| La photographie numérique en odontologie caractéristiques de la photographie nuémrique en odontologie |
CARACTERISTIQUES DE LA PHOTOGRAPHIE NUMERIQUE EN
ODONTOLOGIE
I. Constitution d’un dossier de photographies du patient La photographie numérique trouve des champs
d’application en pratique de la
dentisterie quotidienne, en orthodontie, en odontologie médico-légale…C’est
autant un élément du dossier du patient qu’un outil d’aide à la communication. 1. Domaines d’application Historiquement l’utilisation de la photographie en
dentisterie a été limitée au champ de l’enseignement et de l’orthodontie en vue
d’enregistrer les états avant et après le traitement orthodontique (45). La photographie numérique,
en orthodontie, permet d’évaluer la priorité du traitement en fonction des
besoins esthétiques, d’estimer les changements faciaux après une chirurgie
orthognathique (69)… Ensuite la photographie s’est généralisée aux différents
domaines : dentisterie restauratrice (prothèse fixe, prothèse adjointe,
implantologie, dentisterie du sourire, travail sous microscope), parodontologie
(suivi du traitement, quantification de la plaque dentaire…), chirurgie et
pathologie buccale (enregistrer les différents stades d’une intervention, créer
une base de données de pathologie buccale), odontologie médico-légale (analyses
non-métrique et métrique des preuves et données ante- et post-mortem). 2. C’est un outil d’aide pour :
Les clichés numériques entrent dans la prise en
charge globale du patient au titre d’examen clinique complémentaire. Toutefois,
la photographie reste un acte non codifié par la Sécurité Sociale, gratuit ou
compté HN dans le cadre d’une étude de cas. En association avec tous les autres
éléments du dossier, les photographies numériques participent à l’analyse et à
l’étude du cas dans le but d’établir un diagnostic et un plan de traitement
appropriés. Aussi cette technique permet d’archiver les étapes d’une
intervention multiple échelonnée sur plusieurs semaines et à « historiser »
le cas (100). Ainsi la possibilité de collecter et d’évaluer l’information à partir
d’historiques de prises en charge de patients peut procurer une base de travail
permettant d’élaborer un support d’aide à la décision (4). Bien qu’il n’existe aucune
règle imposant aux chirurgiens-dentistes de tenir un dossier et aucune
règle décrivant le contenu de celui-ci (4), il est nécessaire de tenir des fiches
bucco-dentaires bien renseignées et détaillées (30) en raison de l’état
dynamique bucco-dentaire montrant les états avant et après traitement, prouvant d’une information du patient
(accompagné de son consentement éclairé).
Une démonstration « live »
instantanée sur l’écran avant de commencer un soin est plus claire que
n’importe quelle explication (100). Certains patients, d’ailleurs, sont plus crédibles
face à des photographies qu’au reflet de leur cavité buccale dans le miroir.
Aussi, il est à noter que l’appréciation subjective de l’esthétique dentaire
nécessite de la couleur et ne se contente pas du noir & blanc (45). Le patient, motivé, ayant compris notre enseignement, s’ implique
mieux dans le traitement en passant de l’état passif à celui d’actif. Dunn et col (45) suggèrent d’imprimer
toujours deux vues de sourire, une avant et une après traitement prothétiques.
Lors d’une consultation, ces copies
peuvent servir de base à la discussion avec le patient et nous permettre
d’évaluer les attentes esthétiques de celui-ci. Ainsi s’il n’est pas
impressionné par les photographies des résultats de nos meilleurs soins
esthétiques, ses espérances sont au dessus de nos capacités voire irréalistes.
