| La photographie numérique en odontologie Exploitation des images numériques |
EXPLOITATION
DES IMAGES NUMERIQUES
I.
Communication entre
ordinateur et photoscope
1. Hardware nécessaire La configuration minimale est : un processeur
cadencé à plus de 300 MHz (Penthium II, Celeron, K6 II…)(109) ou un Mac G3 (47), avec 64 ou 128 Mo de RAM, 6
à 10 Go de disque dur (45), une carte graphique, un lecteur interne de ZIP(54) et un lecteur/graveur
interne de DVD(54) ou un lecteur/graveur interne de CD ROM,, un écran de 15 ‘’ (54)
ou 17 ‘’
(45) , un lecteur de carte mémoire (47) et une interface USB
(109). Un autre
disque dur de 5 (47) ou 10 Go (54) peut être dédié au stockage
des images cliniques (47). 2. Connexion à l’ordinateur · Par un adaptateur a)
Lecteur
3’’½ et adaptateur Flash Path
Cet adaptateur est commercialisé par Olympus et
Fujifilm et permet de transférer le contenu d’une carte SmartMedia (quelque
soit le voltage) dans l’ordinateur. C’est un dispositif qui a le format d’une
disquette et dans lequel s’insère la carte-mémoire. L’ensemble
adaptateur-carte-mémoire est ensuite glissé dans le lecteur 3’’½ et est
contrôlé par un pilote installé dans le dossier système (74). Le but de ce système est
d’éviter d’installer un lecteur de cartes spécifiques qui se connecte sur le
port USB (3) L’adaptateur
est alimenté par 2 piles boutons au lithium (74). b)
Connecteur
PCMCIA et adaptateur pour CF et SM
Ce connecteur reçoit les cartes PCMCIA et aussi des adaptateurs pour lire les cartes
CompactFlash et SmartMedia. Il est rarement présent sur les ordinateurs de
bureau où il faut ajouter un lecteur PCMCIA supplémentaire, intégré à l’unité
centrale ou externe (49). Mais il équipe tous les portables. c)
Lecteurs
de cartes USB : SanDisk’s image Mate USB, Antec’s PhotoChute USB, Microtech’s
USB CameraMate et lexar Media Jump Shot USB. Ils se branchent tous sur le
port série et lisent les cartes
CompactFlash et SmartMedia. Ce transfert a l’avantage de ne pas immobiliser le
photoscope durant le transfert qui est d’ailleurs plus rapide qu’en utilisant
un port série (74). · Directement à l’ordinateur a) Port série RS-232-C : COM 1 et COM 2Un port série est un périphérique d’entrée/sortie où
les données se succèdent par séquence d’un bit après l’autre. En général un
ordinateur de bureau comporte deux port série RS-232, COM 1 et COM 2, mais ils sont souvent attribués
à la souris et au modem. Liaison
par câble :
Le port série COM 1 est un connecteur DB-9
reconnaissable à ses neuf broches mâles sur lesquels se branche le câble de
liaison (d’une longueur inférieure à 15 m) issu du photoscope. Sauf si la
souris est de type PS/2, on peut disposer du port COM 1 sinon il faut installer
un adaptateur sur le port COM 2 qui est un connecteur à 25 broches pour
connecter le photoscope à l’ordinateur (49). Ce mode de communication est bidirectionnel, fiable
mais son débit est assez lent (115 000 bits/s au maximum) (74). La lente transmission de
données par câble et port de série notamment n’est pas recommandée pour la
pratique dentaire (18). Liaison IrDA (Infrared Data Association)
Ce standard élaboré par une association à but non lucratif spécifie les conditions d’une liaison par rayon infrarouge dans le domaine de la micro-informatique selon deux types : -
SIR
(Serial Infrared) : avec des taux de transfert de 9 6000 et 115 000 bs -
FIR (Fast Infrared) : 4 Mbps. La transmission des données à la portée utile de 1 m est très fiable du fait de l’absence d’interfaces physiques (broches, câbles…). Ce standard est basé sur certains composant du port série. Cette connexion est surtout utilisée par les portables (74). b)
