La photographie numérique en odontologie
Intérêts de la photographie numérique au cabinet dentaire

 

INTERETS DE LA PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE AU  CABINET  DENTAIRE

 

 

La photographie numérique est déjà utilisée dans différents domaines de Médecine (en chirurgie plastique, en dermatologie, en radiologie, en anatomie-pathologique) et en Orthodontie. Pourquoi les chirurgiens-dentistes et les orthodontistes ont-ils intérêt à employer cette technologie ?

 

 

I.                   Photographie numérique versus photographie argentique

1.      Qualités des images obtenues

 

·        Résolution

Une diapositive contient l’équivalent de 25 à 30 millions de pixels d’information.

A condition de se limiter à  des agrandissements de 13 x18cm, voire 20 x 30 cm et 30 x40 cm, la résolution est très suffisante pour égaler celle d’un négatif.

·        Couleur et tonalité

Les films argentiques ont l’avantages d’avoir une profondeur de couleur importante et une continuité tonale (66). Toutefois, la qualité des images obtenues est plus qu’acceptable pour les travaux parus en 2000 de Gilbert et Richards qui ont imagé numériquement les modifications de l’os et des dents avec un Nikon D1, équipé d’un capteur de 2.7 Mp (105).

·        Sensibilité

Les capteurs moyen-gamme sont limités à une échelle autour des 50-1000 iso par manque de sensibilité, alors que les films argentiques couvre la plage de 25 à 3200 iso. Au delà de 1600 iso, le bruit peut  rendre inexploitables les images.

·        Petite focale et grande profondeur de champ :

Les images photographies par photoscopes se caractérisent par une grande profondeur de champ par rapport à la technologie argentique, due à la petitesse du capteur. Cette grande profondeur de champ est un avantage important pour la prise de vue en gros plan dans notre pratique dentaire.

·        Absence de rayures et tâches sur les films (107).

·        Réglage de la balance des blancs (107).

2.      Résultat instantané

 

·        Résultat de la prise de vue instantané :

L’image instantanée (136), sur écran LCD, écran de télévision ou écran d’ordinateur, est plus conviviale et le photographe gagne en rapidité ; l’instantanéité permet de contrôler la prise de vue et d’éviter les prises de vue gachées.

·        Plan rapproché et photoscope

La mesure de la lumière et le bracketing deviennent difficiles à régler lorsqu’il s’agit de photographier de petits objets et que l’ouverture  de l’appareil photographique argentique est petite. En photographie numérique, comme les résultats sont immédiats,  le contraste et la luminosité sont ajustés d’après les prises de vues successives (105).

·        Impression instantané :

La technologie numérique permet de contrôler toutes les étapes,  depuis la prise de vue jusqu’au tirage et d’éviter de passer par un laboratoire.

 

·        Identification immédiate de l’image

L’image après capture est immédiatement ajoutée au dossier du patient, évitant toute identification erronée et perte de l’image (44).

·        Retard du déclenchement
Un délai entre le déclic et la prise de vue est  d’environ une seconde sur un compact, le temps que la calculateur analyse la lumière et que l’autofocus détermine la mise au point. Ce retard est assez gênant pour des sujets en mouvement (99).
3.      Exploitation informatique des images

 

·        Informatisation du cabinet

Le praticien doit être informatisé, et si possible avec un réseau de plusieurs unités, pour utiliser le système numérique alors que le système argentique n’oblige pas à informatiser le cabinet. De plus le traitement d’images est chronophage tant au niveau du transfert des données des cartes-mémoires vers l’ordinateur qu’au niveau de la retouche/stackage/archivage d’image et d’une éventuelle formation informatique. D’ailleurs, l’assistante doit être entraînée à l’utilisation du photoscope, à la lecture des cartes-mémoires (44).

  • Numérisation de films argentiques

Les négatifs argentiques peuvent être converties facilement et de façon assez économique par le biais d’un Kodak PhotoCD TM  à la résolution de 6 Mp ou de 25 Mp. Ce support peut contenir une centaine de fichiers images pour environ 2 euros par diapositives pour la basse résolution  (66).

 Les films argentiques peuvent être aussi numérisés par des scanners si le praticien est informatisé. Même si la résolution d’un négatif baisse inéluctablement lorsqu’il est scanné à des résolutions inférieures à 6000 ou 8000 dpi (105), s’il est scanné avec 2700 dpi le résultat est le même qu’avec un capteur de définition  3800 x 2500 pixels, soit 9.5 Mp ;  à 400 dpi, il équivaut à un capteur de plus de 20 Mp. Ces résultats correspondent à l’utilisation de négatifs professionnels, de type Velvia (Fujichrome) par exemple, et n’ont aucun sens avec des négatifs amateurs, bas de gamme, granuleux et aux couleurs fades.