En fin de traitement, un jeu de copie avant et après traitement sont données au
patient
Le prothésiste peut ainsi visualiser les
photographies numériques (en couleur et en taille réelle 1 :1 (45)) compressées (pour que
notre correspondant puisse la voir en plein-écran) (98) et envoyées par e-mail sur
un ordinateur. Cela permet de situer le contexte, d’apprécier le tissus
péri-buccaux (lèvres charnues,
volumineuses ou minces) de distinguer la ligne du sourire, la position
des dents ou des restaurations par rapport aux lèvres (45), des particularités
morpho-anatomiques des organes dentaires, sans que le patient ne se déplace au
laboratoire. En effet, alors que le modèle en plâtre n’apporte aucune
information sur les propriétés de réflexion et
de réfraction optique sur la dentine, cet outil permet de communiquer la
forme, les dimensions, la surface anatomique, les nuances d’ombres, les zones
mates et brillantes, l’intensité chromatique de la dent (56). Il faut veiller à
photographier l’organe dentaire avec les échantillons choisis du teintier. On
peut compléter ces informations par un schéma, par le résultat du Shade Eye Ex
de Minolta (98).
Les informations contenues dans le dossier
permettent d’aider un confrère ou un autre acteur de santé impliqué dans le
traitement du patient ou sa reconnaissance (4) dans le cadre d’une
identification post mortem. D’autre part, en cas de besoin d’un avis d’un autre
confrère, il suffit d’envoyer la photographie via Internet et d’en discuter
avec celui-ci, lui-même équipé informatiquement. Aussi, les clichés numériques
peuvent être développés sur diapositives, imprimés sur papier ou incorporés à
des présentations entièrement numériques. 3. Obligations du chirurgien-dentiste : Comme cela a été déjà écrit, il n’existe pas de règle imposant au praticien de tenir un dossier médical. Aucune règle ne décrit le contenu. Toute fois, la responsabilité médicale du praticien et de ses successeurs peut être engagée durant 48 ans au maximum, les dossiers doivent être ainsi conserver trente ans s’il s’agit d’un adulte et ce délai augmenté du nombre d’années séparant les faits de la majorité du patient s’il est mineur (4). La confidentialité des dossiers doit être
assurée : « veiller à la protection contre toutes indiscrétions
des fiches cliniques, des documents et des supports informatiques qu’il peut
détenir ou utiliser concernant des patients» (8) et « préserver la
sécurité des informations, et notamment d’empêcher qu’elles ne soient
déformées, endommagées ou communiquées à des tiers non autorisés» (9). Ainsi la Commission
Nationale de l’Informatique et des Libertés recommande certains dispositifs de
sécurité. Tout fichier informatique nominatif doit être déclaré préalablement à
la CNIL (10). Le patient, ou ses ayants droits, a un droit d’accès
aux informations contenues dans son dossier (11) par l’intermédiaire d’un
praticien mandaté (12) qui ne lui communique que les informations jugées pertinentes. Comme tous éléments constitutifs du dossier, les
clichés doivent être identifiés, datés et accompagnés d’une brève description (45). 4. Statut de l’image numérique Si une image numérique est présentée comme preuve
dans un cas litigieux, il est difficile de déterminer si la photographie a été
falsifiée ou retouchée (45), au même titre qu’une diapositive. Si elle n’est pas
contestée, on peut penser qu’elle est reconnue. S’il s’agit d’identifier pour ses besoins à un moment
donné une photographie numérique, la solution serait de demander à un huissier
de justice de l’imprimer sur papier, ce qui lui donnerait une date certaine !(14). Une loi de juin 2001
reconnaît la signature électronique de la photographie numérique. D’après Dunn, l’avenir est à l’étiquetage
chronologique enregistrée avec chaque prise de vue par des programme (45). De plus, des nouveaux
systèmes de décryptages permettent de repérer la superposition des calques sur
l’image originelle (69). En corollaire, au niveau de la sauvegarde des images
obtenues par système radiographiques numériques, des formats attestant de leurs
authenticités existent : la société Kodak a développé un format Kodak