Connexion
SCSI (Small Computer system Interface)
Cette connexion est utilisée par les photoscopes
haut de gamme, et permet grâce à son haut débit de gérer mieux les images à
haute définition (49). Il existe deux normes utilisée en photographie
numérique (74): -
SCSI-1 :
les données sont transférées par un bus de données de 8 bits débitant à un taux
maximal de 5 Mo/s -
SCSI-2 :
elle existe en deux versions : Fast-SCSI-2 (connecteur à 50 broches,
transfert de données sur un bus de 16 bits à 20 Mo/s) et Wide-SCSI-2
(connecteur à 68 broches, transfert de données sur un bus de 16 bits à 20
Mo/s). La norme SCSI-3 n’est pas utilisée en photographie
numérique. c) D’autres connexions par le port parallèle (LPT (49) ou « améliorée » EPP/EPC (21)), le bus USB (74) ( version 1.0 avec un taux de transfert de 1.5 Mo/s ou version 2.0 et leur 12 Mo/S (21)) et le Fire-Wire (Interface IEEE 1394 (17) permettant aussi un transfert de 12 Mo/s) (21)) existent. D’ailleurs, cette dernière connexion Fire-Wire est plutôt recommandée pour la pratique dentaire car elle permet des transfert de données très rapides (84) à condition que l’équipement informatique soit assez récent. 3. Accès à la mémoire du photoscope L’accès aux données stockées dans la mémoire fixe du photoscope ou sur carte PCMCIA se fait de deux manières : · par l’interface standardisée TWAIN (Technology Without Any Important Name)TWAIN est une association à but non lucratif qui a défini une norme de communication entre les périphériques d’acquisition d’image (scanner, photoscopes, caméras vidéo…) et les logiciels (de retouche d’images…). Les photoscopes compatibles avec le gestionnaire
TWAIN se branchent directement à l’ordinateur qui téléchargent immédiatement
les images dans un logiciel de retouche, voire dans un traitement de texte, une
base de donnée ou un tableau. Actuellement la version TWAIN 1.8 de ce pilote est disponible sur le marché (74). · par le logiciel livré avec le photoscopeA ce moment, on peut acquérir les images en tant que fichiers provisoires et les enregistrées sous forme de fichiers graphiques. Toutes ou certaines images de la mémoire du photoscope peuvent être effacées à ce stade en passant soit par le logiciel de retouche d’images et en activant l’interface TWAIN ou en cliquant sur un bouton situé sur le photoscope (49).
II.
Traitement de l’image
digitale
1. Introduction Différents paramètres qui font qu’une photographie est ratée peuvent être corrigés (64) : - peu de luminosité (environnement trop sombre, absence de fonctionnement du flash) ; - une balance des couleurs mal réglée (dominance rouge ou verte) ; - un alignement non respecté ; - un arrière-plan visible (rétracteurs, doigts de la personne tenant les rétracteurs, vernis à ongle sur les doigts…) ; - des poussières sur la lentille ; - des restes d’aliments et de plaque dentaire sur les dents et sur les bagues orthodontiques ; -
des
bulles de salives ; -
des
rayures présentes sur une diapositive à photographier. Santoni
et al. (109) rappellent que « notre
éthique ne nous permet de maquiller qu’un défaut photographique (…) et non une
imprécision de réalisation ». 2. Logiciels utilisés pour le traitement d’images numériques en dentisterie Selon la marque et le modèle, le photoscope est
livré avec un logiciel graphique plus ou moins perfectionné (par exemple :
Nikon View 4.31). Les logiciels à vocation grand public sont vendus
moins de 75 euros alors que le prix d’un logiciel professionnel de retouche
d’images (comme Photoshop) est d’environ 1295 euros, en raison des services
rendus et des possibilités d’extensions ( Photoshop plug-ins qui sont de