  • Duplication

La technologie numérique permet de dupliquer sans pertes qualitatives et de façon économique (95). De plus l’information des données n’est pas perdue si le laboratoire égare le CD contrairement à la perte du négatif.

  • Exploitation informatique

-         Intégration au dossier informatique du patient,

-         Traitement d’images par des logiciels de retouche (136).

-         Analyse (métrique ou non) des images par des logiciels d’analyse d’images,

-         Organisation facilitée de bases de données (95),

-         Recherche rapides des images (107),

-         Intégration dans des logiciels de PAO (95),

-         Echange des données entre confrères (95),

-         Communication avec le laboratoire.

  • Le fait de contrôler depuis la prise de vue jusqu’à l’impression renforce la confidentialité des données (25).
  • Le stockage des fichiers-images est simplifié et occupe peu de place. Il n’est plus nécessaire d’annoter une à une ses diapositives ou ses négatifs, de les trier dans des carrousels, des valises ou des albums et de les ranger dans un meuble.

·        Facilité de conversion dans d’autres formats : tirages papier, diapositives ou négatifs (95)

4.      Autonomie

 

·        Mémoire

Alors qu’un film argentique reste toujours en résolution maximale, un fichier-image de grande résolution a un certain poids. Le capteur de 3.3 Mp du Nikon Coolpix fournit, lorsqu’il est utilisé en résolution maximale, des fichiers-images de près de 10 Mp.

Actuellement, les moyens de stockage de grande capacité (CompactFlash ou Microdrive) restent encore assez chers et les cartes livrées avec le photoscope trop petites.

·        Alimentation électrique

Alors qu’un reflex mécanique permet de faire des milliers de photographies avec une pile pour alimenter le posemètre, un appareil reflex numérique automatique utilise des batteries pour plus de quarante films de 36 poses.

5.      Pérennité

 

·        Durée de vie du matériel : marché et hygiène :

Un photoscope est périmé dans les deux ans qui suivent son achat et sa côte sur le marché de l’occasion baisse sensiblement.

Certains vaporisateurs de désinfection utilisés en salle d’opération entraînent des dégâts sur l’électronique des appareils argentiques. Il est à prévoir que les effets seront identiques sur des photoscopes  qui comportent bien plus d’électroniques que les appareils argentiques. De plus, le talc déposé lors de prises de vues avec des gants talqués peut s’infiltrer dans les appareils. Pour finir, certains désinfectants peuvent détériorer les traitements de surface des objectifs.

·        Durée de vie des médias :

Les formats numériques et les types de médias semblent stables au moyen terme, les CD seront peut être supplantés par les DVD. Le problème de la lecture d’anciens supports se posent aussi. Au contraire, les films argentiques peuvent être stockés, avec quelques précautions (dans un endroit  à l’obscurité, à température ambiante voire froide, sans humidité et sans moisissures)  pendant des dizaines d’années sans dégradations  (66).

·        Durée de vie des logiciels et des formats

Il convient de remettre à jour les logiciels régulièrement.

6.      Coût de cette technologie

 

·        Coût du matériel 

Le coût initial d’un photoscope est plus élevé que celui d’un appareil photographique argentique, bien qu’actuellement les prix des appareils numériques baisse de façon générale.  A ceci, se rajoutent le coût des logiciels de retouche d’images, d’archivage.

Au long terme le coût de cette technologie diminue par rapport à l’utilisation du système argentique, en raison de l’ économie sur le coût des films, chers, le tirage et développement, les carrousels et autres moyens de stockage,  comme l’illustre le tableau ci-dessous. De plus les images loupées sont simplement effacées alors qu’il faut jeter un film s’il est raté, ce qui constitue un certain gaspillage (25).

 

Coûts initiaux (en dollars américains) (25)

systèmes

appareils

impression

éclairage

Stockage/archivage

Hardware/software

total

argentique

500

Inclus dans le développement

non nécessaire

500

-

1000

numérique

900

± 250

350

1700

200 à 15 000

3400 à

18 200

Coûts à 1 et 2 ans (en dollars américains)

systèmes

équipement

Film/développement

impression

Stockage/archivage

Total après la 1ière année

Total après la 2ière année

argentique

500

0.21

0.41

500

2934

2434

numérique

±  3400

-

280

31

311

 

 

·        Coût de l’impression 

L’impression  sur imprimante reste onéreuse (coût des cartouches d’encre, coût du papier glacé…) (136). Malheureusement le tirage immédiat en laboratoire n’est pas répandu partout et l’envoi par Internet nécessite un délai .