DNA , l’image originale est enregistrée avec un suffixe *.dna et les
modifications sont enregistrées différemment. Une autre méthode, Secure
Tagged Block, sauvegarde les
fichiers originaux sous *.stb et interdit toutes modifications (101). II. Standardisation des prises de vues La standardisation est indispensable pour obtenir des résultats reproductibles et valides. De plus elle permet d’évaluer un état en minimisant certains paramètres : distance du sujet, position du patient, distorsion des lentilles, éclairage… 1. Paramètres affectant la qualité d’une image numérique Galdino (55) classe ces paramètres en fonction de leur effet, direct ou indirect. Ainsi la qualité de l’objectif et des lentilles additionnelles, la nature et la qualité du viseur, la définition du capteur, la résolution de l’image, le taux de compression et la qualité de celle-ci, la technologie du constructeur (conversion numérique des images et éventuels traitements) agissent directement sur la qualité de l’image finale alors que les conditions lumineuses (éclairage), la mise au point, la profondeur de champ, la température de couleur de la source lumineuse et la qualité d’impression ont un effet indirect. 2. Recommandations en vue d’une standardisation Galdino GM et al. ont émit quelques
recommandations dont (55) :
Aussi Scholz (111) conseille de n’utiliser
qu’une seule lentille 90 ou 105 mm macro afin de standardiser les taux de
grossissement à 1 :1 pour les vues faciales (le photographe se situe à 5
pieds du patient) et à 1 :3 pour les clichés intra-oraux. Malheureusement seuls les
photoscopes haut de gamme type reflex acceptent ce genre d’objectif.
L’adjonction d’un complément optique (à longueur focale prédéterminée) sur les
objectifs des appareils compacts permet
une certaine standardisation, puisque la mise au point sera nette au
point focal, par exemple 13 cm (99). Sandler et Murray (108) rappellent qu’il faudrait
viser avec un verre comprenant une grille - la ligne du milieu se superpose au
plan occlusal pour une vue intra-buccale et au plan de Francfort ou sur la ligne
bipupillaire pour une vue extra-buccale. III. La photographie numérique au cabinet dentaire 1. Recommandations d’hygiène Lors de prises de photographies numériques, les règles d’hygiène sont à respecter en raison d’un risque bas de contamination. Le photoscope peut être sensible aux vaporisateurs des désinfectants de surface dont les gaz peuvent altérer les circuits électroniques, au talc qui peut s’infiltrer dans le boîtier ou l’objectif et à certaines lingettes désinfectantes agressives vis à vis des traitements de surfaces de la lentille frontale de l’objectif (99). 2. Recommandations au niveaux du nombre de prises de vues par patient Alors que l’American Academy of Cosmetic Dentistry préconise de prendre 12 vues par patient (44), Levato (45) recommande de prendre au moins quatre vues par patient en vue de documenter son dossier : une vue de face, une vue de sourire (commissure à commissure) et deux vues occlusales de chaque arcade.Dans le cadre d’une communication avec le prothésiste, trois photographies sont nécessaires pour une reconstitution antérieure : une vue du sourire avant l’anesthésie en taille réelle (1 :1) pour mettre en évidence la position labiale naturelle, une vue du sourire après la préparation de la dent en taille réelle (1 :1) pour apprécier l’espace entre la face occlusale du moignon et la face occlusale de la dent antagoniste, un gros plan (2 :1) de la préparation de la dent humidifiée avec la teinte choisie (45). 3. Différentes prises de vues · Vues extra-orales On distingue les vues de :
· Vues intra-orales On distingue les vues de :
La prise de clichés occlusaux avec un flash ponctuel
lorsque le photographe se situe légèrement à distance entraîne une diminution
des ombres (par une meilleure illumination) mais aussi des pixels, puisqu’il
faudra recadrer l’image pour enlever les pixels indésirables qui représentent
les tissus péri-oraux et les écarteurs. Tourner un peu le photoscope autour de
la cavité buccale peut minimiser certaines ombres (107).