véritables petits programmes et filtres dotés de leur propre interface,
utilisés pour étendre et simpliflier les fonctions correctrices (64)). Nous citerons seulement les noms des logiciels les plus connus parmi les nombreux existants : Photoshop (Abode), Corel Photopaint (Corel) (109), Paint Shop Pro (JASC) et ACDSee (AB Soft) (99). 3. Recommandation avant traitement des images numériques Il est conseillé de traiter des copies de l’image originelle (65), de retoucher sur des calques (et non directement sur l’image) et d’enregistrer régulièrement les stades de correction sous des noms différents (56). Michel-Duthel suggère d’enregistrer le format de référence dans un format TIFF en 36 ou 48 bits et une copie de travail en 8 bits dans un format reconnu par certains logiciels de retouche n’acceptant pas des images avec une profondeur de couleur supérieure à 8 bits par couche ; Photoshop gère des images jusqu’à 16 bits par couches (soit 3 x 16 bits = 48 bits en mode RVB) (89). De plus l’affichage de palettes d’icônes et de boîtes de réglage diminue la place disponible à l’écran pour l’image à retoucher ; on peut y remédier en augmenter la résolution de l’affichage sans dépasser les limites imposées par la taille de l’écran. Ainsi pour un écran 15‘’, la résolution de confort est 800 x 600 (résolution maximale égale à 1024 x768) et pour un écran 17‘’ il convient de régler la résolution de confort à 1024 x768 (sachant que le maximum est 1280 x1024) (20). 4. Outils pour le traitement de l’image numérique ·
Zoom (20)
·
Les unités de mesure
(en cm si l’image est destinée à être imprimée ou en pixel si l’image sera
affichée à l’écran) (20)
·
Les outils de
sélection
Ces outils servent à isoler une partie de l’image afin de la déplacer, la copier ou d’en modifier les caractéristiques. Ce sont (20, 74) : a) Les zones de sélections étirables à la souris depuis un angle ou le centre :- Le rectangle de sélection - L’ellipse de sélection - La zone carrée de sélection - La zone circulaire de sélection b) Le lasso : il permet de tracer une zone de sélection à main levée.c) La baguette magique : elle permet de sélectionner de vastes zones dont les teintes sont plus ou moins identiques après avoir défini une tolérance (afin d’inclure dans la sélection des couleurs plus ou moins proches). ·
Texte en déterminant la police, la taille,
l’alignement, le style, l’effet Anti-crénelage… (20)
·
Gomme (20)
·
Dessin de formes
simples : Forme et trace rectangles, ovales, lignes droites ou brisées (20)
·
Crayon et plume (74):
Ces outils servent à tracer des lignes ouvertes (avec un point d’origine et un point final) ou fermées dont l’épaisseur, la couleur, l’opacité (c’est à dire la transparence) peuvent être réglés. ·
Pinceau (20):
Il permet de recouvrir une partie de l’image par une couleur, de simuler une matière ou une texture. Il faut paramétrer la taille (1 à 32 pixels), la section (ronde ou carrée), la Transparence ou l’Opacité, la Netteté ou Estompage, son Espacement (ou Pas du motif), l’épaisseur (ou la distribution du motif), la densité de peinture, la texture du papier. ·
Aérographe (20 ,74):
Cet outil fonctionne comme un vaporisateur ; la couleur, le diamètre de la zone à « pulvériser », la taille, l’aspect de la bordure (dégradée ou à bords nets) et le pouvoir de recouvrement (transparence), le type de matière qu’il simule sont paramétrables. ·
Pot de peinture (20, 74) :
Cet outil remplace tous les pixels d’une couleur
par des pixels d’une autre couleur ; il faut définir les deux couleurs à
permuter, le diamètre du crayon, la tolérance (ou degré de couverture du pot).