·        Coût de la communication Internet

Les échanges par e-mail sont gratuits et rapides (25) pour une connexion par câble ou ADSL.

7.      Regard des patients

 

La prise de photographies numériques apparaît au patient comme faisant partie d’un exercice dentaire « high tech » et moderne (44) . L’image du praticien en sort grandi. De plus d’après une étude anglaise, la majorité des patients trouvent la prise de vues « confortable » et ils étaient contents de voir l’intérieur de leur bouche à l’écran et approuvent cette technique pour comprendre leurs problèmes cliniques (78). En raison de l’instantanéité des clichés,  la communication avec le patient est optimisée : le patient peut évaluer l’image et prévisualiser la proposition thérapeutique proposée et accepter le plan de traitement (39).

8.      aspect écologique

 

La technologie numérique ne nécessite ni produits chimiques polluants tant au niveau de sa production qu’au niveau du « développement »(18).

 

 

II.                Quels sont les photoscopes utilisés dans notre domaine ?

1.      Appareils non SLR

 

·        Appareils proposés avec des accessoires pour l’usage dentaire

 

i.      Canon PowerShot G2

Cet appareil, commercialisé en 2001 et toujours vendu neuf, 500g, comprend un capteur de 4 Mp (soit 2272 x1704 pixels) de diagonale 1/1.8 et de sensibilité de 50 à 400 iso (et 50 et 100 iso en mode automatique), un zoom 3x de 7-21 mm macro (34-102 équivalent) f/2-2.5, un viseur optique et un écran LCD orientable (61, 122), un obturateur 15-1/1000s, un sabot pour recevoir le flash annulaire Canon (98) - il est compatible avec tous les flashs Canon (60). Son autonomie serait de 80 min (60). Il est livré notamment avec câble USB, une carte CompactFlash (I ou II) 32 Mo. Il comporte trois formats d’enregistrement (raw, JPEG et DCF) et de trois compressions. Sa bague d’objectif n’est pas filetée  (61).

Il peut être vendu en kit pour l’usage dentaire avec un flash annulaire Canon MR-14 EX TTL ou un diffuseur de flash, une lentille closed-up canon 250D, une CompactFlash de 128 Mo, un lecteur de carte USB pour CompactFlash, chargeur et batterie, …(114,122)

 

ii.     Canon PowerShot G3   fig 74

Ce Canon diffère du précédent notamment par son zoom 4x (35-140 mm équivalent, f:2.8-3.0, un format fichier (avi au lieu de DCF), un obturateur 15-1/2000 s (122).

 

iii.   Fuji FinePix S602 Zoom  fig 75

Ce Fuji est vendu avec un capteur Super CCD de troisième génération de 3.3 Mp, de 1/1.7 pouce de diagonale et de définition de 2832 x2128, un zoom optique 6x de 35-210 mm équivalent, f :2.8 et d’un zoom  numérique de 1.4 à 4.4x, un écran LCD de 1.1 Kp et 4.5 cm et d’un viseur électronique de 1.8 Kp, deux formats fichiers (JPEG et avi). Il pèse 500g (117).

 

iv.   Epson Photo PC3100Z  fig 76

L’Epson 3100Z (0.7 kg), qui n’est plus vendu actuellement mais éventuellement disponible sur le marché de l’occasion,  est équipé d’un objectif intégré avec lentille macro additionnelle, d’un flash ponctuel intégré avec un diffuseur (80), d’un sabot pour flash cobra (61), d’un capteur de 3.15 Mp, d’un écran LCD, des quatre modes d’exposition (automatique, manuel, priorité diaphragme et priorité vitesse). Il est livré avec un câble USB, une carte CompactFlash I de 16 Mo, un logiciel, Image Expert, et de ses utilitaires et pilotes, et nécessite au choix : Windows 98, Me, 2000, Mac OS 8.5.1-9.1 (80).

Il n’est malheureusement pas compatible avec les CompactFlash de type II (61).