-
But esthétique : visualisation des caractéristiques
morpho-anatomiques d’une dent, du macro-relief dentaire (stries, périkymacies,
lobules…), de la translucidité ou de l’opacité de l’émail (taches de l’émail…),
des surfaces mates ou brillantes, du jeu des ombres et de la lumière. -
Quantification de la plaque dentaire et des surfaces vestibulaires par
analyse d’image numérique (113) : après coloration de la plaque, le patient
est positionné grâce à une têtière de céphalométrie montée sur un cadre aménagé
avec deux flash cobra. Ces deux flashs sont équipés chacun d’un filtre blanc
opaque et d’un polariseur de manière à ce que leur lumière soit polarisée dans
la même direction à 90° du polariseur circulaire fixé sur l’objectif 90 mm. La
position du photoscope est standardisée. Les deux flashs esclaves sont
commandés par un flash cobra, fixé sur le photoscope, masqué par un film exposé
de manière à transmettre seulement le rayon infra-rouge. Des images de une à
deux dents sont prises avec une échelle de 5 mm fixée sur un « bite »
sur lequel le patient mord. Le dos du photoscope doit être parallèle au plan de
l’échelle.. D’après Smith et al., cette méthode est fiable, reproductible (inter et intra opérateur) et sensible. -
Mise en évidence de fissures, fêlures, fractures d’organe dentaire,…
dans le cadre d’un enregistrement de données après un traumatisme, avant tout
soin de restauration (15).
Ludlow
et al. (85)
ont documenté leur étude sur l’efficacité d’un adhésif tissulaire dans la guérison d’aphtes ulcéreux récurrents,
mineurs, en photographiant quotidiennement les aphtes jusqu’à guérison avec une
échelle stérilisable à 2 cm de l’objectif et perpendiculaire au plan focal. Là
aussi, l’utilisation d’images numériques et traitées informatiquement (par des
méthodes métriques) permet d’obtenir
des mesures précises et reproductibles.
D’après Sheen et al. (112), la photographie numérique
est une nouvelle technique qui permet de mettre en évidence de façon précise la
plaque dentaire sur une prothèse amovible dans le cadre du contrôle de la
plaque et de la prévention des candidoses. La plaque est colorée avec une
substance fluorescente et photographiée avec deux flashs UV de type cobra sous
sept différents angles de vues prédéterminés et repérés sur le socle et ainsi
reproductibles).
Le microscope optique est
utilisé en endodontie mais aussi en parodontie, en chirurgie orale et en
dentisterie restauratrice pour de nombreux avantages : ergonomie, posture,
amélioration de la qualité du diagnostic et des soins, accroissement de la
visibilité et d’éclairage, qui facilite
l’usage des photoscopes. Le photoscope peut être relié à un écran de télévision
visible du patient et du praticien. En raison des progrès au niveau de la
sensibilité des capteurs, la lumière issue de la fibre optique du microscope
suffit ; un flash annulaire attaché à la lentille du microscope n’est pas
nécessaire. La balance des blancs du photoscope et la source lumineuse (jaune)
peuvent être calibrées pour optimiser l’exposition. Il faut noter que des vues
de sourire peuvent être capturées à un grossissement de 2X, ainsi que des vues
d’empreintes de silicone mettant en évidence le congé, des vues de trois dents à un grossissement
de 5 X (échelle égale à 1:1), des vues de fêlures à un grossissement de 8 X,
des vues d’un espace inter-dentaire à 12 X, des vues du joint céramique-métal
d’une couronne à 16 X, …(15) En vue d’une motivation à
l’hygiène, le praticien peut disposer d’un microscope équipé d’un photoscope