·
Les calques
·
Les filtre, parmi
lesquels :
- Le filtre de luminosité/contraste soumet la correction à toute limage en éclaircissant ou assombrissant l’image alors que les filtres de contrastes imposent une valeur seuil au dessus de laquelle un point n’apparaît plus blanc, entraînant une perte d’information (49). -
Le
filtre de Correction des ombres (Correction des demi-teintes ou
Corrections des quarts de tons ou Fonction d’égalisation) fonctionne avec un
histogramme et trois curseurs à déplacer. La Correction gamma est une subdivision de la correction des
ombrages et augmente la luminosité
essentiellement des demi-teintes (zone de moyenne luminosité) (49). -
Le
filtre de flou qui permet d’ajouter du flou, de réduire la profondeur de
champ d’une image, de créer un flou de bougé linéaire ou radial (49). -
Les
filtres de couleurs : Saturation-nuance des couleurs, Balance des
couleurs (49), Postérisation (simplification des couleurs), Solarisation, négatif, …(20) -
Les
filtres de netteté : Contour (5), Masque de diffusion
adaptatif, Diffuseur à main levée (49) -
Le
filtre d’effet Perspective permet de corriger certaines distorsions de perspective (49) -
Les
filtres Bruit-Poussière et Rayure (56) ·
Redimensionner, Ré-échantillonner ou Dimensions
·
Outil de recadrage
·
Outil Rotation
·
Copier/Coller
Cette opération permet de
copier de grandes surfaces délimitées au Lasso et de les coller en tant
que nouveau calque (56). ·
Outil de clonage
Cet outil (appelé aussi Tampon
ou Duplication selon le logiciel) sert surtout à nettoyer les poussières
d’une image ou éliminer des éléments gênants et indésirables de l’image (74). Le clonage consiste à
reporter ailleurs une petite zone de l’image. Afin de ne pas dupliquer
entièrement la même zone mais seulement des petits bouts, la zone de
prélèvement peut être changée à chaque clonage (20). La correction avec cet outil
est optimisée si la zone à traitée est zoomée (56). ·
Outil Bavure
L’outil Bavure
« pousse » les couleurs de l’intérieur (donc de l’image) vers
l’extérieur en fonction la direction donnée à la souris, afin de masquer des
vides par exemple (56). ·
Le réglage de la Palette
de couleurs (20,
74)
Le réglage RVB modifie le
dosage de la couleur soit l’une par rapport aux autres, soit toutes les trois
d’une valeur égale (avec un changement de la luminosité dans ce dernier cas). Le réglage TSL agit sur les composantes de teinte, de saturation et de luminosité. 5. Principales fonctions utilisées lors de la retouche d’image. ·
Redimensionnement :
agrandir ou réduire l’image
Le redimensionnement peut s’effectuer de deux
manières : -
En
agissant sur des poignées de redimensionnement ; l’image est
redimensionnée à vue. Pour maintenir les proportions, il faut maintenir une
touche enfoncée (par exemple, Maj) (74). Cet agrandissement, simple
et rapide, occasionne des dégradations
en faisant apparaître les pixels (20). -
En
tapant la valeur d’un côté (en cm, pixels ou pourcentage de l’original) dans
une boîte de dialogue (Redimensionner, Ré-échantillonner ou Dimensions).
Soit le maintient des proportions n’est pas désactivé et le logiciel calcule
automatiquement la valeur de l’autre côté en préservant le rapport
largeur/hauteur, soit l’utilisateur désactive le maintient des proportions et
l’image est étirée ou écrasée. En cas d’agrandissement, il faut choisir la
méthode : l’Interpolation bicubique est à préférer en raison de ses
résultats corrects. Lors d’un agrandissement, des pixels sont ajoutés et
leur couleur est obtenue en faisant la moyenne des pixels environnants (74). Ce flou peut être
partiellement corrigé par un filtre Plus net ou Contour. De plus,
la taille du fichier graphique double si une dimension est multipliée par deux
et quadruple si deux dimensions sont concernées (20). Lors d’une réduction, des pixels sont supprimés (74). L’intérêt de réduire une
image lors des retouches (à un format classique d’une photographie, 13 x9, par
exemple) est d’éviter tout phénomène de tramage ou de baisse qualitative qui
survient lorsque la taille de l’image originelle est seulement modifiée à
l’impression ou dans le logiciel de mise en page (49). ·
Recadrage :
découpage de l’image