 

v.    Nikon Coolpix 995  fig 78

Le Nikon Coolpix 995 (390 g) dispose d’un capteur CCD de 3.34 Mp (soit 2048 x1536 pixels) dont 3.2 Mp effectifs, de diagonale égale à 1/1.8 permettant d’obtenir des formats d’images inférieures ou égaux à 2048 x1360 pixels. L’objectif intégré est un zoom Nikkor x4 (8-32 mm) soit l’équivalent 38-152 mm f/2.6-5.1 au format 135, avec une position macro. Trois modes de mise au point (autofocus TTL, spot ou 5 zones, par détection de contraste sur 7123 paliers, continu et ponctuel), quatre modes de mesure de l’exposition (matriciel, pondéré central, spot, AF spot), quatre modes de contrôle de l’exposition (automatique, manuel, priorité diaphragme et priorité vitesse) avec correction de l’exposition, deux modes de prise de vues et six cadences de prises de vues (de la vue par vue au film), trois modes de mesure de la balance des blancs, un obturateur mécanique et électronique (8 à 1/2300 s), une sensibilité de 100 à 800 iso, un diaphragme iris à 7 lamelles, un flash intégré (NG=10 à 100iso) équipé d’une prise synchro-X, un viseur optique et un écran LCD, un zoom numérique (x4) sont proposés (119). La distance minimale de mise au point en macro est de 2 cm…(70). Il nécessite au moins Windows 98 et Mac OS 8.6.

Il est fourni avec un câble USB, une carte CompactFlash (I ou II) de 16Mo, deux logiciels, Nikon Viewer 4 et Photoshop 5.0 LE, un bouchon d’objectif, une courroie, une câble vidéo, un accu Li-ion, un chargeur MH-50.

De nombreux accessoires sont vendus : un adaptateur pour Flash coaxial Nikon SB29, un bras Multi-Flash avec flash Nikon SB-28 DX, une gamme de convertisseurs (convertisseur Fisheye 0.21x, convertisseurs grand-angle 0.63x et 0.66x,  téléconvertisseurs 2x et 3x), un duplicateur de diapositives et négatifs, une télécommande, un adaptateur secteur/chargeur…(119).

Le Coolpix 995, commercialisé en 2001, est issu des Coolpix 990 et 950. Ce dernier a été largement étudié entre autre par Hutchinson et al. (qui apprécient le  « superbe macro » et le contrôle manuel de l’exposition (70)), Doldo et al. (qui le qualifie de « meilleur appareil » (43)), Bengel (qui juge la qualité d’image excellente (18)).

Malgré ces bonnes critiques, cet appareil n’est pas vraiment ergonomique pour notre pratique et l’adjonction d’accessoires complique énormement la prise de vue buccale. Il est néanmoins intéressant pour la prise de vue par microscope en raison du faible diamètre de son objectif (99).

 

vi.   Nikon Coolpix 5000  fig 79

Ce photoscope, commercialisé en 2002, de 360g,  est fourni avec un capteur de 5.24 Mp (2560 x1920 pixels) et de diagonale 2/3 , un objectif –non pivotant- macro 9.7-48.5 (38-190 équivalent) f/2-2.4, d’un viseur optique et d’un écran LCD orientable et une CompactFlash II de 32 Mo (60). Malheureusement pour notre pratique, le zoom 3x -peu lumineux de surcroît (13)- depuis un gand-angle ne permet aucun grossissement (98) et la cellule de mesure de la lumière se trouve dans la poignée (99) ! Un adaptateur pour le flash coaxial SB29, fonctionnant uniquement en mode manuel, existe (119)

 

vii.  Olympus C-4040Zoom

Cet appareil de 310 g est doté d’un capteur de 4 Mp et de 1/1.8 pouce, d’un zoom optique 3x de 7.1-21.3mm (35-105 mm équivalent) f/1.8-2.6, d’une fixation d’un flash externe (Camedia FL-40), d’un stockage sur des cartes SmartMedia, d’un viseur optique et un écran LCD de 1.8 pouce (4.5 cm) et de 1.14 Mp. Il comprend trois niveaux de compressions et quatre formats d’enregistrement, un zoom numérique 1 à 2.5x, quatre modes de contrôles de l’exposition, quatre systèmes de mesure de l’exposition, deux systèmes de mise au point (autofocus et manuel) sur une plage de 0.8 m à l’infini en mode standard et de 0.2 à 0.8 m en mode macro, une sensibilité de 100à 400 iso, une interface USB, une sortie vidéo/son. il fonctionne avec les systèmes d’exploitation Windows minimum 98, et Mac OS 8.6 à 9.1. (120, 122).