branché à un écran pour démontrer au patient l’existence et la nature de la
plaque bactérienne. Une étude de Cruz et al. (36), à propos de la numérisation
de vues grossies de 1 :25 à 1 :400 par un photoscope, a mis en
évidence quelques problèmes de qualité de l’image, dus à la luminosité ou au
contraste (20 %), à une différence de couleurs par rapport à l’image originale
(15 %), à un manque de définition et de détails (10 %) et enfin à une absence
global de qualité (6%). 4. Caractéristiques de la photographie macroscopique dentaire
i. Les différents flashs et leur position Différents types de flashs peuvent être utilisés
dans notre pratique, les uns présentant plus d’avantages ou d’inconvénients que
les autres : - Un flash intégré ponctuel, engendre des ombres et
ainsi du relief, par un éclairage plongeant (98). Les ombres peuvent être éviter « artisanalement » (98): en faisant pivoter le corps du Nikon Coolpix 9xx. Comme le flash a une position excentrée et assymétrique (à gauche), si le corps est dans l’alignement de l’objectif, le flash illumine la partie gauche de la cavité buccale alors que s’il pivote de 90°, le centre de la zone à photographier est mieux illuminé mais la position du photographe n’est pas très ergonomique, -
Un
adaptateur en plastique, appelé diffuseur ou diviseur de flash à miroir, détourne la lumière d’un flash intégré
ponctuel pour la rendre plus diffuse et permettre un éclairage homogène des
deux côtés. Cet assemblage se compose de
prismes qui captent la lumière du flash et de miroirs qui l’oriente vers des
sorties au dessus et en dessous de l’objectif. Le diffuseur ne doit pas
masquer la cellule d’analyse de la lumière du flash sinon ce dernier ne serait
opérationnel qu’en mode manuel. Malgré l’usage de diffuseur,
le résultat avec un flash intégré déçoit Sandler et al. : ce flash ne
serait pas toujours assez puissant pour photographier avec une petite ouverture
(f 32) et produirait des ombres sur la quasi totalité de la photographie (107)
. Cet avis
est à relativiser car aucune information concernant le diffuseur n’est précisée
et que l’emploi des diffuseurs actuels est très satisfaisant avec des
ouvertures inférieures à f 8. -
Un
seul flash de type cobra à rotule Ce flash se positionne seul
au dessus de l’objectif sur un sabot ou il peut être associé à un deuxième flash
cobra, ces deux unités étant disposées de part et d’autre de l’objectif. Ce type de flash peut
minimiser les ombres (111), fig 48. Une feuille blanche ou une plaque de plexiglas
découpée en trapèze peut rabattre l’éclair du flash (99). -
Un
flash annulaire, fig 49 : Canon MR-14 EX, Minolta R-1200 AF-N, SunPack auto
DX 12R et DX 8R D macro (adaptable notamment
sur Nikon Coolpix, Canon G2,
Minolta Dimage 7) (122), Yuzo TTL Ring Flash (121). Le flash annulaire est constitué d’un tube annulaire continu, de largeur plus ou moins importante selon le modèle. Par exemple, le SunPak auto DX 12R est le flash annulaire le plus large. Il est nécessaire d’y adjoindre un masque ajouré de deux fentes et de deux trous qui permet d’atténuer l’éclair du flash et d’avoir un effet de relief, le SunPak auto DX 8R, moins large, permet de régler la puissance de l’éclair du flash et de la diminuer jusqu’au soixante-quatrième. Il se déclenche par le sabot de contact ou par l’éclair du flash intégré au photoscope. L’avantage du flash
annulaire est l’absence d’ombre. Ainsi l’image est plate, ce qui est