L’image peut être recadrée soit par l’outil de recadrage, s’utilisant comme l’outil de sélection rectangulaire, soit en délimitant la zone à conserver avec l’outil de sélection rectangulaire puis activer la commande Recadrer ou Rogner (20). Le rapport d’agrandissement d’origine est, bien sur, conservé (74). Le recadrage peut être ovale et estompé (outil de sélection ovale, colorier en blanc, couleur de l’avant-plan, le reste de l’image après avoir activé Inverser la sélection ou Inverser les masques, puis appliquer une couleur avec le Pot de peinture ou adoucir les contours par Adoucir ou Progressivité (20). ·
Rotation
Cette
opération permet de basculer une image autour de son axe vertical ou horizontal
(74), en
entrant l’angle (en degré) et le sens de rotation ou à la souris (56), et ainsi de redresser une
image mal cadrée (20). Fig 1-4 : Exemple de retouche utilisant les fonctions recadrage, rotation, outil de clonage
·
Correction des
distorsions
·
La luminosité
Alors que le contraste varie en fonction de
l’étendue de la plage des gris, la luminosité la décale : la couverture
reste identique mais l’ensemble des pixels verra tendre la valeur globale vers
0 (assombrissement) ou vers 255 (éclaircissement). Dans le cas d’une image trop
sombre, l’histogramme montre l’absence de valeurs pour les hautes
lumières qui apparaissent plutôt grises. Il faut calibrer l’amplitude de
luminosité en déplaçant les curseurs du blanc et du noir vers les extrémités des
pics significatifs, vers le centre, de
l’histogramme et ajuster le curseur du
milieu jusqu’à ce que la luminosité convienne le nouvel histogramme contient des trous surtout dans les noirs, zone de l’ancien
histogramme qui a été étendu pour éclaircir l’ensemble de l’image (56). Alors que la correction du contraste entraîne
souvent une variation de la luminosité qu’il faut corriger spécifiquement, une
correction de la luminosité n’affectera que le noir ou le blanc selon qu’on
assombrit ou qu’on éclaircit (74). Certaines dents (antérieures) apparaissent plus
blanches que d’autres en raison du flash : afin d’obtenir une luminosité
comparable sur toute l’arcade, l’assombrissement de ces dents est réalisé en
ajustant le curseur du milieu sur une sélection des dents concernées copiée et
collée sur un nouveau calque (56). ·
Le contraste
En infographie, le contraste est lié à la
répartition des pixels noirs dans l’image. Idéalement ils devraient être sur
une échelle de 0 à 255. Une image peu contrastée apparaît grise car
seule une partie de cette échelle est utilisée ; les blancs sont gris et
la plage des noirs est réduite (74). Le réglage du contraste s’accompagne d’une perte
de l’information pour les tons extrêmes,
blancs et noirs, mais ne modifie pas les tons moyens (20). Le contraste se règle sur
le graphique des courbes. ·
Modification des
couleurs
Pour modifier les couleurs (dans le cadre d’un
éclairage un peu trop marqué) il faut utiliser la commande Balance des
couleurs ou Correction des couleurs. Pour éliminer une dominante
bleue, les rouges et verts sont à augmenter, en favorisant légèrement la
proportion de rouge. En ce qui concerne une dominante jaune, il faut diminuer
les proportions de rouge et vert (ensemble responsables du jaune) et accroître
le bleu. Pour renforcer les couleurs, on peut agir sur la saturation du modèle
TSL ou augmenter les trois composants du modèle RVB dans des proportions égales
(20). Afin de contrôler plus finement une correction des
couleurs, Halazonétis et al. suggèrent d’ajuster les histogrammes de chacune de
trois couleurs séparément (64). ·
Contours et netteté
Les fonctions plus net ou rehausser les contours peuvent éliminer un léger flou (20). ·
Corrections des
poussières, taches, rayures… :
Pour enlever quelques petites imperfections de types
taches ou poussière, il suffit de recouvrir avec l’outil de Clonage les
tâches avec de la matière prélevée ailleurs. Pour dissimuler plusieurs petites
taches, un pinceau Outil de retouche ou Retoucher en mode Barbouiller
(ou Estomper ou Etaler selon
le logiciel) suffit. Le filtre Bruit-Poussière et Rayure appliqué
localement à l’aide du Lasso ou d’un outil de sélection rectangulaire
permet de traiter les rayures, présentes sur les diapositives qui ont été
numérisées, en introduisant un léger flou. Pour éviter toute perte de la
résolution, Halazonétis et al.