 

viii.    Olympus C-4000Zoom

Ce photoscope de 295 g est comparable au précédent seuls différent son zoom 3x  de 6.5-19.5 mm(32-96 mm), f :2.8, son zoom numérique 1-3x, des programmes résultats de contrôle d’exposition, un mode Super Macro en plus du mode Macro (permettant une mise au point de 0.02 à 0.2 m),… (120, 122).

 

ix.   Olympus C-5050Zoom  fig 80

Cet Olympus diffère des deux autres par son capteur de 5 Mp de 1/1.8 pouce, un zoom 3 x 7.1-23 mm (35-105 mm équivalent),f :1.8,  un zoom numérique 3.5x (120, 122).

 

2.      Appareils SLR

 
·        Appareils compacts avec accessoires pour la clinique dentaire

 

i.      Minolta Dimage 7i

Ce  photoscope de 525 g est constitué d’un capteur de 5.4 Mp (2568 x1928 pixels) de diagonale égale à 2/3 pouce et de sensibilité de 100 à 800 iso, d’un zoom 7x de 7.2-50.7 mm (28-200 équivalent) f/2.8-3.5, d’un zoom numérique 2x, d’un viseur orientable électronique de 0.22 Mp (peu lumineux) et d’un écran LCD de 0.118 Mp et 46 mm de diagonale, d’un obturateur 30-1/4000 s. Sa visée est reflex et certaines fonctions ont l’avantages d’être réglées par une molette. Il est équipé de quatre modes d’exposition, et cinq modes programmes résultats. Il permet d’enregistrer en quatre définitions et en cinq formats (Raw, TIFF, JPEG, MOV, Wave). Il est fourni avec câble USB, carte CompactFlash II de 16 Mo. Il est compatible avec Windows 98-98SE-ME-2000-XP et Mac OS 8.6-10.1.5. Malheureusement le flash externe est spécifique (5600HS D, 3600HS D, R 1200 AF-N) (61, 122). Cet appareil est gourmand en énergie et a la fâcheuse tendance à chauffer (99).

 

ii.     Minolta Dimage 7Hi  fig 77

Il comprend en plus trois profils colorimétriques (Abode RVB, Natural RVB et Saturé RVB) et une prise synchro flash de studio (99).

 

·        Appareils professionnels pour photographes

 

i.      Sigma D9

Ce reflex numérique élaboré sur la base d’un Sigma SA9 en 2002, avec monture Sigma AF (coefficient de conversion de focale de 1.7) est le premier photoscope a utilisé la technologie Fovéon x3.  en effet, il se caractérise par son capteur Fovéon CMOS X3 de 3.54 Mp(x3) et de dimensions égales à 20.7 x13.8 mm. Il permet de prendre des images de taille de 2268x1512 pixels, en format Raw, à des sensibilités de 100 à 400 iso, stockées sur des cartes CompactFlash de type I et II. Il comprend aussi une motorisation, des interfaces vidéo, USB et Firewire, une visée reflex à 98 % et pèse 803 g, sans objectif (60). Aucun flash n’est disponible pour l’instant (99).

·        Appareils construits sur la base de boîtiers argentiques avec accessoires pour la clinique dentaire

 

Il est a regretter qu’un objectif de 60mm ne soit pas plutôt proposé sur  ce type de matériel en raison du coefficient de conversion de focale ; puisqu’un 105 mm au format 135 mm équivaut à un 150 mm avec un capteur pour un coefficient de conversion de focale égal à 1.5. Ainsi,  ne focale de 60 mm (135 mm) correspond à 90mm (numérique), focale qui est plus adaptée à la pratique dentaire qu’un téléobjectif 150 mm.

 

i.  Canon D60 fig 81

Ce reflex numérique bâti sur la base Eos se caractérise par sa monture Canon Eos EF (coefficient de conversion de la focale x1.6), un capteur CMOS de 6.28 Mp (3072 x2048 pixels) et 22.7 x15.1 mm, un flash de NG égal à 12, une sensibilité de 100 à 1000 iso, un stockage par CompactFlash I et II en 3 niveaux de compression JPEG et un format Raw, des interfaces vidéo et USB 1.0. il pèse 780 g boîtier nu (60).

