduis que ces deux praticiens ne possèdent pas de Coolpix 4500, construit sur la même base que le Coolpix 995. De même, l’Olympus Camedia dont le modèle n’est pas précisé n’est plus utilisé au cabinet, l’orthodontiste étant revenu à la technique argentique. Tous les chirurgiens dentistes et orthodontistes contactés sont équipés de photoscopes compacts, plus légers, plus maniables et bien plus économique que des appareils numériques construits sur la base de boîtiers argentiques. · Appareils vendus le plus fréquemment par les établissements spécialisés
Les appareils proposés dans ce tableau sont vendus en kit pour la pratique dentaire. Ce tableau confirme les achats par les praticiens des photoscopes Epson Photo PC 3100Z, Minolta Dimage 7i. Le fait que beaucoup de praticiens achètent leur photoscopes dans des magasins non spécifiques à la pratique dentaire, à l’ADF ou dans tout autre établissement non contacté permet d’expliquer les achats de Nikon, Casio, Sony, Ricoh. Certains praticiens utilisent d’ailleurs leur appareil personnel. 2. Quels sont les accessoires spécifiques à la photographie dentaire utilisés par les praticiens ?· En dentisterie
Dix praticiens n’utilisent aucun accessoire spécifique à la photographie clinique dentaire, trois dentistes emploient conjointement un flash annulaire ou un diffuseur et un complément optique et enfin trois autres n’ont qu’un seul des accessoires proposés. Les praticiens semblent être peu informés de la spécificité de la photographie macroscopique et des accessoires permettant d’optimiser les prises de vues. Beaucoup se contentent de la fonction macro. · En orthodontie
Les orthodontistes ne possèdent aucun complément optique. Seuls deux praticiens sur cinq sont équipés de sources lumineuses autour de l’objectif
Abréviations : FA pour Flash Annulaire ;
CO pour Complément Optique et D pour Diffuseur. III. Emploi des appareils photographiques numériques1. A quelles fins est utilisé l’appareil numérique ?· Au niveau de la pratique dentaire
Les 24 praticiens utilisent essentiellement la photographie numérique comme examen complémentaire enregistré dans le dossier, et comme outil de communication avec le patient et avec le laboratoire. Les quelques praticiens numérisant leurs OTP et radios sont des enseignants de la faculté. Un praticien a précisé qu’il photographiait essentiellement dans un but médico-légal. Un chirurgien dentiste utilise cette technologie pour son exercice orthodontique et un autre pour sa pratique chirurgicale. · Au niveau de la pratique orthodontique
Il faut remarquer qu’un confrère utilise uniquement son appareil numérique pour numériser ses diapositives.
2. Quelle est la fréquence d’emploi des photoscope ?· En dentisterie quotidienne
La moitié des dentistes utilisent fréquemment la photographie numérique. · En orthodontie
IV. ConclusionLes praticiens Strasbourgeois s’équipent de plus en plus d’un photoscope compact, en général sans accessoires spécifiques pour la photographie macroscopique dentaire, en raison des ouvertures apportées par cette technologie. L’emploi est d’ordre plutôt fréquent. |