recourent à l’ outil de clonage (64). Santoni et al. (109) maquillent en grossissant à
400 % la rayure, choisissent la couleur à la Pipette et tamponnent avec
un Pinceau estompant et réglé à une haute valeur de transparence. Cette
méthode plus fastidieuse a l’avantage de ne pas entraîner de flou. ·
Effacement de
grandes surfaces : triangles blancs,
rétracteurs, dents, caries…fig 66-70
a) Triangles blancsAprès les opérations de rotation et de recadrage, des triangles blancs peuvent apparaître à certains coins de l’image. Afin de les masquer, l’outil Bavure « pousse » les couleurs vers les coins. Un Pinceau de taille, de section et d’Estompage paramétrés, finit l’opération en adoucissant les raccords. Les coins, de surface importante, peuvent être remplis par l’ Outil de clonage puis finis avec un Pinceau. Pour parfaire un masquage des coins blancs, les outils Copier/Coller peuvent être utilisés après le clonage (64). b) Effacement de rétracteursDans le cadre d’une retouche d’image représentant une vue occlusale d’une arcade, si le rétracteur occupe peu de place, laissant visible beaucoup de la muqueuse buccale, l’outil Bavure utilisé dans la direction de la jonction mucco-gingivale suffit. L’Outil de clonage permet de reconstituer des lèvres sur
l’emplacement d’un rétracteur occupant une surface conséquente sur l’image. La
finition avec l’outil Bavure, pour fondre des zones entre elles, et au Pinceau
est, là encore, d’un bon recours : le pinceau devra être estompé si l’on
travaille au milieu des lèvres, sur des rétracteurs, et net ou estompé de
taille inférieure si la zone à rectifier est détaillée, comme le rebord d’une lèvre.
Pour reconstituer un rebord gingival, il faut copier la zone gingivale homolatérale disponible, puis sélectionner la région gingivale contre-latérale au Lasso et y inclure un peu de gencive libre, copier cet ensemble, le coller sur un nouveau calque, le retourner horizontalement et l’amener sur l’hémi-arcade à corriger. Le feston gingival peut être ajusté en transformant localement l’échelle de la sélection, en gommant certains pixels (64). c) Effacement de restaurationsUn composite ou un amalgame peut être effacé en utilisant
l’Outil de clonage et Bavure ; il faut sélectionner la dent
au Lasso, la copier et coller sur un nouveau calque, éventuellement lui
faire subir une Rotation, gommer les pixels supplémentaires, restaurer
une crête marginale en copiant celle de la dent adjacente (64). d) Copier une dent pour remplacer un site d’extractionUne dent peut être reconstituée avec l’ Outil de clonage (64). ·
Insertion de texte
sur un nouveau calque (Affichage-Barre d’outils-Palette des calques-Texte),
calque enregistré dans un fichier séparé (et non directement sur la même couche
que l’image) (89).
·
Corrections des yeux
rouges
Cette opération s’effectue en cliquant sur des
pupilles rouges ; la couleur rouge est remplacée par des niveaux de gris
équivalents. Si le rouge déborde sur l’iris, les pupilles du sujet seront
exagérément dilatées donnant une expression hallucinée (74). Si la tache de rouge intéresse tout l’œil, il faut
travailler œil par œil, zoomer et placer la zone de correction dessus en la
centrant, puis indiquer la tolérance (taille de la zone à corriger) et
la couleur d’origine d’après une palette de teintes fournie par le
logiciel ou en la choisissant avec la pipette. Le niveau de l’effet
(influençant le degré de transformation) doit être réglé au maximum. Si ces
fonctions automatiques n’existent pas, il faut corriger manuellement à l’aide
du pinceau (taille choisie de façon qu’elle soit inférieure à la taille
de l’œil), diminuer la netteté (et augmenter ainsi le flou des bords) et
l’opacité (pour conserver les différences de luminosités de la surface
oculaire et éviter de créer un œil plat) (20). ·
Pixelisation
Ce
filtre, appliqué sur une sélection des yeux qui est collée sur un calque,
permet de rendre méconnaissable un patient tout en conservant une zone du
visage discernable (109). Exemple de retouche ( fonctions Recadrage, Outil de sélection, Lasso, Copier/coller, Outil de clonage, Pinceau,
Flou directionnel, Pot de peinture)
III.