Le kit dentaire incluse un canon 100 mm macro, un flash annulaire canon MR-14 EX, un câble USB, chargeur et batterie, …(114)

 

ii. Fuji S2 Pro  fig 82

Le Fuji S2 Pro remplace l’ancien Fuji S1 Pro décrit par Sandler et al. (107) comme un appareil qui « pourrait être le photoscope parfait des orthodontistes ». La marque Fuji est la première à avoir commercialisé un photoscope, le Fuji DS-22 macro clinique, dédié à l’usage médical et dentaire en 1997(95). Il est construit sur la base d’un Nikon F80, et dispose d’un capteur SuperCCD de 6.17 Mp (3024x2016) de 23x15.5 mm, d’une monture Nikon AF (coefficient de conversion de focale x1.5), d’une sensibilité de 100 à 1000 iso, d’interfaces vidéo, USB, Firewire et d’une visée reflex (95 %).. Le stockage nécessite une CompactFlash I ou II ou SmartMedia, en 3 niveaux de compression JPEG et des formats Raw, Tiff ou audio. Il pèse 760 g, boîtier nu (60)

Un kit dentaire est vendu avec un Nikkor 105 mm macro, un flash coaxial SB-29s ou un flash annulaire surmonté d’un flash ponctuel Combo, batterie, chargeur, câble et logiciels…(40, 122)

 

 

 

 

iii.   Nikon D1

Le Nikon D1, construit sur la base d’un boîtier Nikon F100, dispose d’un capteur CCD 2.66 Mp (soit 2000 x1312 pixels), de dimensions 23.7 x25.6mm, d’une visée reflex et d’un écran LCD (de 2’’ et de définition égale à 114 000 pixels), d’un autofocus (à 5 capteurs), d’un obturateur au 1/16 000s avec synchro au 1/500s,  de la monture Nikon AF, d’interfaces Firewire et vidéo. Le coefficient correcteur de 1.5 est a appliqué sur la focale utilisée en 135 mm pour obtenir celle employée par le capteur . Il accepte les cartes CompactFlash I et II  (62).

Il a l’avantage d’être compatible avec 80 objectifs Nikkor et les flashs compatibles Nikon.

Ce photoscope est longtemps resté une référence depuis sa commercialisation en 2000 et il a été très utilisé dans la documentations de publications, comme celle de Bengel et al. (18), Gilbert et Richards, Sandler et al. (107). Ce dernier le qualifiait en 2001 comme l’un des meilleurs photoscopes, malgré son poids (difficile à tenir d’une seule main si on veut appliquer une bonne technique pour la prise de photographies intra-orales (108)) et le fait que la mesure TTL pour le flash SB29 ne fonctionne pas et qu’il fallait opérer en mode manuel au risque de sur- ou sous-exposer les clichés, absence de fonction décriée par DeLacure (38).

 

iv.   Nikon D1x   fig 83

Le Nikon D1 x, apparu sur le marché en 2002 pour remplacer le Nikon D1 propose un capteur CCD de 5.89 Mp (1960 x3008 pixels) de 15.6 x23.7 mm, une visée reflex, une sensibilité de 125 à 800 iso, un obturateur 1/4000s avec synchro à 1/200s, une interface Firewire, une monture F (coefficient de conversion de focale x1.5). Il accepte les cartes CompactFlash I et II et pèse 1.1 kg sans objectif (60).

Il peut être vendu en kit pour l’usage dentaire avec un Nikkor 105 mm micro , un flash coaxial SB-29s, le câble USB, un chargeur et sa batterie correspondante,…(119). Malheureusement, la mesure TTL pour le flash annulaire de la même marque Nikon ne fonctionne pas toujours sur les boîtiers de dernière génération ! (99)

 

v.    Nikon D100

Ce Nikon, élaboré sur la base d’un Nikon F80 en 2002, se caractérise par son capteur de 6.31 Mp (3008 x2000 pixels), de 23.7 x15.6 mm, par une visée reflex (95 %), par une sensibilité de 200 à 1600 iso, d’interfaces USB1.1 et vidéo, par sa monture Nikon AF (coefficient x1.5). Il pèse 700 g sans objectif, accepte les cartes Smartmedia I et II, 3 niveaux de compression JPEG et un format Raw ou Tiff et peut être motorisé (60).

Il peut être vendu en kit pour l’usage dentaire avec un Nikkor 105 mm micro , un flash coaxial SB-29s, le câble USB, un chargeur et sa batterie correspondante, …(118) 

La remarque concernant l’absence de mesure TTL pour le flash annulaire SB-29 est valable pour ce boîtier peu intéressant pour notre pratique.

 

 

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