intéressant en parodontologie par exemple. Mais il est plutôt à éviter pour
photographier un sourire, un rendu esthétique en vue d’une exploitation par le
prothésiste. De plus, les reflets sont nombreux et masquent des caractérisations des dents, et des ronds en rappel
du tube annulaire du flash sont visibles sur la photographie. Les flashs annulaires
composées de 10 diodes ne sont pas
satisfaisants en matière de photographies buccales ; ils sont moins
lumineux et des artéfacts, comme le rappel des diodes, apparaissent sur le
cliché (99). -
Un
flash coaxial : il est constitué de deux (comme les flashs Nikon SB-29s et
Canon) ou quatre tubes discontinus
(Minolta) encadrant l’objectif. Le coffrage en plastique des deux tubes
latéraux peuvent être en forme de croissant de lune inversés comme sur le Nikon
SB-29. Cette discontinuité des tubes
permet d’éviter les reflets et les ronds en rappel du tube annulaire (99). ii. Importance du pré éclair sur les compacts : Comme trois axes optiques
coexistent (objectif, flash et cellule), deux éclairs de flash consécutifs sont
nécessaires pour l’analyse par le capteur (le pré éclair) puis pour la prise de
la vue (l’éclair du flash proprement parlé). Les photoscopes compacts à pré
éclair (Epson, Canon) sont ainsi à préférer dans notre pratique par rapport aux
photoscopes compacts sans pré éclair (Casio, Sony, Nikon) (99). iii. Contrasteurs Pour améliorer le rendu des clichés, on peut insérer une feuille de papier canson noir en bouche ou un contrasteur (plaque d’aluminium noire) (98). 5. Autres utilisations au cabinet dentaire
Un accessoire, le duplicateur de diapositives, est
nécessaire pour numériser les diapositives voire les négatifs. Ce convertisseur,
composé d’une fente avec (par exemple, le duplicateur Nikon (119),ou celui proposé par PTJ
International (122)) ou sans un groupe de lentilles (par exemple, le copieur de
diapositives Happenstance), se visse sur l’objectif.
On peut y glisser un (seulement un film positif 24 x36 mm) ou deux (films
positif et négatif 24 x36 mm) types de supports ; ceux-ci doivent être
nettoyés et exemptes de toute poussière (64). Le photoscope doit être
positionné de façon à ce que l’objectif soit en haut.
-
Généralités. Un zoom optique ou un petit
téléobjectif est préférable pour photographier une radiographie dentaire.
Comme le photographe se place à distance du négatoscope, l’autofocus n’est pas piégé
par une faible distance objectif-radiographie, la profondeur de champ est
augmentée et l’illumination du négatoscope paraît homogène. Les ouvertures
utilisées vont de f3 à f16 pour des vitesses inférieures à 1/50s. La balance
des blancs peut être réglée soit en automatique, soit en lumière tungstène. Un
flash cobra externe peut limiter les
erreurs d’exposition (134). Les images numériques sont capturées en
photographiant la radiographie transilluminée par la technique de la main
levée, en étant débout face au négatoscope ou assis en s’appuyant sur les
coudes (53). -
Limites du négatoscope. Les négatoscopes comprennent
deux tubes fluorescents de 20 W disposés derrière un écran de plastique blanc
opalescent. On discerne trois limites des négatoscopes : illumination
hétérogène, température des couleurs, scintillement et luminosité limitée.
Premièrement, l’homogénéité provenant des deux tubes est bonne mais le centre
du négatoscope est mieux illuminé par la source que ne le sont les coins ;
les radiographies occupant toute la surface du négatoscope présentent une
densité plus basse au niveau périphérique.