Exploitations
spécifiques des images numériques en dentisterie
L’informatisation au cabinet et les techniques
numériques de photographies et radiographies ouvrent la porte à l’aide au
diagnostic. Parallèlement cette application en radiographie numérique
(reconnaissance de carie, aide à la décision d’extraction des dents de
sagesse,… (128)), de tels programmes existent notamment au niveau du diagnostic
histopathologique des néoplasmes des glandes salivaires (52), du diagnostic et de la prédiction du traitement orthodontique (128), des projets de prothèses
amovibles (37). Nous verrons quelques exemples parmi cette énumération. 1. Dessin de châssis Le dessin de châssis peut être réalisé directement
sur une couche sur l’image lors de l’analyse du cas, ou un logiciel d’aide au
projet de châssis RaPiD peut proposer des solutions de dessins en fonction
d’une base de données incluse et d’un photographie numérique de la bouche du
patient (37). 2. Simulation de blanchiment 3. Simulation cosmétique 4. Quantification de la plaque dentaire·
Quantification de la
plaque dentaire sur des surfaces vestibulaires par analyse d’image numérique
(113)
Ces images sont analysées par Abode Photoshop et
Image Pro Plus : après correction de la balance des couleurs et
enregistrement au format TIFF, les zones d’intérêt sont sélectionnées au
pinceau, le rouge de la plaque est intensifié puis cette surface est convertie
en niveaux de gris sur fond noir. Ensuite l’image réenregistrée en TIFF est
calibrée dans l’espace, les zones claires sont détectées et leur surface est
mesurée en mm2, en % de plaque par rapport à la surface dentaire
vestibulaire, ainsi que la longueur du périmètre plaque/dent, la moyenne des
surfaces de plaque sur une même face dentaire ·
Quantification de la
plaque dentaire sur les prothèses amovibles (112)
Les zones d’intérêts sont sélectionnées
manuellement sur chacune des sept images et les surfaces colorées sont mesurées
en % de plaque, en score de plaque. Cette méthode a été validée par la méthode
visuelle de Ausberger et Elahi.
5. Analyse métrique de lésions buccales (exemple : les aphtes) Ludlow et al. (85) utilisent Photoshop (Abode) pour délimiter la périphérie de l’aphte et copier la surface de la lésion. Celle-ci est collée sur un nouveau fichier dans le logiciel NIH Image (logiciel développé par le NIH -US National Institutes of Health- et appartenant au domaine public), puis convertie en niveaux de gris sur fond noir. La surface de l’aphtes est calculée automatiquement par une fonction de ce logiciel et convertie en mm2. 6. Traitement des images de radiographies numérisées L’image est retouchée par un ajustement des tons (augmenter légèrement les tons des bleus foncés et les verts foncés, puisque les parties sombres sont représentées par le vert et le bleu), par une filtration high pass (non nécessaire pour les IRM et scanners), par une modification de la luminosité et du contraste et par une diminution du bruit. Ensuite, elle est convertie en une image avec une échelle de gris à 8 bits (pour réduire la taille du fichier), compressée en JPEG à un taux de 30% (134). Khademi (75) préconise un taux égal ou supérieur à 20:1 qui n’affecte pas l’information pour le diagnostic. 7. Analyse d’image en odontologie médico-légale · Images numériques de morsures et tout autre preuve physique en deux ou trois dimensions Ces images sont corrigées par Abode Photoshop afin d’obtenir une échelle 1 :1 qui sera agrandie à la taille réelle sur le vivant afin d’être confrontée au relief occlusal antérieur et latéral sélectionné par un logiciel sur une image numérisée présentant une vue occlusale de modèles en plâtre du suspect (analyse non métrique). Une analyse métrique peut être menée sur cette image numérique de morsure. Une distorsion de perspective ou de type I (le photoscope n’est parallèle ni à l’échelle, ni à la morsure qui sont eux- même dans un même plan) peut être corrigée avec un logiciel de traitement d’image. En revanche, si l’échelle n’est pas dans le plan de la morsure, une correction de cette distorsion de type II serait approximative et les proportions ne seraient pas respectées. On peut éventuellement redimensionner à l’échelle 1 :1 sans tenir compte du non parallélisme de celle-ci et de la morsure. Dans le cas d’une distorsion de type III, seul l’un des bras de l’échelle n’est pas dans le plan de la morsure et de l’autre bras, on retouche l’image en se basant sur l’échelle à une dimension représentée par le bras qui n’est pas distordu. Il ne faut pas exploiter une distorsion de type IV ; toute l’échelle est oblique ou infléchie par rapport au plan de la morsure. La correction de ces distorsions est limitée pour des morsures situées sur des surfaces incurvées. · Identification post-mortem (23) Les radiographies prises en post-mortem doivent être similaires à celles ante-mortem. Ces documents sont numérisés puis analysés de façon non–métrique par une superposition digitale selon certains points de comparaison que sont la divergence distale de la racine distale des 6 et la profondeur de la furcation mesurée depuis la jonction amélo-cémentiare ou de façon métrique. 8. Morphométrie et reconstruction 3-D des tissus mous de la face en orthodontiePlusieurs vues du visage sont photographiées
numériques puis analysées en vue d’obtenir une image en trois dimensions du
profil des tissus.
L’avantage de la technologie photographique
numérique est d’éviter toutes irradiations pour analyser les structures molles
de la face (13). La combinaison de photographies numériques et de radiographies numériques permet
d’avoir en plus du profil des tissus mous celui des structures osseuse et
dentaires. Cette technique contourne certains problèmes liés au grossissement,
aux conditions d’exposition de photographies et de radiologies prises en
différentes positions ou incidences, …(50).
IV.
Stockage et archivage
1. Software ·
Logiciels-visionneurs
non spécifiques à la pratique dentaire
Différents logiciels–visionneuses sont présents sur le marché dont Portfolio (Extensis), Cumulus (Canto), qui sont deux applications professionnelles et ACDSee (AB Soft), Fotostation (Fotoware) qui sont deux logiciels plus simples. Les images sont référencées dans un catalogue en leur assignant un maximum d’information : date de la prise de vue, nom du patient, type de vue, mots-clef…Ces données permettent à un moteur de recherche de retrouver l’image par l’une ou l’autre de ces informations. Il est judicieux de créer des catalogues en fonction de thèmes (98). Chaque image, quelque soit son format, contenue dans son dossier patient peut être affichée en plein écran, comme un diaporama ou sur une planche contact (70). ·
Logiciels
spécifiques à la pratique dentaire
Un logiciel spécifique pour la dentisterie (Dicom Imaging Inc, Blaine, Wash) s’est développé : il comprend un système de capture et de stockage d’images, un simulateur de blanchiment, un module de simulation cosmétique, une visionneuse de clichés radiographiques numérisés et un module de liaison avec le laboratoire (56). American Orthodontics et Niamtu Imaging ont aussi développé des programmes de stockage et archivage d’images, destinés à l’usage dentaire (69). Le système Niamtu Imaging utilise le photoscope Fuji DS-22 macro, prévu pour l’usage médical et dentaire et le logiciel du même nom qui comprend un module d’archivage, un module de présentation assistée par ordinateur (« intégrer des images dans un courrier et réaliser des diaporamas »), une interface entre Internet et les application Microsoft Office (95). 2. Supports de stockage des fichiers images Les images peuvent être stockées sur des supports physiques et virtuels. Le prix de revient moyen (TTC) a été chiffré sur la base d’une image de 6000 Ko au format JPEG et de définition 1800 x 1200 pixels. · Supports optiquesi. CD Le CD (Compact Disk) est le support
optique le plus répandu. Le CD-ROM basique a un diamètre de 120 mm et est
composé de trois couches de 1.2 mm : une couche postérieure de plastique
poly-carbonate, une fine couche d’aluminium (qui lui confère une coloration
argentée et augmente la réflectivité)
et une couche antérieure laquée (qui protège des poussières, des
raflures…). Il existe différents types de standard pour enregistrer des données
sur un CD : CD-DA (74 min d’audio numérique), CD-ROM (650 ou 700 Mo de
données), CD-I (interactive), CD-R (recordable), CD-RW (read-write)
et Photo-CD (6). Un CD-R (650 à 700 Mo) peut contenir une centaines d’images de 200 à 600 Ko au format JPEG (96). Les graveurs de CD offrent une manipulation facile des sauvegardes. Ils assurent une « pérennité importante » (109), ce support étant considéré comme « quasi inusable » (96) en raison de la stabilité de la résine acrylique (74), malgré une relative « fragilité des médias » (96). L’exportation des données vers tout ordinateur équipé d’un lecteur de CD-Rom est simple (96). Graver des CD est le moyen le moins onéreux de stockage (49): le prix de revient est égal à 0.002 euros/Mo pour un CD-R de 700 Mo (96). Certains logiciels d’archivage permettent d’intégrer un catalogue dans le CD gravé, facilitant ainsi le recherche d’images (49) | ||||||||||||||