Aussi si les parties sombres d’une radiographies sont situées au niveau
de ces coins, la tonalité est abaissée avec en conséquence une image très
contrastée sans aucun détail discernables ni dans les hautes lumières, ni dans
les ombres. Deuxièmement, un tube fluorescent « blanc » de
4000°C contrebalance la dominante bleue des bases de films radiographiques
alors qu’une radiographie numérisée avec un négatoscope à tubes « lumière
du jour » à 6000 °C aura une dominante bleuté. Troisièmement, les tubes
fluorescents scintillent à la fréquence de 50 Hz ; celle-ci peut
interférer lors de la prise de vue à une vitesse inférieure à 1/50 s, surtout s’il
s’agit de radiographies particulièrement claires sur un négatoscope illuminé de
façon maximale. L’exposition n’est pas prévisible, une dominante jaune ou un
effet de bandes peut apparaître. Ainsi, il convient d’ajuster l’illumination du
négatoscope pour avoir des vitesses comprises entre 1/60 et ¼ s, tout en
sachant que plus le temps de pose est allongé, plus le bruit produit par les
composants électroniques du photoscope est important. Un négatoscope à haute fréquence et à haute intensité lumineuse
est préférable. L’utilisation d’un flash cobra externe est aussi préconisé afin
de bénéficier de temps de pose courts entraînant une profondeur de champ
correcte. Il existe des négatoscopes comprenant un flash cobra externe (134). -
Numérisation de clichés IRM et de scanners. La différence de contraste
est très importante pour ce type de clichés qui nécessite toute l’ échelle des
gris. Comme leur bordure est noire, il faut veiller à ce que l’automatisme de
la cellule ne surexpose pas le cliché photographique. De plus la différence de
contraste de la radiographie dépasse souvent celui du photoscope ; pour
éviter ceci, soit un filtre bleu (Cokin bleu +2, [80 A]) est vissé sur
l’objectif pour diminuer la latitude du photoscope, soit un film radiographique
développé mais non exposé est placé sous la radiographie de manière à
ce que la dominante bleue du support radiographique sert de filtre.
Effectivement un filtre bleu entraîne un exposition neutre des verts, une
surexposition des bleus et une sous-exposition des rouges. Ces trois couleurs
combinées vont produire une image avec une densité élevée et donc des niveaux
de gris importants. La filtration des couleurs est à éviter pour des
radiographies peu contrastées puisque avec une balance de couleur neutre,
l’image aura un contraste meilleur (134). -
Numérisation des radiographies. L’automatisme produit
souvent des vues avec une forte clarté centrale, avec des tons gris moyen,
entourée de zones sous-exposées pour des radiographies (134) de type thorax (ces
radiographies ont une faible résolution, une échelle de gris peu étendue par
rapport aux radiographies intra-orales (75)). Là aussi, il faut ajuster
l’intensité lumineuse du négatoscope et peut être utiliser une filtration
bleue. Pour un résultat optimal, des masques, dont la forme correspond aux
zones qui nécessitent d’être assombries, sont à découper dans un film
radiographique gris clair et à disposer en dessous de la radiographie (134). Bien que des photoscopes de moyenne gamme satisfont Sistrom et Gay pour capturer des images issues de radiographies médicales (mammographies, artériographies, scanners…) à des fins éducatives, de publication et de tirage de diapositives (113), il ne faut pas perdre à l’esprit que les radiographies rétro-alvéolaires sont bien plus complexes. En effet, les radiographies intra-orales, contrairement aux autres radiographies, ont une résolution extrêmement élevée, une haute fréquence spatiale (jonction entre un matériau de restauration et les structures dentaires) avec de petits et fins détails et ainsi des informations importantes pour établir un diagnostic (75). D’après Hutchinson et al. (70), les images de radiographies sont « faciles à photographier » : la radiographie est placée sur le négatoscope et le photoscope est ajusté de façon à ce que l’image de la radiographie remplisse tout l’écran LCD. Les différents flashs et diffuseurs utilisés en dentisterie et orthodontie :
Description d’un troisième
type de diffuseur (127) Ce
diffuseur, qui libère la cellule du flash (deuxième petit rond inférieur à
gauche du flash), pose un problème de finition (99). Problème du flash ponctuel intégré : pivotement du corps du Nikon Coolpix 9xx pour minimiser les ombres Numérisation de diapositives Dispositif Nikon pour Coolpix 9xx, Dispositif Happenstance pour Coolpix 9xx composé de deux rectangles de plastique reliés entre eux par quatre tige d’acier. L’un des rectangle est percé d’un trou pour y attacher l’objectif et l’autre rectangle comprend un dispositif pour y glisser une diapositive et se comporte comme un diffuseur de lumière en utilisant comme source lumineuse la lumière du jour ou celle d’une lampe (par exemple : une lampe halogène 200 W de bureau). | |||||||||